Mercredi: un film culte, «La Vierge des tueurs»
Cette virée hyperréaliste dans une Colombie ultra violente n'empêche pas le romanesque. Une histoire d'amour fou entre un sexagenaire et un ado a été comparé par certains aux oeuvres de Douglas Sirk et Jean Genet. A voir.

Après trente ans d'absence, l'écrivain Fernando Vallejo revient à Medellin, la ville colombienne où il a grandi. Mais entre-temps, celle-ci a bien changé. Violente, elle est gangrenée par le trafic de cocaïne. Dans un bordel de garcons, il rencontre Alexis, qui a seize ans. Ado pauvre, il tue sur commande...
Présenté à la Mostra de Venise en 2000, ce film est signé par un virtuose: Barbet Schroeder. Sa caméra clinique et lyrique à la fois font de ce film un étrange poème. Il y brasse la mort, le sexe, le désordre, le deuil, la foi, sur fond de passion troublante qui ignore les âges et les régles. Sûrement pas un film facile, mais une oeuvre qu'un Pasolini aurait pu signer.
La Vierge des tueurs, mercredi 29 juillet, à 20h40, sur Ciné Cinéma Club. Réalisé par Barbet Schroeder, avec: Germán Jaramillo, Anderson Ballesteros, Juan David Restrepo, Manuel Busquets.
Genre: drame. Durée: 1h38. Année de production: 2000.
Photo: DR.












0
De J_P_M
Un chef-d’œuvre ! Ne le ratez surtout pas ! Le contenu du livre a été un peu atténué (une centaine de meurtres commis par le garçon, le film les ramène à huit, je crois).