Prévention: les gays invités à donner leur avis sur le traitement pré-exposition
Lancée en mai, la consultation communautaire sur ce projet s'adresse mercredi aux gays parisiens. D'autres dates sont prévues à Montpellier ou encore Bordeaux.
L'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) élabore actuellement un projet de recherche sur des traitements antirétroviraux utilisés en «prophylaxie pré-exposition» (PrEP) chez des homosexuels masculins. Le principe consisterait à proposer à des personnes séronégatives d'utiliser des antirétroviraux afin de réduire le risque de contamination au VIH. Objectif de cet essai, qui en est au stade préparatoire: évaluer l''intérêt potentiel de cette technique chez les gays.
«Toute personne est la bienvenue»
Pourquoi une consultation? Parce que la recherche de nouvelles stratégies de prévention amène à se poser de nombreuses questions: pertinence, éthique, faisabilité et mise en place. Il convient aussi de réfléchir aux modes de communication pour expliquer les enjeux et les limites d'un tel projet. L'ANRS s'associe donc au collectif TRT-5, qui rassemble neuf associations de lutte contre le sida impliquées sur les questions thérapeutiques et de recherche, afin de discuter de tout ça avec la communauté.
En France comme ailleurs, les chercheurs doivent vérifier qu'un essai répond, dans ses objectifs et ses modalités, aux besoins des personnes, tout en étant respectueux de leurs droits. C'est une question centrale. La rencontre qui a lieu au CLGBT mercredi sera l'occasion de poser toutes les questions possibles. Comme le rappelle le TRT5, «toute personne est donc la bienvenue. Cette rencontre se veut un espace d'information et d'échanges sur les enjeux actuels de la prévention et sur ceux de la PrEP.»
Consultation communautaire : mercredi 16 juin 2010 à 20h, au Centre LGBT, 63, Rue Beaubourg, 75003 Paris. Toutes les dates des consultations communautaires en France sur www.trt-5.org











LES CHAÃŽNES 














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De NémoGizmo
c'est bien que l'ANRS lance encore des projets nouveaux (comme la DRAG test, tests rapides, la semaine dernière à Paris), malgré leur disette financière.
bon, on ne voit pas comment on pourrait être "contre" le traitement pré-exposition mais faut bien faire TRES gaffe à dire clairement que ce n'est pas "la pilule du lendemain du sida", ce n'est EN RIEN un truc rendant les capotes optionnelles, pas plus que le traitement POST-exposition (TPE).
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De Kech
Ton post répond totalement à ma première angoisse en lisant cet article ! La peur que les nouvelles générations (et d'autres) considèrent que la capote n'est plus nécessaire grâce à ce traitement pré exposition et la possibilité du traitement post exposition (traitement d'urgence) !
Ce type de traitement n'est pas fiable à 100%, n'est pas une véritable cure, et est extrêmement contraignant.
J'ai un pote qui actuellement suit le traitement d'urgence prolongé pendant un mois suite à une capote qui a craquée et à la découverte du statut positif de son partenaire.
Dans son cas, bon, il s'était protégé et la capote qui craque cela peut arriver (bien qu'être vigilant quand à ne pas être trop bourrin permet d'éviter en grande partie ça, notamment aussi avec une taille adaptée et une bonne lubrification), mais nombre de personnes considèrent en effet le traitement d'urgence comme une pillule du lendemain !
Déjà , il ne faudrait plus considérer la pillule du lendemain comme un doliprane ! Mais c'est un autre débat !
Pour revenir au traitement pré exposition... cela me fait peur quand à la façon dont il va être utilisé et les motifs d'utilisation même si au départ c'est une bonne chose !