«Bobby seul contre tous»: un réquisitoire contre l'homophobie bien placé aux Emmy Awards
Ce magnifique téléfilm, diffusé en avril dernier sur M6 et plébiscité par les Têtunautes, a reçu deux nominations pour ces Oscar de la télé américaine, qui seront remis le 20 septembre.

On s'y attendait, et c'est une belle consécration. Le téléfilm Bobby seul contre tous (Prayers for Bobby en VO) de Russell Mulcahy vient d'être nommé dans la catégorie Meilleur téléfilm; et Sigourney Weaver comme Meilleure actrice dans un téléfilm ou une mini-série aux Emmy Awards.
Diffusé le 24 janvier dernier sur la chaîne Lifetime, cette fiction est inspirée d'une histoire vraie. Celle de Mary Griffith, dont le fils gay se suicida à cause des croyances religieuses de sa mère. L'histoire eut lieu dans les années 1980 et donna naissance à un livre éponyme de Leroy Aarons publié en 1995, qui devint un best seller. Le producteur principal de Prayers for Bobby mit dix ans à obtenir le feu vert d'une chaîne américaine pour que cette adaptation, qui intéressa un temps Susan Sarandon, voie le jour. Le 20 avril dernier, M6 le présenta en France sous le titre Bobby seul contre tous et sa diffusion, entre autres chez les internautes de TÊTU, suscita beaucoup de réactions positives.
Diffusé en direct sur Série Club
A noter que pour le reste des Emmy, on trouve en tête des nominations cette année encore la série comique 30 Rock, en lice pour 22 récompenses, suivie de près par la série dramatique Mad Men avec 16 nominations. La 61e cérémonie des Emmy Awards se déroulera le 20 septembre et sera diffusée en direct sur Série Club.
Le présentateur de la soirée, Neil Patrick Harris, est nommé pour une troisième fois consécutive pour dans How I Met Your Mother dans la catégorie «Meillleur second rôle masculin dans une série comique». Avec de vraies chances, cette fois-ci, de gagner!
En bonus, un extrait de la fin du téléfilm:


















De Reuillois
Diffusé sur M6 avec un doublage assez foireux, mais c'était déjà bien de le programmer. Le téléfilm, quant à lui, n'était pas mauvais, il avait le mérite d'attirer l'attention sur cette histoire vraie et peu connue. Mais il tournait un peu trop au pathos mélodramatique. On l'aime bien Sigourney, c'est sûr, mais là c'était un peu "too much".