Soins funéraires et VIH: les associations claquent la porte
Le dossier de l'interdiction des soins de conservation aux personnes séropositives décédées n'a pas avancé d'un iota cet après-midi. Les associations de lutte contre le VIH/sida ont claqué la porte de ce qu'ils ont décrit comme une énième «réunion prétexte».
Les associations de lutte contre le sida ont quitté la réunion sur l'interdiction des soins de conservation pour les personnes séropositives décédées, organisée cet après-midi au ministère de la Santé, refusant de participer «à une énième réunion technique».
Cette réunion, présidée par le Directeur général de la Santé, devait rassembler, selon les termes de l'invitation envoyée par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, «l'ensemble des parties prenantes»: Conseil national du sida (CNS), associations, Haut Conseil de la santé publique, thanatopracteurs.
«Une nouvelle discussion technique»
«Organisée sans concertation, sans ordre du jour, la réunion a été présentée comme une nouvelle discussion technique», relatent les associations présentes cet après-midi (Act Up-Paris, Aides, Elus Locaux contre le sida, Sidaction) dans un communiqué. «Pourtant, tous les éléments nécessaires à une prise de position politique sont réunis depuis plusieurs années en faveur de la fin de l'interdiction des soins funéraires, notamment dans les avis du Conseil national du sida», poursuivent-elle. «Pour toutes ces raisons, nous avons décidé de quitter cette réunion prétexte», expliquent les organisations. Elles demandent «une prise de position publique des ministres concernés et la modification immédiate de l'arrêté» prévoyant le maintien de l'interdiction (lire notre article).
Mise à jour du 11 janvier: dans un communiqué, la Direction générale de la Santé (DGS) a estimé qu'il serait «possible» d'autoriser la pratique des soins de conservation des corps pour les personnes porteuses du VIH décédées, «dès lors que les conditions adéquates de pratique (...) auront été définies». Pour définir ce cadre, la DGS a indiqué qu'elle allait mettre en place avec le ministère de l'Intérieur «un groupe de travail avec les professionnels, dans les meilleurs délais».
Avec AFP











LES CHAÃŽNES 














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De TONY/TARN
J'ai du mal à comprendre.
Je ne vois pas ce que ça va changer de les mettre au défi de faire une déclaration public.
Les gens ne vont pas être choqués puisse qu'ils s'en foutent.
Les médias véhiculent encore le fait que c'est les hommes gay qui sont contaminés.
Il n'y a pas une pétition ou un truc dans le genre qui pourrait faire poids ?
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De Benji - Grand méchant gay
Oui tout à fait. S'il attendent du gouvernement un geste... c'est aux associations de prendre l'initiative.