Strap-On Motel inaugure un nouveau genre dans la pornographie lesbienne: porno romantique, hypnotique et moite comme une nuit de fièvre dans un hôtel de L.A.
Une autoroute de L.A. sombre et moite. Les motels et les bars à filles se succèdent au fil des pas de London, jeune strip-teaseuse aux faux airs d’Angelina Jolie dans Foxfire (1996). La jolie brunette se remémore alors une folle nuit de sexe passée dans les bras de Dylan, blonde peroxydée et sauvage, dans un de ces motels routiers glauques. Les flash-back torrides s’enchaînent, au rythme de chants religieux du Moyen-âge (il fallait oser), sans un mot des actrices, tout au plus des gémissements électrisants. Après The black glove et les lesbiennes fétichistes du sextoys, les adeptes du skateboard dans Skateboard Kink Freak et le bondage avec Silken Sleeves, Maria Beatty, reine incontestée des films SM et fétichistes, revient avec un film plus «soft» mais toujours aussi esthétique et maîtrisée. Tout le talent de la réalisatrice (sans doute la plus grande réaliste américaine de pornos lesbiens) réside dans le fait de capturer l’alchimie et le désir palpable entre ses actrices charismatiques. Pas de mièvrerie entre filles, mais pas de brutalité non plus. Un film cohérent, adouci cette fois par une narration feutrée. Sensuel, animal, hypnotique…Marjorie Marcillac
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De milanroman
Il n'y a pas de meilleure, mais Maria Beatty fait des films ambitieux.