Sexe: les hommes y penseraient 13 fois par jour!
Près de 5.000 fois par an. C'est, selon un institut de sondages anglais, le nombre des fois que nous penserions au sexe, nous, les hommes. De là à ce que l'on nous prenne pour des obsédés…
«On sait que les hommes pensent beaucoup au sexe, mais savoir exactement à quel point est étonnant» a déclaré au Telegraph un porte-parole de Onepoll.com, un institut de recherche marketing qui se targue d'être parmi les premiers à estimer la chose.
Selon cette étude – assez peu scientifique, il faut bien le reconnaître – menée sur 3.000 personnes, les hommes pensent en effet au sexe 13 fois par jour en moyenne, soit 4.745 par an. Et à près d'un tiers, c'est même la première chose à laquelle ils pensent en se levant le matin. Quant aux femmes, elles y songeraient, tout de même, cinq fois par jour.
Deux tiers des anglais satisfaits de leur rapports sexuels
Mais au sujet du nombre de fois où ils ont réellement des rapports sexuels, les hommes en comptabilisent deux par semaine, soit 104 fois par an. C'est bien sûr une moyenne, mais, et c'est la bonne nouvelle, quel que soit le nombre de fois par jour qu'ils y pensent, ou leur nombre de rapports hebdomadaires, presque les trois quarts d'entre eux se disent satisfaits de la fréquence de leurs rapports sexuels.
«Qu'ils s'envoient en l'air régulièrement ou qu'ils traversent une longue période d'abstinence, il semble que les hommes aient cette pensée en permanence, s'amuse le porte-parole. Donc quand vous voyez un homme prendre un air distrait, vous pouvez supposer ce qu'il a en tête…»
Photo: Andres Rodriguez - Fotolia.


















De chris
il faudrait aussi savoir combien de fois les hommes pensent à manger, a boire, a leur compte en banque, a leur boulot, leurs enfants, leur mec, leur nana etc... C'est vrai que j'y pense souvent en tout cas beaucoup plus que de mettre en oeuvre
De crosblancs
oui moi aussi! mdr pas grave, mais bon on ne se fait pas de mal!
De Rickyboy
t'en as souffert ?
De vpi79
Heureusement que c'est précisé que ce n'est pas scientifique! Parce que le sujet est loin d'être nouveau et on a vu absolument tous les chiffres (et ce chiffre là est franchement plutôt très bas... les anglais seraient-il prudes???).
Chez les ados, on a pu montrer que le sujet (qui les touche en permanence à cet âge où les modifications du corps sont importantes) ça leur prend tellement l'esprit qu'ils y pense (ou se posent des questions, s'interrogent, se positionnent, ou tentent de réfreiner tout à fait consciemment leurs pulsions) presque en permanence, dès lors qu'ils ne sont pas forcés à se concentrer sur autre chose. C'est pour ces raisons d'ailleurs qu'on avait avant des écoles sans mixité, les inquisiteurs pensant que c'était totalement incontrôlable et croyant à tord que ça les aiderait même à mieux se concentrer sur leurs études...
En fait, plus on tente de cacher les choses, plus elles monopolisent l'esprit qui cherche par tout moyen à se défaire de ce carcan imposé par les autres.
Mais on n'évitera pas que les ados y pensent presque tout le temps, même en l'absence d'éléments visuels sensés les attirer ou les exciter. C'est normal, les hormones sont puissantes et incontrôlables: on ne peut pas contrôler l'idée d sexe dans le cerveau, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas contrôler ses actes, et justement le cerveau est là et doit faire des arbitrages franchement pa simples.
Mais même au delà de l'adolescence, nos hormones ne s'arrêtent pas pour autant: chez les hommes c'est toute la vie. (Je ne suis plus un ado et pas encore à l'êge de la retraite, mais il faut l'avouer j'y pense plusieurs fois par minute, même quand je travaille, et sans même que cela conduise à une pulsion dirigée vers quelqu'un de précis).
il n'est pas nécessaire d'avoir "un beau plan" en face de soi ou sur un écran ou une photo de magazine, et même si on en voit un, ce n'est pas pouur autant qu'on a envie directement de cette personne: la fixation n'est pas sur les autres mais avant tout et la plupart du temps sur soi-même. Pour le reste, les envies irrésistibles arrivent régulièrement, et c'est normal.
En fait ce qu'on a à faire, et alors on s'organise justement pour pouvoir passer à l'acte: on part alors en "chasse", ou si on n'a pas le temps, on se branche sur du porno ou on va se masturber: c'est hygiénique pour le corps.
Passer à l'acte ne change rien au fait que ça ne "débarrasse" pas l'esprit, à commencer aussi par les fantasmes qui sont pratiquement toujours plus beau dans nos "rêves" que dans la réalité, même si parfois on est agréablement surpris (sans s'y être attendu au départ) avec des sensations nouvelles qu'on ne pensait pas possibles et dont on se souvient avec délectation sans doute toute sa vie. Et dans ce cas les fantasmes se réorientent vers le recherche de nouvelles découvertes. Ce qui est bien c'est que nos hormones vont justement nous permettre de ne pas passer à côté de l'occasion.
Alors soit je suis "obsédé", mais à mon avis on l'est tous parce que la nature nous a fait pour ça, sinon on ne serait pas des hommes. Et peu impotte d'ailleurs qu'on soit homo ou hétéro (et même si on a fait veu d'abstinence, de chasteté ou de fidélité dans un couple). Et justement c'est un moteur très utile qui nous pousse à faire des tas de choses pour parvenir finalement à séduire. Quand ce moteur ne fonctionne plus normalement, on est au bord du comportement suicidaire, et il vaut mieux se faire aider à ce moment là, c'est lui qui nous instille à chaque minute notre dose d'endorphine du plaisir.
C'est le même moteur qui aide aussi à supporter la douleur: il nous pousse à recouvrer nos facultés et à nous soigner le mieux possible en cas d'accident ou maladie. Il tourne autant que notre coeur pour maintenir notre capacité respiratoire. On es vivant parce qu'on est sexué, et sexué par ce qu'on est vivant, c'est un cycle essentiel qui démarre dès notre conception et s'inscrit jusque dans la plus petite de nos cellules ou de nos milliards de gamètes qui permettent de perpétuer ce cycle au gré d'un ultime hasard, dans un jeu où on n'a justement presque aucune chance de gagner et pourtant dans le quel on continue à jouer.
On comprend alors que ceux qui sont accros aux jeux (d'argent) y trouvent le même plaisir que ceux qui pensent au sexe. Vaut-il mieux penser au jeu ou au sexe? Franchement dans le jeu, on a bien plus à perdre et aucune de gagner, alors que dans le sexe on peut facilement ne pas perdre mais espérer être gagnant : si on fait le cumul sur une vie, le sexe est largement gagnant depuis des millions d'années de vie sur Terre.
Alors arrêtons d'être pudibon, car ça c'est carrément contre-nature (et non pas le fait qu'on soit homo et qui n'est qu'une toute petite partie visible d'un phénomène naturel surpuissant qui échappe totalement à notre volonté individuelle). On n'a pas à se poser de mauvaises questions sur le fait d'être homo de la même façon qu'on n'a pas à se poser la question d'être soi-même vivant, mortel et sexué comme tout le monde autour de nous.