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Interview: Clément Hervieu-Léger joue une sublime trans, ce dimanche sur France 2

Par Louis Maury samedi 15 août 2009, à 19h22 | 4978 vues
Plus de: télévision, séries TV, polar, transsexualité, France 2

Dans «La Reine des connes», ce dimanche soir sur France 2, Clément Hervieu-Léger joue magnifiquement une transsexuelle. Il répond aux questions de TÊTU.

Clément Hervieu-Leger

Dimanche soir, à 22h55, un vent troublant va souffler sur France 2. La Reine des connes, mis en scène par Guillaume Nicloux, un nouveau chapitre de l'excellente collection télévisée Suite Noire, va être diffusé (voir un extrait sur le site de France 2). Son héros: un homme, Emmanuel, décidé à se faire opérer pour devenir la femme qu'il a toujours voulu être. Et qui va tout faire pour réunir les fonds nécessaires. Et trouver son identité. Un vrai polar avec ses gueules, son ambiance, ses dialogues et une révélation: l'acteur Clément Hervieu-Léger dans le rôle de Emma, Emmanuel qui se rêve en Emmanuelle. On n'a pas trop l'habitude de ce type de héros héroïne dans une fiction française. Et dans l'univers du polar, de surcroît! Ce qui nous a donné envie de rencontrer celui qui incarne Emmanuel(le), avec une intelligence et une fébrilité rare.

TÊTU: Comment vous êtes-vous retrouvé dans ce film de la collection Suite Noire?
Clément Hervieu-Léger: Je ne sais pas trop. J'ai rencontré Guillaume Nicloux (le réalisateur) dans un café à Bastille. Il m'a parlé très clairement du projet en me laissant le scénario. J'ai été approché plusieurs fois pour des rôles de travestis, mais j'avais décliné. Le travestissement en tant qu'acteur n'était pas quelque chose que je recherchais particulièrement. Si j'ai dit oui ici, c'est que j'ai aimé la façon dont Guillaume me parlait du personnage. Je ne voulais pas être caricatural. Il m'a dit: «On ne fait pas un film sur un transsexuel, mais un film noir dont le personnage principal est un transsexuel». Cette phrase a été décisive et je me suis attaché au personnage dans son entier. On n'était jamais dans une vision voyeuriste de ce que pourrait être la vie d'un transsexuel. Le personnage a été beaucoup construit dans les interstices, pendant les essayages de coiffure, de maquillage, de costumes. En phase avec Guillaume. Ce fut un tournage rêvé. L'équipe m'a porté car ce fut éprouvant.

Comment vous présenteriez-vous à ceux qui ne vous connaissent pas?

J'ai 32 ans et je suis pensionnaire de la Comédie française depuis 2005. Je n'ai pas fait le Conservatoire, ce qui est assez rare au Français. J'ai commencé à travailler très tôt. J'ai fait un peu de cinéma et de télé avant. J'ai travaillé avec Catherine Corsini dans La Répétition et avec Patrice Chéreau dans Gabrielle. Ensuite, la Comédie française et l'opéra m'ont accaparé. J'ai travaillé pas mal avec Chéreau sur la dramaturgie d'opéra.

Vous avez conscience que l'on est troublé par vous dans ce rôle, tant par votre présence que par votre voix...

Tant mieux, je ne m'en rends pas compte (sourire). Ce que j'espère, c'est que l'on s'attache à Emmanuel pour de bonnes raisons. Que l'on regarde l'être. Et pas autre chose. On n'a pas l'habitude de voir des personnages de trans. Et si on en voit, ce n'est pas cela. C'était important pour moi qu'Emma soit une jeune femme de son temps, séduisante, avec ses doutes, ses manies et ses angoisses. J'ai accepté d'aller chercher la part féminine qui est en moi, une part que je n'ai pas l'habitude de mettre en avant... Et ne pas la construire. Cela peut être angoissant et vertigineux...

Ce rôle va marquer. Vous n'avez pas peur d'être désormais «étiqueté»?

J'y ai pensé, mais pas longtemps. J'ai joué un transsexuel une fois et je ne le referai pas. J'ai la chance d'être pensionnaire de la Comédie-Française. Mon port d'attache, c'est le théâtre. Mais ce film m'a donné envie de retourner.

Quels sont vos projets?

Je serai bientôt dans Les Affaires sont les affaires d'Octave Mirbeau au Théâtre du Vieux Colombier, à Paris.

Propos recueillis par Louis Maury

Photo: France 2.

La Reine des connes, France 2, le 16 août, épisode 7, saison 1, à 22h50.
Réalisé par Guillaume Nicloux.
Avec: Clément Hervieu-Léger (Emmanuel Siprien), Yves Verhoeven (Pierre) Pascal Bongard (Milo).
Genre: série de suspense.
Durée: 1 heure.
Année de production: 2009.

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20 réactions de la communauté

 
GouineMum

De GouineMum

Le 15 août à 23h32

Je n'arrive à lire l'extrait du film sur aucun de mes navigateurs, ça en dit long sur la compétence technique des webmasters de France 2...

Mais il y a plus grave : b* de m*, quand est-ce que Tëtu comprendra enfin qu'il s'agit là d'un_e_ transsexuel_le_ (ou plutôt d'une femme transgenre, ou transsexuée, en termes tout à fait exacts), et non pas d'"un transsexuel" ? On parle d'une femme trans' au féminin, car elle n'est pas un homme ! ("un trans'" se dit uniquement pour les femelle-vers-homme) Le génital ne fait ni l'homme ni la femme, les trans' en sont justement la preuve vivante. Et le moindre des respects est de parler d'une personne trans' en employant le genre grammatical qui correspond à son genre exprimé (oseriez-vous parler à une personne noire de peau comme si elle était blanche, ou vice-versa ?...) Combien de fois nous vous l'avons dit, combien de fois encore faudra-t-il vous le répéter ? Vous me faites croire que la transphobie la plus obtuse règne en maîtresse chez Têtu. Et c'est grave.

Mais il y a encore plus grave, cette fois-ci de la responsabilité du réalisateur, Guillaume Nicloux : une fois de plus, pour la énième fois, on choisit un homme, cisgenre, pour jouer une trans', comme s'il n'y avait pas nombre d'actrices trans' sur le marché, et qui sauraient jouer ce rôle à la perfection (notez que je comprends très bien le challenge artistique que ce rôle peut représenter pour un acteur homme cisgenre, et que je ne prétends pas que Clément Hervieu-Léger le joue mal, je n'ai pas vu le film ; mais là n'est pas la question). Quand est-ce que les media et les Arts arrêteront enfin de parler à la place des trans', comme si c'était normal ? Sommes-nous, les trans' (oui, j'en suis et j'y reste) quantité tellement négligeable qu'on croit pouvoir nous faire taire, rendre invisibles et mettre sous tutelle comme si nous étions incapables de parler pour nous-mêmes ? La négation est le propre de la discrimination. Nous sommes tout de même au bas mot un pour mille de la population française, soit 64000 personnes, très souvent à études supérieures, voire surdiplôméEs, souvent artistes et/ou comédienNEs, très fréquemment au chômage ou au RMI/RSA simplement parce que personne ou presque en France n'embauche unE trans', même qualifiéE, par pure transphobie. Si déjà on nous utilise, pour la xième fois, comme appât à audimat, ce qui nous fait déjà grincer des dents, alors autant nous laisser jouer nos propres rôles, ou pour le moins nous le proposer, non ?

Et il y a aussi la transphobie hallucinante de la présentation du film sur le site de France2, truffée des éternels clichés aberrants sur la transidentité : bien sûr, une trans' MtF (mâle-vers-femme) doit être hétérote (en réalité la majorité ne le sont pas), bien sûr elle doit désirer ardemment une chirurgie génitale (en réalité la plupart n'en veulent pas), bien sûr on parle de "cha,ger de sexe" et de "pénectomie", terme sexiste et transphobe, donc d'ablation du pénis, alors que ça n'a jamais existé : si chirurgie génitale mâle-vers-femelle il y a, on ne change pas de sexe et on n'enlève pas le pénis, on modifie juste la forme et le fonctionnement d'un seul et même organe. C'est du bodyart, pas un certificat de féminité par castration (la femelle n'est d'ailleurs pas un mâle castré...). Mais toute cette ignorance me surprend moins de la part de France2 que de celle de Têtu...

Bref, je trouve que même avant d'avoir pu voir le film ça commence mal. Et j'aimerais bien que mes critiques constructives ci-dessus soient transmises aux personnes à qui elles s'adressent, si Têtu veut bien. Je rêve d'un Têtu (et ça vaut bien sûr aussi pour tous les autres media) où je ne trébucherai plus régulièrement sur ce genre de transphobie, fût-elle par ignorance : il y a vraiment aujourd'hui les moyens de s'informer rapidement et en détail sur la transidentité, quelques clics suffisent.

Pour finir, je recommande, en particulier aux personnes des media, la lecture de "La Transidentité - De l'espace médiatique à l'espace public" de Karine Espineira ( http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=26730 ), vous comprendrez ce qui nous exaspère depuis longemps dans les media. Et si vous voulez approfondir le sujet de la transidentité en général, il existe ce livre, également très recommandable : http://www.lecavalierbleu.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=169

 
hector dumas

De Paul Parant

Le 16 août à 01h01

Bonjour,

Pourriez-vous SVP m'indiquer où, dans la présentation de Tetu, nous aurions parlé de "un transsexuel"? Partout, du titre jusqu'au texte, il est bien marqué, me semble-t-il, "une transsexuelle"!

Si vous réagissez sur des propos du comédien, eh bien qu'on lui pardonne, il n'est pas militant et ne prétend pas l'être...

Quand au rôle donné à un homme... La production lira sans doute votre remarque et je la laisse répondre. Pour la part, je me permettrai de supposer qu'il y a, en matière de fiction, une license artistique qui est une toute autre démarche que celle d'un documentaire...

Et je me permettrai de pousser jusqu'au bout votre logique, et vous demander: si tous les rôles de trans doivent être laissés aux trans, les rôles de lesbiennes, de gays, doivent-ils aussi être laissés uniquement à des lesbiennes ou à des gays? Et pour être un peu piquant, des rôles hétéros ne pourraient donc pas être interprètés par des homos! Absurde, non? ;-)

 
hector dumas

De Ben

Le 16 août à 01h01

La personne qui a écrit l'article a bien utilisé "une transsexuelle", ce sont les parties de l'article qui transcrivent les propos de l'acteur qui utilise "un transsexuel", ça n'est pas le travail d'un journaliste de modifier les réponses qui lui sont fournies ...
:)

 
hector dumas

De Tazman

Le 16 août à 17h57

Certes pour le féminin mais il ne me semble pas avoir rêvé cette phrase :

"Son héros: un homme, Emmanuel, décidé à se faire opérer pour devenir la femme qu'il a toujours voulu être."

S'il s'agit d'une transsexuelle, elle n'a jamais été un homme qu'à travers les yeux de la société. Mais dans son esprit, elle a toujours été, est et sera toujours une femme.

La transition ne permet pas de répondre à une envie, un désir... de passer d'un genre à l'autre pour le simple plaisir. Mais de rétablir l'équilibre entre l'identité de genre, l'identité sexuelle et ce corps dont on se sent jusque là prisonnier.

Ainsi, le personnage principal est une femme du début à l'autre du film... seul son "apparence" change càd la perception que les autres ont d'elle.

PS. Pour lever toute ambiguïté : je ne suis pas trans, j'ai eu la chance de naître avec un corps ayant le même genre/sexe que mon âme.

 
hector dumas

De Tazman

Le 16 août à 18h00

Et je me permettrai de pousser jusqu'au bout votre logique, et vous demander: si tous les rôles de trans doivent être laissés aux trans, les rôles de lesbiennes, de gays, doivent-ils aussi être laissés uniquement à des lesbiennes ou à des gays? Et pour être un peu piquant, des rôles hétéros ne pourraient donc pas être interprètés par des homos! Absurde, non? ;-)

-----------------------------

Dans l'absolu non ... mais cela aurait eu le mérite d'éviter certaines horreurs cinématographiques et théâtrales (dans un sens comme dans l'autre). XD

 
GouineMum

De GouineMum

Le 16 août à 02h18

M. Parant :

C'est tout de même curieux que la "licence artistique" écarte aussi systématiquement les trans' des rôles de trans'. Je n'ai d'ailleurs pas dit que les rôles de trans' doivent toujours être joués par des trans', mais qu'ils devraient l'être (nettement) plus souvent. Que c'est exaspérant de constater qu'une fois de plus ce n'est pas le cas, fiction ou non.

Du reste, votre comparaison ne tient pas, car un vécu trans' n'est pas comparable à un vécu homo (les deux peuvent en outre se cumuler) : les trans' n'ont pas le choix de l'invisibilité, que ce soit dans leur apparence ou dans leurs papiers. Leur outing est forcé et permanent, leur stigmatisation continuelle, et ça change radicalement la donne, aussi quand il s'agit de jouer un tel vécu à l'écran.

 
GouineMum

De GouineMum

Le 16 août à 03h28

P.S. à M. Parant :
Je ne vois pas bien pourquoi les non-militantEs seraient exemptéEs du respect de l'autre. En particulier lorsqu'il s'agit d'un acteur qui compose un rôle existant dans la vie réelle, et qui est donc supposé avoir étudié ce rôle et ce qu'il implique. Pour illustrer par analogie : accepterait-on qu'un acteur blanc de peau jouant un personnage noir de peau (ce qui est déjà assez peu imaginable de nos jours : nous n'en sommes plus au cabarets "Jim Crow" américains) traite son personnage d'épithètes racistes en parlant de lui ? Je ne crois pas. Et ceci qu'il soit militant ou non.

Par ailleurs il y aurait aussi à dire sur l'éternel effet performatif de l'image que donne un rôle composé (l'effet "ah ben oui, les trans' sont comme ça, je l'ai vu à la télé", même quand il s'agit d'une fiction). Mais à défaut d'avoir vu le film dont il est question ici, je préfère à ce sujet renvoyer vers le premier livre que je citais plus haut. Sachez juste que cet effet performatif est réel et empoisonne la vie des trans' depuis des décennies. Parce que nos vies ne sont pas fictives...

 
ZephYruS

De ZephYruS

Le 16 août à 12h00

D'un côté, cet article m'intrigue et me donne très envie de voir ce téléfilm.
D'un autre côté, quand on lit l'argumentaire de GouineMum, c'est quand même sans appel : elle a raison sur toute la ligne, il faudrait au moins arriver à le reconnaitre !

 
clemcloum

De clemcloum

Le 16 août à 13h57

sans vouloir minimiser les difficultés que peuvent rencontrer certaines pour leur transition, il est assez pénible de voir de la transphobie partout. De surcroît une grande partie des personnes MTF (hétéro ou lesbis) se fondent dans la société après leur transition. La stigmatisation n'a donc plus lieu d'être, ce sont ceux et celles qui n'assument pas les conséquences de leur choix qui crient aux méchants qui les oppriment. Ce sont souvent des personnes qui passent mal et qui sont aigries, qui parlent comme des mecs et qui ne font aucun travail sur elles. Désolée d'être dure mais la parole est monopolisée par des énervées qui dissertent sans fin sur le genre et qui brouillent complètement l'image des trans. Rendez-nous Bambi !

Quant au film, il s'agit d'une œuvre d'art qui doit être jugée après vision.

 
hector dumas

De Allicia

Le 16 août à 16h29

Pas d'accord mais pas du tout :)

La grande majorité des trans mtf ne va pas jusqu'à l'opération quoique les statistiques fondamentales manquent pour tout ce qui touche au phénomène transgenre, une partie vit sa vie sous une apparence féminine full time peut importe le degré de passing et même lorsqu'il est bon se retrouve souvent discriminée voir stigmatisée dans sa vie courante (médecin, salaire, avancement, amours ?) à moins qu'il ne s'agisse purement de discrimination misogyne...

Personnellement, je refuse tout autant de me laisser enfermer par une image telle que pouvait la renvoyer Bambi que la représentation d'une trans qu'ont la plupart des gens non-informés.

Le qualificatif "Le Tanssexuel" est aussi paru dans les journaux helvétiques, article court et visiblement rédigé par un(e) incompétent(e) notoire en la matière, incapable de chercher plus d'info sur la toile...

Je serais ravie de voir plus d'acteur/trice trans sur nos écrans, dans des rôles de fiction ; je doute fort que cette présence puisse provoquer autre chose qu'une curiosité malsaine des masses. Je pense néanmoins qu'une actrice trans dans ce type de rôle peut apporter un background plus fouillé et une épaisseur supplémentaire au rôle ; je me réjouis quand même de voir comment un homme peut se débrouiller (ça peut être réussi sous l'angle de la performance artistique) surtout après avoir apprécié le jeu d'une femme (f. Huffmann, transamerica).

Vu sous l'angle du militantisme, ce type de film même s'il ne s'avère pas à la hauteur, ne peut que m'amener à sortir encore plus du placard pour proposer une autre vision sur les trans et les chemins de vie possible qui s'offrent à nous.

 
clemcloum

De clemcloum

Le 16 août à 14h16

suite de mon commentaire (agacé) précédent :

par contre tout à fait d'accord avec GouineMum, dire LE transsexuel est plus que limite.
Je viens de voir un extrait, le travail sur la voix et le physique de l'acteur est impressionnant. Mais la personne qui a écrit les dialogues n'a aucune culture trans, en parlant d'opé et un hôtel 4 étoiles à Bangkok (n'importe quoi).

Bref encore un film qui m'incite à rester dans le placard !

 
Raphounet

De Raphounet

Le 16 août à 14h49

"Pourriez-vous SVP m'indiquer où, dans la présentation de Tetu, nous aurions parlé de "un transsexuel"? Partout, du titre jusqu'au texte, il est bien marqué, me semble-t-il, "une transsexuelle"!

Si vous réagissez sur des propos du comédien, eh bien qu'on lui pardonne, il n'est pas militant et ne prétend pas l'être..."

Et si il s'était agit d'un film mettant en scène un homosexuel, que vous aviez interviewé l'acteur -une personne non militante qui n'aurait de toute évidence rien compris aux problématiques homos- et que celui ci avait utilisé des termes comme "pédé" par exemple pour parler de son personnage? Est-ce que vous auriez aussi vu cela comme un simple manque d'information sur les termes à utiliser (le pauvre, il ne peut pas savoir que c'est péjoratif...), ou est-ce que vous auriez considéré cela comme un manque de respect? Auriez-vous publié les paroles de cet acteur telles quelles?
J'en doute... Je trouve ça un peu facile de dire que la transidentité est mal connue, et que c'est donc complètement normal de publier et de laisser dire des c*********.

 
Raphounet

De Raphounet

Le 16 août à 15h27

"Ce sont souvent des personnes qui passent mal et qui sont aigries, qui parlent comme des mecs et qui ne font aucun travail sur elles."

Je trouve ça complètement déplacé comme propos. Non, on n'est pas touTEs à égalité pour ce qui est de notre passing. C'est vraiment affreux de dire des choses comme ça, sachant que certainEs on plus ou moins de facilités que d'autre à passer.
Et de toute façon, personne n'a le droit de juger de qui peut ou ne peut pas être discriminé !

 
AnDroKtoNe

De AnDroKtoNe

Le 16 août à 20h47

D'accord avec GouineMum et presque touTEs les autres.

Ça me met toujours hors de moi quand je vois que des médias (tels que Têtu, mais pas que....) continuent à perpétuer la transphobie (et tous les racismes en général) ambiante par négligence ou ignorance ou et ce serai pire, par bêtise.

Alors Mordel de Berde faites un effort. Et vous "Mademoiselle" Paul Parant et vos coreligionnaire essayez de réfléchir à ce que vous dites et écrivez. Comme il a été dit, c'est inacceptable d'appeler monsieur (ou IL) une femme et vice-versa...

 
Lauure

De Lauure

Le 17 août à 00h15

En tout cas, le film est sympa, j'ai bien accroché, je ne me rend pas bien compte si il est réaliste ou caricatural, j'avoue, mais on sent que l'acteur est dans son rôle, je l'ai trouvé convainquant et attachant. En plus l'histoire (un peu tirée par les cheveux mais ça passe) est intéressante. Et puis je trouve que ça reste une avancée: un film avec une trans' en personnage principale en deuxième partie sur France2, vous aviez déjà vu ?
C'est vrai que c'est dommage la façon dont l'acteur parle de son personnage mais peut-on vraiment lui reprocher ? Aujourd'hui, objectivement, personne ne parle de la transsexualité alors je ne sais pas vraiment si on peut lui reprocher ses "erreurs transphobes"... c'est bien malheureux.

 
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