Un joueur de foot et une popstar condamnés pour avoir transmis le virus du sida
En France et en Allemagne, deux tribunaux viennent de condamner un homme et une femme pour avoir transmis le virus du sida à leur partenaire, lors de rapports sexuels.
Relaxé en février 2009 par le tribunal correctionnel de Saint-Malo, un homme a été condamné mardi à trois ans de prison, dont six mois ferme, par la cour d'appel de Rennes. Cet ancien joueur du club de football de Dinard était accusé d'avoir «volontairement administré» à sa compagne «des substances nuisibles, en l'occurence le virus du sida, ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente». Les faits remontent à 2001, la jeune femme avait alors 17 ans et l'homme se savait infecté depuis 1999. Ses avocats ont très vite annoncé le pourvoi en cassation de leur client, estimant que le bénéfice du doute avait plutôt servi la victime que l'accusé.
Un procès people en Allemagne
Si l'identité du prévenu français n'a pas été communiquée (mise à jour: entre temps, il s'est exprimé sous son vrai nom à la radio), une affaire du même type a fait scandale en Allemagne. Nadja Benaissa (photo), 28 ans, vient d'être condamné à deux ans de prison avec sursis, pour «coups et blessures aggravés». Ce sont les termes retenues par l'accusation allemande pour qualifier juridiquement la transmission du virus du sida.
Au mépris de la vie privée de l'accusée, le parquet avait révélé aux médias qu'elle était porteuse du virus dès son arrestation, en avril 2009, dans un night-club de Francfort où elle devait chanter avec son groupe. La chanteuse était accusée d'avoir eu des relations sexuelles non protégées avec trois hommes entre 2000 et 2004 sans leur faire part de sa séropositivité. L'un de ses partenaires estime qu'elle est responsable de sa contamination par le virus. Hier matin, un expert médical, Josef Eberle, a expliqué être «presque certain» que Nadja Benaissa avait infecté le plaignant, la souche du VIH, très rare en Allemagne, étant la même chez les deux. La chanteuse a également été reconnue coupable de tentatives de coups et blessures aggravées pour avoir eu à deux reprises des rapports sexuels non protégés avec un autre partenaire, qui n'est pas porteur du virus. Nadja Benaissa a reconnu les faits à l'ouverture de son procès, tout en affirmant n'avoir pas eu l'intention de nuire à ses partenaires. Elle était mineure à l'époque des faits.
«Stigmatisation»
Lors de ce retentissant procès allemand, Volker Mertens, porte-parole de la Fondation allemande contre le sida avait rappelé que la jeune femme ne devait pas porter seule cette responsabilité: «Nous estimons que c'est à chacun d'assumer sa propre responsabilité en matière de relations sexuelles, en insistant par exemple sur le port de préservatif» avait-il précisé avant que qualifier la chanteuse «d'irresponsable.» Lors de sa plaidoirie, l'avocat de la défense a évoqué un «principe de responsabilité partagée» dans un rapport sexuel non protégé.
Pour Winfried Holz, président de l'association allemande Aide-sida, «la couverture médiatique accordée à cette affaire renforce l'inquiétude des porteurs du virus de se retrouver stigmatisés en tant que seuls responsables de la propagation de la maladie». En France, en Allemagne et partout dans la monde, la stigmatisation dont sont victimes les séropositifs des deux sexes s'accroit. Dire sa séropositivité semble en effet de plus en plus difficile. Et la planète entière connaît maintenant le statut sérologique de la jeune chanteuse.
Photo: DR
























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De DansLesBois
Elle ne les a pas violé les mecs non plus ?
On marche sur la tête
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De Phil86
@jimG : ah les idées simplistes !!!
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De Sopphie
Non mais je ne pense franchement pas qu'ils auraient accepté de faire l'amour sans préservatifs en connaissant sa séropositivité ! Faire ça a quelqu'un alors qu'il existe des moyens de protection c'est l'envoyer salement au casse-pîpe.