Exclu: Le couple de lesbiennes de «Desperate Housewives» parle à TÊTUE!
INTERVIEWS. Il y a un couple de femmes à Wisteria Lane! Dana Delany et Julie Benz, les actrices qui campent ces «Desperate Housewives» amoureuses, se sont confiées à TÊTUE lors du Festival de Télévision de Monte-Carlo.
Et s'il se passait vraiment quelque chose dans l'univers de la télévision mainstream? Et si les personnages lesbiens n'étaient plus un prétexte pour rebooster des séries en mal de second souffle? Et si ces rôles avaient enfin une raison d'être autre que le fameux «quota» de minorités visibles ou l'érotisation à peu de frais à destination des hétéros? C'est en tout cas l'une des questions soulevées par l'arrivée dans Desperate Housewives de Robin Gallagher, la blonde stripteaseuse lesbienne, et de la tournure prise par sa relation avec Katherine Mayfair, l'ancienne amie et rivale de Susan, jusqu'ici labellisée hétéro. Amoureuse, la tournure, donc.
À l'occasion du 50e Festival de Télévision de Monte-Carlo, TÊTUE a rencontré Julie Benz (photo, à gauche) et Dana Delany (à droite), les actrices qui campent Robin et Katherine (lire notre article). Ce qu'elles ont à dire et la façon qu'elles ont de le faire renforce l'impression que cette relation épanouie fait du bien au prime time. Et que l'on a affaire à deux actrices dont le but n'est pas d'épater la galerie.
«Robin est le personnage le plus pur de la série»
«J'ai été très heureuse lorsque j'ai découvert cette intrigue lesbienne dans le scénario, confie ainsi Dana Delany. De nos jours, les rôles pour les femmes sont plus intéressants à la télévision qu'au cinéma.» Que celle qui allait lui donner la réplique, en même temps que ses lèvres et ses bras, soit une vieille copine a, ajoute l'actrice de 54 ans, rendu sa tâche de comédienne encore plus aisée. «Julie (Benz) est super, s'enthousiasme-t-elle. En plus d'être très belle, c'est une excellente actrice, qui sait exactement ce qu'elle fait avec un rôle. Elle était très sûre d'elle quant à la personnalité de Robin et du coup, c'était vraiment facile. Et lorsque nous nous sommes embrassées, cela a été très naturel.»
Robin, la bombe blonde qui chamboule Wisteria Lane, qui est-elle justement? «Quand les gens voient Robin, explique Julie Benz, 38 ans, ils la jugent doublement, d'abord parce qu'elle est stripteaseuse, puis parce qu'elle est lesbienne. Mais c'est le personnage le plus pur de la série! Elle n'a pas de cadavre dans le placard, elle est qui elle dit être, elle a un cœur en or. J'aime la relation qu'elle a avec Katherine parce qu'elle est simple, drôle.»
Un baiser «qui compte»
Cette histoire d'amour entre deux Desperate n'a, on s'en doute, pas manqué de susciter nombre de réactions. «Nous avons effectivement eu des retours différents, même au sein de la communauté LGBT, confirme Julie Benz. Il y en a par exemple qui trouvent que tout est allé un peu trop vite entre elles, et d'un certain côté, je suis d'accord.» Pas de quoi faire oublier toutefois l'aspect clairement sociétal de leur histoire. «Je pense que les scénaristes ont voulu rebondir sur le coming out de la comédienne Meredith Baxter, poursuit-elle, survenu tard dans sa vie, alors qu'elle s'était mariée plusieurs fois et avait eu des enfants. Il s'agissait d'une certaine manière de commenter ce fait de société.»
Ce qui a été fait avec plus de finesse que dans d'autres séries grand public. «Au départ, certaines ont eu peur que nous nous amusions, sur le mode “c'est sexy lorsque deux femmes s'embrassent” et que nous utilisions cette intrigue de cette façon, analyse Dana Delany. Mais il y a eu cette scène où Julie m'embrasse et m'amène à dire, à la fin, que ce baiser comptait, qu'il avait de l'importance.» Une scène qui lui a valu pas mal de messages, dont un qui l'a particulièrement touchée: «J'ai reçu une très belle lettre d'une femme vivant en Pennsylvanie, dans laquelle elle me remerciait parce que, à l'inverse de toutes ces fois où, à l'écran, une lesbienne embrasse une hétéro et que celle-ci dit après coup “j'avais trop bu, je ne savais pas ce que je faisais, tu m'as forcée…”, là, Katherine disait que ça comptait. Cette femme m'a écrit que cela l'avait fait pleurer.»
Bientôt le mariage?
Quel avenir pour Robin et Katherine? Tout dépendra malheureusement de la réussite des pilotes respectifs des deux séries pour lesquelles Julie Benz et Dana Delany viennent d'être débauchées… «Marc Cherry (le créateur) a très vite réagi, explique Dana. Il m'a dit: “Ok, toi et ta petite amie, on va vous envoyer à Paris.” Il paraît que je pourrais en revenir plus sophistiquée…» « Je suis une grande romantique, énonce de son côté Julie Benz, et j'espère qu'après leur séjour à Paris, elles seront encore plus amoureuses, qu'elles seront toujours ensemble, qu'elles voyageront et qu'elles songeront à se marier un jour. J'adorerais qu'il y ait un mariage lesbien dans Desperate Housewives!»
Photos: DR.











LES CHAÃŽNES 














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De Kech
Oui, leur couple qui s'annonçait cliché et pouvait dévier aisément dans le côté " désolé j'étais perdu, je ne sais pas ce qui m'a pris, oublions ça ne comptait pas ! "
D'ailleurs, comme elles le disent justement, ce discours a été énoncé par Katherine, et le baiser fort émouvant et très juste de Robin lui disant qu'elle savait ce qu'elle avait ressenti dans les baisers et les caresses reçus, avec la réaction honnête et touchante de Katherine disant que oui, ça comptait... c'était une très belle scène !
Pour suivre énormément de séries, je trouve que dernièrement l'homosexualité est de mieux en mieux traitée !
Je ne suis pas fan dans Desperate Housewives du couple de voisin, mais le personnage d'Andrew a bien été traité dès le départ, du placard jusqu'à la vie de couple !
Très bon traitement aussi dans Brothers and sisters, et dans United states of Tara !
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De BelgiumBen
bon traitement dans Greek et Skins aussi... mais le must restera toujours queer as folk :)
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De Kech
Queer as folk, de ce que j'en ai vu, y'a plein de choses que je n'ai pas aimé dans le traitement, car tout est toujours négatif, tout tourne toujours au glauque et ou au drame, je trouve qu'il y a une forte stigmatisation de l'homosexualité associée nécessairement avec de la souffrance, et cela m'a tellement dérangé dans ce que j'en ai vu que je n'ai donc pas voulu suivre la série !