Sidaction 2009: 6,450 millions d'euros de promesses de dons
Un bon résultat, dont la moitié servira à soutenir des programmes de prévention et d'aide aux malades, l'autre moitié étant destinée à des travaux de recherche.
L'édition 2009 du Sidaction, qui a mobilisé du 20 au 22 mars plusieurs chaînes de télévision et de radio, a enregistré 6,450 millions d'euros de promesses de dons, selon un communiqué des organisateurs.
«Ce sont 500 000 euros de promesses de dons de plus qu’en 2008 à la même période, note le Sidaction, et cette tendance à la hausse donne bon espoir à l'association de voir se concrétiser les promesses de dons.»
Ces bons résultats vont permettre à Sidaction de maintenir et de renforcer son soutien à des programmes de prévention et d’aide aux malades, à des travaux de recherche, notamment de jeunes chercheurs.
La moitié des fonds nets collectés serviront à soutenir des programmes de prévention et d'aide aux malades, l'autre moitié étant destinée à des travaux de recherche.
Les dons peuvent être faits toute l'année sur le site de Sidaction.


















De vpi79
6 millions et demi ça peut à peine suffire pour aider les malades en France (notamment pour les nombreux soins annexes à la madadie, dans la partie non prise en charge par la Sécurité Sociale pour les non bénéficiaires de la CMU, mais aussi certaines aides d'accompagnement social), et en tout cas ça ne permet pas de faire avancer beaucoup la recherche: un seul programme d'expérimentation (même pas sur l'homme) engloutirait la totalité. Au mieux ça peut financer du matériel, mais pas payer beaucoup de programmes de recherche (quatre ou cinq équipes de quatre ou cinq chercheurs avec des stagiaires). Quand on sait aussi le prix des analyses et des préparations... Le sidaction c'est surtout bien pour rappeler aux pouvoirs publics, et aux sociétés parainant les recherches (il y en a peu, la plupart sont des labos pharamceutiques intéressés aux résultats) l'importance de leur investissement. Si cet argent doit servir qelquepart, c'est d'abord dans la prévention (c'est par là que les plus grandes avancées ont été obtenues), dans l'action publique de promotion et d'aide aux reherches de financements. Aussi cette collecte, si elle attire beacuoup de monde, peut aussi pousser les politiques à doner des subventions supplémentaires à la recherche (un parent pauvre en France). Si seulement ça pouvait servir à distribuer gratuitement des préservatifs dans les lycées, universités, lieux de spectacles, et à mobiliser aussi tous les lieux de rencontre pour qu'ils fournissent aussi les préservatifs gratuitement et quaisment à volonté. La mesure la plus efficace serait tout de même une incitation fiscale forte pour ce qui est une priorité mondiale. Le sidaction doit aussi montrer à nos gouvernements qu'ils doivent aussi agir sur la scène internationale (Onusida manque cruellement de fonds pour aider l'Afrique à acheter des traitements de multithérapies, et forcer les grands groupes industriels à accepter des fabrications de génériques, et aussi pour contrôler la qualité de ces fabrications et les méthodes de distribution des soins). Enfin quand même bravo aux donateurs: plus que cet argent c'est leur geste et leur implication qui peut avoir une influence positive également en terme de prévention dans les familles. Car il y a encore beaucoup à faire dans la prévention notamment chez les hétéros (et les jeunes filles qui ne se sentent pas concernées). Le relaps des gays est aussi un problème: on peut aider contre le sida en expliquant aussi non seulement les conséquences de cette maladie, mais aussi les nombreuses autres qui se développent aujourd'hui. Même chez les personnes traites, si la survie est maintenant allongée pendant plusieurs dizaines d'années, cela ne se fait pas sans peine, avec des traitements de plus en plus difficiles à supporter, des résistances aux traitements, des effets indésirables sur des périodes très longues qui peuvent gacher toute une vie (il est difficile de lutter activement très longtemps contre la maladie, même avec certaines aides, d'autant que les malades sont souvent de plus en plus isolés du fait de leur apauvrissement, de la difficulté de rencontrer quelqu'un ou conserver un couple, et des difficultés dans leur travail: pour certains métiers c'est même impossible de continuer, et les possibilités de reconversion sont peu nombreuses sans formation adaptée à la baisse de moral et de force physique et mentale pour les suivre, la fatigue n'aidant pas non plus dans toute la gestion du quotidien). On ne connait pas assez les ravages que font le sida, d'autant que les malades ont encore peur de se montrer et se faire connaitre (le sidaction d'ailleurs a renoncé à montrer l'expérience vécue par les malades, on se demande pourquoi les associations qui les aide ne viennent pas plus souvent témoigner de leur action). Qui reste-t-il alors le reste de l'année? Act-Up pour ses revendications psectavulaires et son lobbying actif destiné à faire bouger les choses au plan politique et légal (notamment contre les labos qui surfacturent les traitements ou bloquent les génériques), sida-info-services (un téléphone pour orienter malades et familles, c'est bien mais ça ne soigne pas), Aides (pour ses campagnes de prévention). Il manque encore quelquechose: la mise en place de plateformes de concertation et d'échange d'information entre tous les intervenants: médecins, malades, chercheurs, et la constitution d'une base de données mondiale et gratuite pour tous les chercheurs et médecins du monde, alimentés par tous, ceci pour rompre le sceau du secret des labos. Et des moyens donnés pour la formation aux informations médicales accessibles aux malades qui sont les premiers à connaitre la madadie et les effets des traitements (et en savent souvent plus que les médecins qui les traitent): ce peut être une façon d'économiser beaucoup d'argent dans les recherches, et limiter le prix des développements pour les nouveaux traitements. Mais il est pour cela important que les malades se fassent connaitre, sans que cela augmente leur risque d'exclusion. Au vu du résultat, 6 millions pour une pandémie, c'est faible en comparaison des 100 millions du Téléthon pour des maladies touchant beaucoup moins de monde. Je serais d'avis que le Téléthon serve aussi à financer des recherches sur le sida, dont la composante génétique est aussi importante (identification des souches et mutations virales, recherche des marqueurs génétiques du virus, développement de thérapies géniques...). On sait aujourd'hui que la recherche médicale est globale: ce qui est étudié produit des résultats transversaux dans la lutte contre d'autres maladies ou l'étude des défenses de l'organisme. La recherche sur le sida contribue ainsi à celle contre d'autres virus et infections ravageuses (dont la grippe, la variole, la malaria, la tuberculose, les autres maladies sexuellement transmissibles, ou transmises par le sang et d'autres liquides biologiques, ou via certains animaux ou les aliments, ou les aérosols respiratoires...)