Prévention: le Truvada autorisé aux Etats-Unis pour les séronégatifs
Annoncée en mai dernier, le Truvada est officiellement le premier médicament autorisé en prise quotidienne pour diminuer le risque de transmission du VIH chez les personnes séronégatives.

Ce n'est pas une surprise, le Truvada a bel et bien été autorisé sur le territoire américain, le 16 juillet. L'agence américaine des médicaments (FDA) a validé son utilisation. L'annonce est intervenue avant que ne démarre la 19ème conférence internationale sur le sida, qui aura lieu à Washington du 22 au 27 juillet. La FDA a agi sans attendre. Dans un pays où l'accès aux soins et au dépistage reste difficiles, les autorités de santé américaines ont estimé que le Truvada allait aider à réduire le nombre des quelque 50 000 nouvelles infections au VIH chez «des sujets sains à haut risque d'être contaminés». Selon le communiqué de l'agence, cette prise quotidienne du Truvada, devra être utilisé «à titre prophylactique, en combinaison avec des pratiques sexuelles sûres comme l'usage de préservatifs.»
Marché noir
En France, le président de l'association The Warning, Georges Sidéris, estime que l'on doit aussi rendre accessible le Truvada, qui pourrait être utile aux homosexuels séronégatifs et aux partenaires de personnes séropositives, vulnérables face au VIH. Il suggère «d'entamer un processus d'homologation du Truvada en pré-exposition, afin d'éviter un achat via le marché noir et donc sans suivi». The Warning demande son remboursement par la sécurité sociale.
A contrario, Michael Weinstein, responsable de l'ONG, AIDS Healthcare Foundation, juge la décision américaine «irresponsable» et craint que cette annonce ne ruine des décennies d'effort de prévention. Pour Arthur Vuattoux d'Act-Up Paris, ce choix est très prématuré. Pour lui, «la FDA montre son mépris de la recherche, qui n'a jamais donné de preuves suffisantes d'une efficacité du TRUVADA en prévention.»
«Influence des lobbys»
A l'appui de son argumentation, le New England Journal of Medicine. Les chiffres d'une étude publiée dans cette revue montrent une réduction du risque de transmission chez des homosexuels masculins et trans' (homme vers femme) de 44% avec un intervalle de confiance allant de 15% à 63%, ce qui indique une reproductibilité incertaine des résultats. Act-Up Paris voit là dans cette annonce l'influence «des lobbys du médicament».
Ce fameux médicament montre pourtant un réel intérêt: le 11 juillet, les résultats définitifs de deux essais menés en Afrique sur des couples hétérosexuels sérodifférents ont confirmé l'efficacité de ces antirétroviraux pour réduire l'infection au VIH. Un troisième essai, mené au Kenya, en Afrique du Sud et en Tanzanie n'avait montré quasiment aucun effet protecteur, mais cela en raison du mauvais respect des prises par les participantes séronégatives.
Enfin, s'il est probable que le laboratoire demande l'homologation du Truvada en France, dans cette indication, rien ne permet encore de l'affirmer.










LES CHAÃŽNES 











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De Korial
et à long terme, ça donne quoi sur le corps? Perso je trouve cette autorisation prématurée...SIIK
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De NémoGizmo
oui, très!
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De Berliner
Les patients traités au Truvada se plaignent le plus souvent de diarrhée et vomissements les 7-15 premiers jours. Comme le vomissement est fort malvenu dans un traitement oral, on donne généralement un anti-vomitif avec (et hop on est déjà à 2 médicaments).
Sur le long terme tout le monde n'est pas égal devant les effets secondaires et comme le Truvada est le plus souvent combiné avec d'autres médicaments il est parfois difficile de savoir quelle molécule cause quoi (sans parler des médicaments anti effets secondaires qui eux mêmes peuvent avoir des effets secondaires...).
En général les patients évoquent souvent des effets assez vagues mais très gênants dans la vie de tout les jours: une fatigue généralisée, des maux de tête, une perte d'appétit, des changements physiques mal vécus etc etc
D'un point de vue plus médical il faut suivre entre autre le foie, les reins, le coeur - bref que du bonheur, mais pour être honnête cela ne sera pas le premier médicament que l'on va distribuer comme des bonbons.
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De Berliner
Le test p24 n'est pas fiable pour détecter une éventuelle infection dans les 72h qui suivent un rapport non safe.
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De Berliner
Attention je n'ai pas dit que le test n'était pas fiable :)
J'ai juste dit qu'il ne servait pas à grand chose dans les 72 heures. En général on peut commencer à détecter des cas de séropositivité au bout de 10 à 15 jours au plus tôt mais officiellement il est conseillé d'attendre 6 à 12 semaines selon le type de test utilisé.
Je précise qu'en cas de traitement post-exposition on effectue bel et bien toujours un test rapide afin de vérifier que la personne n'est pas déjà séropositive depuis une date antérieure à celle du dernier rapport non protégé pour lequel la personne consulte (et oui cela arrive parfois). Si c'est le cas on adoptera bien évidemment une autre stratégie de traitement.
Je t'épargnerai le baratin médical de mes sources mais en revanche je pense (j'espère tout du moins) que tu trouveras les mêmes informations et plus de détails encore sur la plupart des sites d'associations LGTB. --> sida-info-service.org ou aides.org par exemple.
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De NémoGizmo
laisse tomber Berliner, notre très "approfondi" illettré photographe UMPiste ne suit pas longtemps...
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De blef
Concernant les effets secondaires du truvada, ils sont assez "soft" si je puis dire ; je suis ce traitement depuis maintenant un an et ma foi je ne suis géné par rien de particulier... Bien entendu un suivi régulier du coeur, du foie et des reins reste nécessaire...
En revanche, je reste sceptique quant à l'utilisation préventive, puisque si une relation a lieu avec un "patient" résistant (résistance due à une mauvaise prise du médicament par ex...), la mollécule est aussi efficace qu'un morceau de sucre.
Bref, restons en au safe sex jusqu'à l'obtention d'une vraie solution préventive...