Pour la première fois dans le monde, un musée présente ses collections au féminin. Cette nouvelle présentation des collections du Musée national d’art moderne est entièrement consacrée aux artistes-femmes de notre temps. Elle s’appuie sur la première collection européenne d’art moderne et contemporain, l’une des deux premières au monde. C’est l’occasion pour l’institution d’affirmer avec force son engagement auprès des artistes femmes, toutes disciplines confondues, de toutes les nationalités, et de remettre les créatrices au centre de l’histoire de l’art moderne et contemporain du XXème et du XXIème siècle. Après Big Bang en 2005 et le Mouvement des Images en 2006-2007, elles@centrepompidou est la troisième présentation thématique des collections du Musée national d’art moderne.
Programmation mai - juin 2009
UN DIMANCHE, UNE ŒUVRE - CONFÉRENCES
DIMANCHE 7 JUIN, 11H30, PETITE SALLE
4,50 euros, TARIF RÉDUIT 3,50 euros, GRATUIT AVEC LE LAISSEZ-PASSER
ELISABETH BALLET
LEICA, 2004
Dialogue entre Elisabeth Ballet et Elisabeth Lebovici, critique d’art « Associer instantanément un lieu et une forme à une image : le couloir comme espace de transition combiné à la vitesse d’une action. Un lieu, une forme, une représentation visuelle : le clic-clac de l’image en mouvement saisie dans l’instant, le design historique du Leica, l’appareil photo arrondi aux deux extrémités, le vert du pictogramme de sortie de secours, le plexiglas transparent pour enregistrer le réel et tout voir, un capot allongé pour provoquer une accélération. La sculpture, ne contient rien, elle soustrait une partie de la salle au déplacement, elle pense et agit en même temps. On est projeté en un instant ailleurs, maintenu à distance, dans une déambulation mentale. » Ainsi Elisabeth Ballet énonce-t-elle Leica : mais cet énoncé descriptif est peut-être, par extension, un prototype pour la sculpture, plus précisément pour sa sculpture. C'est ce dont il sera, notamment, question dans le dialogue entre l'artiste et la critique Elisabeth Lebovici : du fabriquer et du faire, du temps pour Les Idées, du temps des Lazy Days (autres titres d'œuvres de l'artiste) ; ou encore, de ce qu'on parcourt lorsqu'on tourne en rond.
MERCREDI 27 MAI, 19H30, REVUES PARLÉES, PETITE SALLE
ENTRÉE LIBRE DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES
CYCLE : SELON AVITAL RONELL
TROUBLES DANS LE GENRE
Avec Judith Butler et Avital Ronell
Avital Ronell fait partie de ceux qui ont donné à la French Theory ses lettres de noblesse outre-atlantique. L’originalité et la diversité de ses objets d’étude sont impressionnantes. Le téléphone, le sida, les fantômes, les drogues, la bêtise, autant d’objets qu’elle traque dans de nombreux textes dont elle examine non seulement la substance mais aussi les conditions de production, y compris physiques. « J’enquête sur le terrain où la psyché rencontre le soma, sur les surfaces où le corps d’emprunt imprime sa souffrance, aissant dans son sillage un texte que personne ne peut s’approprier ». Le philosophe n’est pas un pur esprit. Avital Ronell prend en compte ses somatisations, ses crises de nerfs, ses perturbations menstruelles. C’est une femme qui écrit, refusant le refus du corps, constitutif de la tradition philosophique occidentale essentiellement masculine. Parmi ses ouvrages, sont disponibles en traduction française : Telephone Book (Bayard), Stupidity (Stock), Addict (Bayard), The Test Drive (Stock). Judith Butler enseigne la rhétorique et la littérature comparée à l’université de Californie à Berkeley. Elle est une des figures fondatrices des Gender Studies et de la Queer Theory. Dans ses travaux elle cherche à construire une politique critique des normes qui ne présuppose pas une identité stable et immuable. Parmi ses livres traduits en français : Trouble dans le genre – le féminisme et la subversion de l’identité (La Découverte), Le Pouvoir des mots (Éd. Amsterdam), La Vie psychique du pouvoir (Léo Scheer), Antigone, la parenté entre vie et mort (Epel) et le recueil d’entretiens Humain, inhumain : le travail critique des normes (Amsterdam).
CYCLE FILM
Le cinéma du Musée propose un cycle consacré à l’œuvre de femmes cinéastes qui ont marqué l’histoire des images en mouvement. Durant ce cycle, poursuivi à la rentrée 2009, la figure historique de l’Écossaise Margaret Tait, cinéaste et poète, rencontrera celle, performative et militante, de la Guatémaltèque Regina José Galindo dans un programme présenté par le collectif du Peuple qui manque. Une séance consacrée à la plasticienne Rosalind Nashashibi ouvrira le cycle en sa présence le 10 juin.
MERCREDI 17 JUIN, 19H, CINÉMA 2
6 euros, TARIF RÉDUIT 4 euros, GRATUIT AVEC LE LAISSEZ-PASSER DANS LA LIMITE DES PLACES RÉSERVÉES
(SINON 4 euros)
ART-ACTION FÉMINISTE
Vidéo performance féministe contemporaine en Amérique latine.
¿ QUIEN PUEDE BORRAR LAS HUELLAS ?, de Regina José Galindo, 2003, 2’, couleur, sonore
MIENTRAS, ELLOS SIGUEN LIBRES de Regina José Galindo, 2007, 2’, couleur, sonore
PERRA de Regina José Galindo, 2005, 5’, couleur, sonore
DEFORMACIÓN # 33 de Sandra Monterroso, 2007, 5’, couleur, sonore
BORDERLINE de María Adela Díaz, 2005, 2’, couleur, sonore
ACCIONES – CREANDO MUJERES de Mujeres creando (sélection), 2001, 24’, couleur, sonore., vost
MAMA NO ME LO DIJO de Mujeres creando & María Galindo(sélection), 2003, 30’, coul, son, vost
JEUDI 4 JUIN, 20H, CINÉMA 2
6 euros, TARIF RÉDUIT 4 euros, GRATUIT AVEC LE LAISSEZ-PASSER DANS LA LIMITE DES PLACES RÉSERVÉES
(SINON 4 ¤)
AUTOUR DE LOÏE FULLER, 2008, 10’, montage : Cinémathèque de la danse
« Fée de la lumière », muse des poètes symbolistes, représentante d’une modernité chorégraphique dépassant les frontières entre les genres, mais aussi exemple, rare pour l’époque, d’une femme artiste décidée à réaliser son projet, Loïe Fuller (1862-1928) s’est imposée comme l’une des artistes les plus représentatives de la Belle Époque. Elle perfectionnera les principes de la Danse serpentine entre 1891 et 1892.
ISADORA DUNCAN, JE N’AI FAIT QUE DANSER MA VIE d’Elisabeth Kapnist, écrit avec Christian Dumais-Lvowski, 2007, 58’
Représentante de la « danse libre », Isadora Duncan (1877 -1927) est une figure emblématique de la modernité. Pour Duncan, danser et vivre se confondaient : révolutionnaire dans son art, elle le fut aussi dans sa vie et dans ses engagements, en faveur de l’émancipation des femmes ou de la révolution russe notamment. Ce documentaire retrace sa vie et son destin tragique à l’aide d’archives, d’entretiens avec les danseurs et chorégraphes Bill T. Jones, Carolyn Carlson, Boris Charmatz, Kathleen Quinlan et Elisabeth Schwartz, et de pièces dansées par ceux-ci.
Place Georges Pompidou
75004 Paris
01 44 78 12 33
A partir du 17 septembre
Du 25 mars au 26 mars
Du 20 février au 23 mai
Du 27 février au 25 avril
Du 17 mars au 23 mars
Du 17 mars au 31 mars
Du 10 février au 09 mai
Le 23 mars
Du 08 mars au 31 mai
Du 23 mars au 27 mars
Du 03 février au 28 juin
Du 03 décembre au 02 mai
Du 10 décembre au 16 mai
Du 03 février au 04 avril
Du 11 mars au 29 août
Du 10 mars au 31 mars
Du 08 mars au 31 mai
Du 25 mars au 16 avril





