Un gay et une lesbienne héros des Emmy Awards
Les Emmy Awards 2009, qui récompensent le meilleur de la télé US, étaient animés hier soir par l'acteur gay Neil Patrick Harris. La statuette attribuée à l'actrice lesbienne Cherry Jones a achevé d'en faire un show très gay friendly. Récit de la soirée.
A noter: les Emmys seront diffusés en français ce soir à 20h40 sur Série Club.

Neil Patrick Harris arrivant à la cérémonie des Emmys, au bras de son compagnon David Burtka.
Le meilleur de la télévision américaine était à l'honneur hier soir, 20 septembre, pour la cérémonie des Emmy Awards 2009. Et avec l'hôte Neil Patrick Harris, l'acteur gay qui joue le Casanova (hétéro) de How I Met Your Mother, la soirée ne pouvait être que gay friendly. Cet habitué des scènes de Broadway n'a pas manqué d'ouvrir le show avec un numéro de chant réussi, intitulé Put Down the Remote (Posez la télécommande):
Hélas, Neil Patrick Harris n'a pas obtenu l'Emmy du meilleur second rôle comique, pour son rôle dans How I Met Your Mother. C'est Jon Cryer, partenaire plutôt ringard de Charlie Sheen dans Mon oncle Charlie, qui est reparti avec la statuette.
Cherry Jones, femme de fer de «24 heures chrono»
En revanche, les LGBT peuvent saluer la victoire d'une des leurs: Cherry Jones, qui incarne avec classe et aplomb la Présidente américaine (si, si!) dans la nouvelle saison de 24 heures chrono, a remporté l'Emmy de la meilleure second rôle dans une série dramatique.
L'actrice de 52 ans n'a jamais caché son homosexualité. En 1995, déjà, en remportant son premier Tony Award, elle a remercié sa compagne d'alors. Et en 2005, à nouveau aux Tony Awards, elle a remercié «Laura Wingfield», le personnage de La Ménagerie de verre (de Tennesse Williams) qu'incarnait sur scène sa partenaire, Sarah Paulson. Depuis, elles sont apparues souvent ensemble publiquement… mais pas hier soir. On n'a donc pas eu droit au petit bisou de la victoire! On peut en revanche voir le moment où Mrs Jones et Mrs Paulson rendaient officielle leur liaison, en acceptant une interview à l'occasion d'une soirée dédiée aux femmes du centre LGBT de New York:
«30 Rock», superstar de la comédie
Le reste de la soirée, s'il n'a pas célébré d'autre personnalité ouvertement homo, a vu le triomphe de deux séries gay-friendly. Dans la catégorie comédie, pour la troisième année consécutive, 30 Rock était la star de la soirée. Cette série ne comprend aucun personnage principal gay mais préfère multiplier les références et les clins d'œil de connivence avec les gays (elle a ainsi été qualifiée de «post gay» par un critique). Elle raconte les aventures d'une auteure très rationnelle mais névrosée (Tina Fey, créatrice de la série et considérée par les lesbiennes US comme une icône, lire notre article) dans les coulisses d'une émission de télé, avec des personnages secondaires qui sont, eux, complètement délirants.
Côté prix d'interprétation, l'acteur démocrate et pro-droits LGBT Alec Baldwin, qui joue dans 30 Rock un directeur des programmes très républicain, remporte pour la seconde fois consécutive la statuette du meilleur acteur comique. Mais Tina Fey elle-même n'a pas, cette fois, remporté le prix de la meilleure actrice. Elle a été doublée sur ce terrain par l'arrivée remarquée de Toni Collette (Muriel, la maman de Little Miss Sunshine) à la télévision. Dans The United States of Tara (bientôt sur Canal+), elle incarne une maman souffrant de personnalités multiples… l'une d'elles, un mec très macho et homophobe, va d'ailleurs se confronter à l'homosexualité du (vrai) fils du personnage, un jeune garçon plutôt à l'aise avec son homosexualité.
«Mad Men» meilleure série dramatique
Du côté des dramas, même si True Blood, la série de vampires chouchou de la rédaction de TÊTU est repartie bredouille (snif), il faut saluer le triomphe, pour la deuxième année consécutive, de Mad Men, sur un groupe de publicitaires dans les années 60. Une récompense (malgré tout) méritée, et qui intervient quelques semaines après qu'une scène de baiser gay ait attiré les foudres d'un groupe conservateur (lire notre article).
A noter aussi, le prix de la meilleure actrice dramatique attribué à Glenn Close, qui joue une impitoyable avocate dans Damages, et celui du meilleur second rôle pour Michael Emerson, qui nous a bien troublé dans Lost en interprétant un Ben, antihéros impénétrable et inquiétant.
Enfin, pour les plus anglophones d'entre vous, voici l'autre grand moment de Neil Patrick Harris en tant que host de la soirée: une reprise de son personne dans Dr Horrible Sing-Along Blog, une websérie hilarante dans laquelle il interprète un méchant de comics attendrissant…




















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De brodya35
pas une ligne ni même un mot sur Bryan Cranston (le père dans malcolm) qui a juste été sacré MEILLEUR ACTEUR dans une série dramatique!!! Non, sa ne mérite pas une ligne... Une série n'est pas bonne car il y a des gay!