VIH, hépatites : enquête sur la santé des gays parisiens
Pour évaluer au mieux le taux de contamination au VIH et des hépatites B et C, l'Institut de veille sanitaire lance une nouvelle enquête sur la capitale.
Afin de mieux connaître la prévalence du VIH chez les gays et bisexuels, l'Institut de veille sanitaire (InVS) vient de lancer une nouvelle enquête. Cette étude, baptisée «Prevagay», est menée en partenariat avec le Syndicat des entreprises gaies (Sneg) et l''Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS), et a reçu le soutien de plusieurs associations (Act Up-Paris, Aides, Le Kiosque et Sida Info Service).
L'objectif: évaluer la prévalence (le taux de contamination) actuelle des infections par le VIH et les virus des hépatites virales B et C chez les gays.
Ainsi, il sera proposé du 28 avril au 6 juin 2009 aux clients d'une dizaine d'établissements volontaires parisiens (bars, saunas, backrooms) d'y participer. Il suffira d'accepter un prélèvement de quelques gouttes de sang (au bout des doigts) et en répondant à un questionnaire sur leurs comportements sexuels. Toutes les informations collectées seront, bien sûr, totalement anonymes.
Les premiers résultats seront disponibles au premier trimestre 2010.
La nouveauté de cette enquête par rapport à de plus anciennes telles que les enquêtes «presse gaie» auxquelles TÊTU a participé, est d'estimer la prévalence par des tests rapides et non plus par du déclaratif. Cette enquête peut être particulièrement utile pour mieux connaître l'état actuel de l'épidémie de VIH et des IST dans la population gay et disposer donc de données plus actuelles que celles issues des déclarations obligatoires de séropositivité.
Plus d'informations sur l'enquête et son déroulement: http://www.prevagay.fr.




















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De vpi79
Pas de recherche des marqueurs de la syphilis dans ce test?
Elle est pourtant en pleine recrudescence en région parisienne et dans l'Ouest de la France (d'autant qu'elle est hautement plus facilement contagieuse que le VIH, et aussi souvent associée aux hépatites, et son développement est très rapide, contrairement au VIH qui est plus difficile à détecter), et pas seulement chez les gays (la fréquence est particulièrement élevée chez les femmes qui fréquentent peu ces établissements, mais sont contaminées par les rapports hétérosexuels). La syphilis est généralement indétectable jusqu'à un stade avancé où peuvent alors apparaitre des lésions visibles sur les muqueuses du sexe et de la bouche, et à ce stade le risque atteint rapidement le système nerveux, ainsi que la vision ou l'ouie qui peuvent se dégrader.
Elle se traite bien par antibiotiques en intramusculaires (mais le traitement est lourd et douloureux pendant plusieurs mois, cela se fait en hospitalisation de jour dans les services d'infectiologie), ou par intraveineuse en hospitalisation complète pour les cas avancés ou en cas de résistance. Elle est très souvent accompagnée de traces d'hépatites B et C.
Le problème avec les hépatites c'est que celles-ci peuvent guérir spontanément sans avoir jamais déclenché de maladie, mais en lassant des marqueurs indélébiles dans les anticorps. Hors avec quelques gouttes de sang, il ne sera pas possible de mesurer le taux de maladie réel (sauf par estimation à partir des statistiques des véritables prélèvements sanguins en milieu hospitalier). Mais seulement d'établir un taux comparatif de prévalence ou d'exposition au VHB ou VHC chez ceux fréquentant les lieux de rencontre gays, par rapport à une population générale mesurée dans le milieu hospitalier ou les lieux de prélèvement de sang.
Il serait utile aussi de distinguer les résultats obtenus dans les bars (ouverts en fait à tout public, où les comportements et pratiques sont assez différentes), de ceux obtenus dans les lieux fermés véritables de "consommation" occasionelle (saunas, backrooms de certaines boites, non accessibles à tout public).
Les saunas et backrooms sont toutefois hautement préférables aux lieux de rencontre "sauvages" où les préservatifs font trop souvent défaut de même que l'hygiène, et les pratiques plus expéditives et plus risquées, de même que cela favorise la multiplicité de partenaires qui ne se connaissent pas (c'est un problème particulièrement en province où les établissements spécialisés font défaut, particulièrement dans les milieux homos, alors que les clubs échangistes hétéros ne sont pas rares du tout).
L'enquête devrait aussi être menée dans les clubs échangistes hétéros, fort nombreux même en province et en milieu rural ou les sous-préfectures, souvent à proximité des bars de nuits et boites. Les taux de contaminations des femmes, relevés en milieu hospitalier (même en province) semblent indiquer que ces clubs (qui sont pratiqués aussi par des bis) sont un vecteur important, et que les mesures de protection y sont moins systématiques que dans les établissements gays.
On constate aussi un certain nombre d'hétéros "curieux" qui pratiquent de temps en temps les établissements gays (mais ne se décident pas toujours à des pratiques gays, mais y vont pour se faire "sucer", puisqu'il "parait" que les gays font ça bien). Ils sont aussi présents dans les clubs hétéros, et on constate qu'ils sont peu adeptes du préservatif à ces occasions (ce qui peut traduire une attitude générale).
Est-ce que les gays sont plus prudents que les hommes hétéros des clubs échangistes? Je ne comprend pas trop pourquoi cette autre population n'est pas étudiée, alors que le résultat se voit finalement chez les femmes qui se font traiter (même si elles ont une vie sexuelle très sage: combien de maris ont rapporté la syphilis ou une hépatite "à la maison" après leurs aventures?).
Note: contrairement aux hépatites qui peuvent guérir spontanément sans déclencher de maladie ni laisser de trace visible, ce n'est pas le cas de la syphilis qui doit être traitée rapidement (elle évolue de façon visible assez vite mais trop tard pour empêcher sa constatation et la dissémination, ce qui pousse quand même à se faire soigner, et rechercher les partenaires dans les 6 derniers mois).
Chez certains toutefois, la syphilis peut rester latente et ne pas se développer pendant longtemps et la recherche de l'origine de contamination échoue (et parfois il n'y a pas eu du tout de rapport pendant ces 6 mois). Savoir à quelle occasion la contamination échoue à la logique car il y a même pu y avori plusieurs tests négatifs entre temps.
Le problème est que la syphilis n'est toujours pas recherchée systématiquement dans les centres de dépistage du sida (qui ne détectent pas non plus toujours les anciennes infections aux hépatites), alors qu'elle témoigne de la même prise de risque.
On se demande si alors quelle est l'efficacité des tests sanguins sur la syphilis (en particulier les méthodes de culture et comptage, ou la sélection des marqueurs si la détection recherche des anticorps non universels, ou leur sélectivité réelle).
C'est une maladie ancienne connue depuis des siècles, qui semble avoir trop de mutations (ce qui peut expliquer la complexité relative de fabrication des sérums pour le traitement qui nécessitent plusieurs semaines de préparation pour en déterminer le "cocktail" ciblé destiné à ce traitement), ainsi que les taux de résistances observés (environ 15% des cas traités malgré l'affinement du ciblage des préparations) qui obligent à reprendre le traitement et passer à des cocktails antibiotiques de composition plus large et plus concentrés mais sur des périodes plus longues (mais plus risqués aussi au plan de la santé publique).
Le problème actuel de la syphilis est justement l'augmentation des résistances aux antibiotiques: le traitement est moins efficace chez ceux qui en abusent pour le moindre rhume ou l'angine, et dont le passé médical a déjà épuisé une gamme large de médicaments. Comme la syphilis se traite aussi avec des dérivés de pénicilline, l'usage des formes adaptées à la syphilis s'en trouve largement diminué. Hors, faire un traitement antibiotique à moitié efficace est pire que de ne pas traiter du tout. On se retrouve donc avec des traitements antibiotiques de plus en plus "massifs" avec de nombreux effets indésirables et le renforcement de résistances futures.
La syphilis, en épuisant le système immunitaire, fait aussi le lit de toutes sortes d'autres infections (IST ou non), en particulier intestinales et respiratoires. Elle s'installe souvent après une autre sensibilisation (notamment les hépatites anciennes, ou avec le VIH où dans ce cas elle peut devenir gravissime, même avec les multithérapies, et évoluer de façon plus rapide que le sida lui-même sous une forme invalidante)