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VIH, hépatites : enquête sur la santé des gays parisiens

Par Emmanuelle Cosse vendredi 17 avril 2009, à 11h10 | 6060 vues
Plus de: sida, hépatite, enquête, InVS, Sneg

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Pour évaluer au mieux le taux de contamination au VIH et des hépatites B et C, l'Institut de veille sanitaire lance une nouvelle enquête sur la capitale.

Afin de mieux connaître la prévalence du VIH chez les gays et bisexuels, l'Institut de veille sanitaire (InVS) vient de lancer une nouvelle enquête. Cette étude, baptisée «Prevagay», est menée en partenariat avec le Syndicat des entreprises gaies (Sneg) et l''Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS), et a reçu le soutien de plusieurs associations (Act Up-Paris, Aides, Le Kiosque et Sida Info Service).

L'objectif: évaluer la prévalence (le taux de contamination) actuelle des infections par le VIH et les virus des hépatites virales B et C chez les gays.

Ainsi, il sera proposé du 28 avril au 6 juin 2009 aux clients d'une dizaine d'établissements volontaires parisiens (bars, saunas, backrooms) d'y participer. Il suffira d'accepter un prélèvement de quelques gouttes de sang (au bout des doigts) et en répondant à un questionnaire sur leurs comportements sexuels. Toutes les informations collectées seront, bien sûr, totalement anonymes.

Les premiers résultats seront disponibles au premier trimestre 2010.

La nouveauté de cette enquête par rapport à de plus anciennes telles que les enquêtes «presse gaie» auxquelles TÊTU a participé, est d'estimer la prévalence par des tests rapides et non plus par du déclaratif. Cette enquête peut être particulièrement utile pour mieux connaître l'état actuel de l'épidémie de VIH et des IST dans la population gay et disposer donc de données plus actuelles que celles issues des déclarations obligatoires de séropositivité.

Plus d'informations sur l'enquête et son déroulement: http://www.prevagay.fr.

Sur le web

  • PREVAGAY

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vpi79

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De vpi79

Le 18 avril à 01h55

Pas de recherche des marqueurs de la syphilis dans ce test?

Elle est pourtant en pleine recrudescence en région parisienne et dans l'Ouest de la France (d'autant qu'elle est hautement plus facilement contagieuse que le VIH, et aussi souvent associée aux hépatites, et son développement est très rapide, contrairement au VIH qui est plus difficile à détecter), et pas seulement chez les gays (la fréquence est particulièrement élevée chez les femmes qui fréquentent peu ces établissements, mais sont contaminées par les rapports hétérosexuels). La syphilis est généralement indétectable jusqu'à un stade avancé où peuvent alors apparaitre des lésions visibles sur les muqueuses du sexe et de la bouche, et à ce stade le risque atteint rapidement le système nerveux, ainsi que la vision ou l'ouie qui peuvent se dégrader.

Elle se traite bien par antibiotiques en intramusculaires (mais le traitement est lourd et douloureux pendant plusieurs mois, cela se fait en hospitalisation de jour dans les services d'infectiologie), ou par intraveineuse en hospitalisation complète pour les cas avancés ou en cas de résistance. Elle est très souvent accompagnée de traces d'hépatites B et C.

Le problème avec les hépatites c'est que celles-ci peuvent guérir spontanément sans avoir jamais déclenché de maladie, mais en lassant des marqueurs indélébiles dans les anticorps. Hors avec quelques gouttes de sang, il ne sera pas possible de mesurer le taux de maladie réel (sauf par estimation à partir des statistiques des véritables prélèvements sanguins en milieu hospitalier). Mais seulement d'établir un taux comparatif de prévalence ou d'exposition au VHB ou VHC chez ceux fréquentant les lieux de rencontre gays, par rapport à une population générale mesurée dans le milieu hospitalier ou les lieux de prélèvement de sang.

Il serait utile aussi de distinguer les résultats obtenus dans les bars (ouverts en fait à tout public, où les comportements et pratiques sont assez différentes), de ceux obtenus dans les lieux fermés véritables de "consommation" occasionelle (saunas, backrooms de certaines boites, non accessibles à tout public).

Les saunas et backrooms sont toutefois hautement préférables aux lieux de rencontre "sauvages" où les préservatifs font trop souvent défaut de même que l'hygiène, et les pratiques plus expéditives et plus risquées, de même que cela favorise la multiplicité de partenaires qui ne se connaissent pas (c'est un problème particulièrement en province où les établissements spécialisés font défaut, particulièrement dans les milieux homos, alors que les clubs échangistes hétéros ne sont pas rares du tout).

L'enquête devrait aussi être menée dans les clubs échangistes hétéros, fort nombreux même en province et en milieu rural ou les sous-préfectures, souvent à proximité des bars de nuits et boites. Les taux de contaminations des femmes, relevés en milieu hospitalier (même en province) semblent indiquer que ces clubs (qui sont pratiqués aussi par des bis) sont un vecteur important, et que les mesures de protection y sont moins systématiques que dans les établissements gays.

On constate aussi un certain nombre d'hétéros "curieux" qui pratiquent de temps en temps les établissements gays (mais ne se décident pas toujours à des pratiques gays, mais y vont pour se faire "sucer", puisqu'il "parait" que les gays font ça bien). Ils sont aussi présents dans les clubs hétéros, et on constate qu'ils sont peu adeptes du préservatif à ces occasions (ce qui peut traduire une attitude générale).

Est-ce que les gays sont plus prudents que les hommes hétéros des clubs échangistes? Je ne comprend pas trop pourquoi cette autre population n'est pas étudiée, alors que le résultat se voit finalement chez les femmes qui se font traiter (même si elles ont une vie sexuelle très sage: combien de maris ont rapporté la syphilis ou une hépatite "à la maison" après leurs aventures?).

Note: contrairement aux hépatites qui peuvent guérir spontanément sans déclencher de maladie ni laisser de trace visible, ce n'est pas le cas de la syphilis qui doit être traitée rapidement (elle évolue de façon visible assez vite mais trop tard pour empêcher sa constatation et la dissémination, ce qui pousse quand même à se faire soigner, et rechercher les partenaires dans les 6 derniers mois).

Chez certains toutefois, la syphilis peut rester latente et ne pas se développer pendant longtemps et la recherche de l'origine de contamination échoue (et parfois il n'y a pas eu du tout de rapport pendant ces 6 mois). Savoir à quelle occasion la contamination échoue à la logique car il y a même pu y avori plusieurs tests négatifs entre temps.

Le problème est que la syphilis n'est toujours pas recherchée systématiquement dans les centres de dépistage du sida (qui ne détectent pas non plus toujours les anciennes infections aux hépatites), alors qu'elle témoigne de la même prise de risque.

On se demande si alors quelle est l'efficacité des tests sanguins sur la syphilis (en particulier les méthodes de culture et comptage, ou la sélection des marqueurs si la détection recherche des anticorps non universels, ou leur sélectivité réelle).

C'est une maladie ancienne connue depuis des siècles, qui semble avoir trop de mutations (ce qui peut expliquer la complexité relative de fabrication des sérums pour le traitement qui nécessitent plusieurs semaines de préparation pour en déterminer le "cocktail" ciblé destiné à ce traitement), ainsi que les taux de résistances observés (environ 15% des cas traités malgré l'affinement du ciblage des préparations) qui obligent à reprendre le traitement et passer à des cocktails antibiotiques de composition plus large et plus concentrés mais sur des périodes plus longues (mais plus risqués aussi au plan de la santé publique).

Le problème actuel de la syphilis est justement l'augmentation des résistances aux antibiotiques: le traitement est moins efficace chez ceux qui en abusent pour le moindre rhume ou l'angine, et dont le passé médical a déjà épuisé une gamme large de médicaments. Comme la syphilis se traite aussi avec des dérivés de pénicilline, l'usage des formes adaptées à la syphilis s'en trouve largement diminué. Hors, faire un traitement antibiotique à moitié efficace est pire que de ne pas traiter du tout. On se retrouve donc avec des traitements antibiotiques de plus en plus "massifs" avec de nombreux effets indésirables et le renforcement de résistances futures.

La syphilis, en épuisant le système immunitaire, fait aussi le lit de toutes sortes d'autres infections (IST ou non), en particulier intestinales et respiratoires. Elle s'installe souvent après une autre sensibilisation (notamment les hépatites anciennes, ou avec le VIH où dans ce cas elle peut devenir gravissime, même avec les multithérapies, et évoluer de façon plus rapide que le sida lui-même sous une forme invalidante)

 
vpi79

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De vpi79

Le 18 avril à 13h14

Concernant les études épidémiologiques, je voudrais souligner un rapport très bien écrit qui expose le problème de la prise de risque sous un autre jour. C'est le fruit d'une étude d'un observateoire belge francophone, avec lequel je suis parfaitement d'accord:

http://centres.fusl.ac.be/OBSERVATOIRE/document/Nouveau_site/documents/pub/2004-article_bareback.pdf

ok il date de 2004, mais il serait intéressant d'en tirer des conclusions: la prévention axée seulement sur le préservatif, et le politiquement correct assimile la prise de risque comme une pratique addictive, comme si la sexualité homo/bisexuelle résultait seulement du même processus que les autres addictions, en culpabilisant les auteurs de pratiques sexuelles comem s'ils voulaient réellement mettre leur vie en danger ou mettre celle des autres en danger.

Le discours actuel, est encore assimilé comme conférant aux rapports sexuels une volonté morbide, qu'un seul caoutchouc rendrait tout à coup acceptable. Le discours omet que dans la sexualité le besoin est naturel et permanent dans toute la vie de l'individu, et que la nature prédispose à justement la recherche de ce plaisir.

Hors rien n'est réellement fait pour positiver cette quête de plaisir, au contraire on cherche à rendre les gays plus exemplaires que le reste de la société qui elle ne se prive pas et les stigmatise trop facilement comme responsables de l'épidémie, alors que même si les gays sont les plus touchés (proportionnellement à leur nombre), ce sont eux qui se sont le plus battus et ont fait le plus d'effort pour sensibiliser le grand public en faveur non seulement de la prévention, mais aussi du dépistage et de l'accès aux soins, ainsi que pour mobiliser les professionnels.

Hors il reste du chemin à faire en matière de prévention: notamment expliquer comment on peut continuer à développer la satisfaction personnelle et une vie sexuelle accomplie meêm dans le cadre d'une prise de risque minimale. Hors on peut constater que si un large effort est fait pour développer une solution autour du caoutchouc, rien n'est vraiment fait pour renormaliser le plaisir qui est à la base de tout comportement sexuel qu'il soit entre partenaires de même sexe ou non. On trouve des aides pour faciliter les prises de conscience des risques, mais pas la façon de développer le plaisir sexuel.

D'autres comportements pourtant sans risque sont possibles:
- faire accepter aussi les pratiques de masturbation
- apprendre aux gays à parler de leurs besoins et leurs envies avec leur partenaires
- développer les autres formes de plaisir, notamment les préliminaires, caresses, ou simplement de tendresse
- développer les formes de vie communautaires et les projets de vie: favoriser les unions, insérer socialement, expliquer aux familles, insérer professionnellement: c'est l'objet de la ragularisation des droits, car on est moins tenté de transgresser si l'homosexualité n'est pas dénigrée ou rabaissée à un comportement addictif ou transgressif.

Cette sexualité ne doit pas être honteuse, et on devrait pouvoir la vivre sereinement, sans avoir à en souffrir aussi socialement, donc à vivre cette sexualité de façon cachée. Dans ce cadre il ne peut être question de traiter encore les comportements sexuels (qui procèdent de besoins naturels et normaux, influencés par une orientation sexuelle qui le plus souvent n'a jamais été choisie mais subie et plus ou moins bien acceptée) comme une prise de drogue, la consommation d'alcool, de tabac ou de produits psychotropes.

Derrière la sexualité il y a aussi la recherche évidente d'amour, d'affection, et de fusion avec un partenaire éprouvant les mêmes aspirations. Et la volonté de batir quelquechose, faire quelquechose de sa vie.

Pour beaucoup une vie entière de privation est vécue comme une petite mort. Il doit être possible d'expliquer aux gays qu'ils peuvent construire un projet de vie dans lequel le préservatif ne s'opposera pas toute la vie comme une barrière ou un interdit. Les solutions existent, déculpabilisent, et responsabilisent: c'est le dépistage dans le cadre de la formation des couples. Cela passe donc par l'acceptation et la reconnaissance de ceux-ci par la société. En vue, l'amour (au sens affectif) est possible, de même qu'une sexualité libérée et consentie librement enconnaissance de cause entre partenaires qui connaissent leur statut et se portent mutuellement confiance et assistance.

Pour les couples hétéros, il existe aussi des aides afin de les aider à se construire une sexualité accomplie. Mais la sexologie en matière homosexuelle reste à construire. On ne trouve nulle part (même sur les meilleurs sites anonymes internet) la façon de trouver plus de plaisir dans des pratiques moins risquées. La pornographie est un plaisir à priori sans danger, mais difficilement partageable, et n'enseigne pas cette quête de plaisir, mais privilégie encore trop la "consommation" immédiate (et les films ne sont pas toujours des enseignements les plus "safe" sur les façons de faire). De plus, ce loisir reste aussi encore un plaisir inavoué et inacceptable socialement, alors qu'il pourrait avoir aussi des vertus éducatives.

Et pourtant, il est évident que certains homos (pas assez nombreux) ont des vies sexuelles bien remplies et accomplies, avec des projets à deux: leur réussite fait envie et peut constituer un modèle puissant qu'il serait souhaitable d'imiter. Ce qui est évident est que s'ils vivent bien leur sexualité c'est que leur projet ne s'est pas construit uniquement sur ça: l'amour, l'affection, la tendresse, le soutien mutuel, les loisirs partagés, la parole et l'écoute mutuelle sont des facteurs importants de stabilité.

 
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De vpi79

Le 18 avril à 14h19

Quelques éléments sur les conditions prévues pour l'enquête:
* elle se déroulera avec une présentation préalable en tête-à-tête avec une personne formée prête à répondre aux questions (on peut espérer que ce sera un médecin ou au minimum un infirmirmier)
* une dizaine d'établissements à Paris, pour collecter 1200 échantillons, soit environ 120 prélèvements par établissement
* les dates et lieux sont secrets jusqu'au jour prévu: vous le saurez une fois sur place
* vous êtes sélectionné parmi un certain nombre de critères à priori représentatifs, jugés sur place par les enquêteurs qui se sont informés au départ sur le type de clients et les classes d'age, mais pas sur des critères sociaux à priori non quantifiables: ces questions seront abordées dans le questionnaire anonyme.
* on ne vous demande pas votre nom, vous ne signez rien.
* on vous remet le matériel de prélèvement stérile à usage unique, on vous explique comment l'utiliser, le prélèvement ne dure que quelques secondes
* on vous remet deux lettres: la lettre d'information que vous devez lire avant l'entretien et la remise du kit, et une seconde numérotée sur laquelle vous n'avez q'à cocher une case mentionnant votre accord indiquant que vous avez tout compris sur les conditions du test
* vous faites le prélèvement sur le buvard, numéroté mais anonymisé. C'est le buvard que vous glissez dans une urne scellée, l'enquêteur ne réalise pas le prélèvement et n'y touche pas. Il n'a pas accès à ce prélèvement et ne peut pas le marquer. La seule chose qu'il va noter c'est le type de population interrogée (il doit assurer une enquête représentative statistiquement)
* Vous avez un questionnaire aussi anonyme à remplir, que vous remettez à l'enquêteur dans une enveloppe fermée il ne connaitra pas vos réponses apportées sauf si vous lui demandez de l'aide, il est là pour vous aider
* Toute l'enquête durera environ 20 minutes (entretien préalable, explication du kit, prélèvement, remplissage du formulaire)
* Il est indispensable que vous soyez le plus honnète possible sur vos motivations et vos pratiques sexuelles, personne ne sera là pour vous juger.
* dans les établissements, on vous réservera une place à l'abri pour répondre seul aux questions du questionnaire en toute discrétion
* vous n'aurez pas les résultats individuels, mais la synthèse statistique de l'étude sera disponible en ligne sur le site de l'InVS, ainsi que la synthèse des réponses ou questions nouvelles apportées par les sondés lors de l'enquête.
* vous remettez l'enveloppe, on vous dit merci, on vous indique aussi que si vous avez des inquiétudes, vous pouvez consulter un centre de dépistage, dont on vous remet les adresses, ainsi que des numéros de téléphone présents sur la lettre d'information qu'on vous a remis et que vous gardez.
* vous avez aussi le droit de refuser de répondre ou participer, dans ce cas on vous remet un questionnaire simplifié pour justifer ce choix, mais vous n'êtes pas obligé non plus d'y répondre: vous le remettez de façon fermée de la même façon que le questionnaire normal à l'enquêteur. vous avez le temps pour y répondre, mais il faut le faire seul.
* l'enquêteur n'est pas chargé du dépouillement des questionnaires.
* la numérotation des prélèvements sert à identifier les lieux et les jours de collectes, pour établir des corrélations statistiques éventuelles entre les différents questionnaires remis.

On peut comprendre la limitation du nombre de kits distribués, toutefois on peut regretter le nombre limité de questionnaires remis qui pourrait être plus important, si le but n'est pas seulement de répondre à des questions à choix multiple mais aussi collecter des témoignages les plus divers, les questions et les motivations sur les pratiques, ou encore s'assurer que l'enquête sera effectivement assez représentative.

Mais c'est aussi conforme à la loi qui prévoit que les tests biologiques ne peuvent se faire sans entretien préalable d'information et d'explication et la certification que les sondés ont bien accepté et compris le but de l'enquête et ses conditions d'exécution (les enquêteurs n'ont pas un temps infini et peuvent recevoir un nombre nécessairement limité de personnes).

Espérons aussi que l'enquête ne visera pas les lieux purement homos masculins, mais aussi ceux plus largement ouverts aux bis et parfois mixtes, ou avec certains thèmes (soirées tout le monde nu, cuirs, spéciales moins de 25 ans, etc, ...) qui n'attirent pas nécessairement le même public avec les mêmes pratiques. Il n'y a pas que des hétéros curieux dans ces lieux, mais aussi des gays curieux qui visitent les lieux mixtes sans nécessairement pratiquer sur place.

Si l'étude doit durer plusieurs jours, il serait souhaitable qu'un point sur les questionnaires déjà remis détectent les types d'établissements ou lieux omis ou sous-représentés. Mais comme il aut l'accord préalable des établissements, il faudrait prévoir de compléter l'enquête plus tard sur les lieux oubliés, le temps d'avoir les autorisations nécessaires (avec l'aide du Sneg).

Il aurait peut-être fallu prévoir aussi une enquête sur certains lieux de drague connus à Paris avec un minibus d'accueil identifiable comme sûr, en s'assurant que l'enquête sur ces lieux ne sera pas perturbée par des rondes policières qui devront se faire discrètes tout en assurant la sécurité: les quais de Seine, certains parcs, des lieux plus "underground". Les enquêteurs devraient alors être identifiables à l'extérieur du véhicule et ne pas être seuls pour leur sécurité et la sécurité des personnes interrogées durant l'enquête. Je me demande si c'est possible de faire ça dans de bonnes conditions (avec des assos déjà présentes habituellement sur ces lieux pour y fournir les matériels de prévention, et reconnaissables par les "habitués"?)

 
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