Mardi: «Ceux qui m'aiment prendront le train», un Chéreau aux trois César
Balayant ici le genre du drame choral, Patrice Chereau ausculte le deuil et la famille en faisant d'un couple homosexuel et d'un travesti les points de référence d'un film riche et puissant.
A 70 ans, un peintre homosexuel (Jean-Louis Trintignant) décède. L'une de ses dernières volontés était d'être inhumé à Limoges, berceau de sa famille. C'est donc là que ses copains et ses amants se retrouvent pour un dernier hommage. Dès le départ en gare d'Austerlitz, des relations particulières vont se dévoiler ou se tisser : tandis que le couple de Claire et Jean-Marie s'effiloche, un coup de foudre réunit Louis et Bruno....
Patrice Chéreau signe ici un grand film choral ou il brasse un large spectre de sentiments. Et là ou beaucoup auraient confondu «émotion» et «pathos», il crée une atmosphère particulière mais jamais étouffante, avec un fond musical plutôt étonnant -on passe des Doors à Catherine Lara-, sans pour autant tomber dans la facilité, surtout quand il aborde l'homosexualité, la drogue ou les travestis. Du casting soigné émerge un Vincent Perez étonnant, Frédéric devenu Viviane, qui se rêve en boulangère...Le film remporta trois César.
Un film de Patrice Chéreau avec Jean-Louis Trintignant, Charles Berling et Pascal Greggory.Drame Durée : 2h 3min. Année de production : 1997.
Mardi à 20 h 40 sur Cinécinéma Club.


















De Sébcémoua
Un de mes films préférés. Absolument magnifique avec une BO aussi surprenante qu' opportune.