Dimanche: Giraudeau vipérin dans «Gouttes d'eau sur pierres brûlantes»
Avec son troisième long métrage, adapté d'une pièce de jeunesse de Rainer Werner Fassbinder, François Ozon parlait une nouvelle fois de sexe, de mort, de désir, de répulsion à travers un huis clos. Avec un extraordinaire Bernard Giraudeau en homo quinqua dandy vipérin et magnétique..

Après Les amants criminels, vision très noire d'une relation à deux, François Ozon plantait l'action de son troisième film dans l'Allemagne des années 70. Une période que l'auteur de Potiche croque décidément très bien. Il met face à face un homme mur séduisant et destructeur (Bernard Giraudeau, ci-dessus à gauche) qui joue au chat et à la souris avec deux victimes consentantes (Malik Zida, ci-dessus, et Ludivine Sagnier). Une relation explosive, acide et souvent drôle.
Au coeur de ce qui va être bientôt un ménage à trois puis à quatre, Giraudeau domine avec maestria. «J'ai proposé ce rôle à plusieurs acteurs connus et Giraudeau fut le seul à ne pas avoir peur du rôle, à ne pas être frileux par rapport à son image. Il a même voulu aller plus loin dans la cruauté du personnage. Les acteurs américains se battraient pour incarner un tel personnage car c'est un rôle à Oscar!» disait Ozon à l'époque. Il a raison. Giraudeau y est incandescent. Malik Zidi, tout de rousseur et de fragilité apparente; Ludivine Sagnier, néo Lolita et la fébrile Anna Thomson l'accompagnent avec talent.
Gouttes d'eau sur pierres brûlantes
Un film de François Ozon avec Bernard Giraudeau, Malik Zidi, Ludivine Sagnier, Anna Thomson. Comédie dramatique. 1 h 30.
A 20 h 40 sur Ciné Cinéma Club
Un extrait:











LES CHAÃŽNES 














0
De Chalion
Film hypnotique, acteurs magnifiques, images sublimes, histoire captivante, mise en scène parfaite... Tous les ingrédients d'un chef-d'oeuvre... François Ozon est vraiment un des meilleurs réalisateurs français de ces 30 dernières années, Malik Zidi est beaucoup trop absent des écrans, Anna Thompson est superbe de retenue, Ludivine Sagnier est incomparable, et Bernard Giraudeau nous manque plus que jamais... Déjà vu plusieurs fois, mais toujours avec le même plaisir... On ne s'en lasse pas ! ^ , ^