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Prévention gay: l'Inpes se défend

Par Paul Parant samedi 18 juillet 2009, à 10h36 | 3698 vues
Plus de: Prévention, Act Up-Paris, Inpes

INTERVIEW. L'Inpes a été l'objet d'une action «zap» d'Act Up, qui lui reprochait le manque de campagnes d'information VIH spécifiques pour les gays. Pour TÊTU, la nouvelle directrice de l'Institut de prévention et d'éducation pour la santé défend son bilan et prend des engagements.

Vendredi 10 juillet, des militants d'Act Up-Paris se sont retrouvés en maillot de bain devant le siège de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) afin de dénoncer les «deux ans de vacances» de l'établissement public en matière de communication contre le VIH spécifiquement conçue pour le public gay (lire notre article).

La nouvelle directrice générale de l'Inpes, Thanh Le Luong, a répondu hier par écrit à la lettre ouverte d'Act Up et du Sneg sur cette thématique –une réponse qui ne manquera pas d'être étudiée de près par les associations. Elle y défend le bilan de son Institut, et annonce notamment que «la prochaine campagne de décembre comportera un volet ciblant les HSH (les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes dans le langage de l'Inpes, NDLR)» et des concertations futures.

Dans cette première interview pour TÊTU, Mme Le Luong explique les missions qu'elle se donne pour lutter contre l'épidémie du VIH/sida auprès des homosexuels.

TÊTU: Comment avez-vous réagi le jour où vos bureaux ont été le théâtre d'un «zap»?
Thanh Le Luong: J'étais un peu surprise car j'avais reçu Act Up au début de l'année, dès mon arrivée à l'Inpes, avec toutes les associations. On voulait revoir la politique de prévention au regard des chiffres de contamination, et pour répondre au brouillage des messages de prévention dans la communauté gay. Mais en même temps, quand Act Up fait cela, il est dans son rôle.

Quand ils vous ont dit qu'il n'y a pas eu de publicité spécifique pour le public gay, qu'avez-vous répondu?
On ne peut pas dire qu'il n'y ait rien eu depuis deux ans. Comme je l'ai expliqué aux associations, il y a eu des partenariats, les spots télé «Toute l'histoire» mettant en scène un couple gay avec des annonces presses et des cartes postales sur la sécurité négociée (l'abandon du préservatif au sein du couple, NDLR), des numéros du magazine Prends-moi, et cette année, la campagne sur les «infections sexuellement transmissibles» (voir ci-dessous) relayée auprès de la communauté gay.

Les associations vous demandent également une relance du groupe d'experts homos afin de concevoir un discours de prévention adapté...
Je me suis engagée à réunir le groupe d'experts homos d'ici la fin du mois, le 30 juillet. Je recevrai alors toutes les associations et Act Up a accepté d'y participer. A cette occasion, on travaillera avec eux pour voir les thématiques qui seront abordées lors de la prochaine campagne. Les associations seront associées à l'élaboration du cahier des charges du prochain appel d'offres, sur les thématiques à aborder pour les campagnes de juin 2010 et de décembre 2010.

Vous venez d'entrer à l'Inpes, après avoir été chargée du pôle santé publique au cabinet de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Quel rôle voulez-vous jouer dans la prévention à destination du public gay?
Au titre de l'Inpes, je veux vraiment travailler sur la santé communautaire. Ce travail-là, on ne peut le faire qu'avec les opérateurs de terrain, ceux qui relaient les messages de prévention au sein de la communauté gay, et ce travail ne peut être fait par l'Inpes, mais bien par les associations. En ce sens, je note que les problématiques spécifiques au VIH ont fait évoluer les méthodes de travail en santé publique.

Photo: DR.

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41 réactions de la communauté

 
Numa

De Numa

Le 18 juillet à 13h53

"Selon cet article, les gays seraient suffisamment contaminés pour exiger davantage de campagnes de préventions, de moyens, d'initiatives en leurs faveurs, mais pas assez pour accepter une exclusion du don du sang." Et les hommes et femmes noir(e)s ? Vous n'êtes pas pour leur exclusion du don du sang ? Pourquoi ? C'est l'Afrique le continent le plus touché pourtant, et il s'agit d'hétéros. Moi je serais prêt à donner mon sang, mon copain y serait prêt aussi, on n'est pas contaminés et pourtant on n'a pas le droit de le donner parce que d'autre sont contaminés. Vous trouvez ça logique ? Idiote !

 
hector dumas

De Tazman

Le 20 juillet à 19h22

Il y a des "barebacker" (on va prendre se terme pour désigner des HSH ayant des rapports sexuels non protégés) mais il y a aussi des gay en couple fidèle et exclusif depuis plus de 10 ans. Autant les 1er constituent clairement une "population à risque" autant les seconds ne le sont pas plus que l'homme marié qui trompe sa femme avec la 1ère péronnelle venue.
Vous vous plaignez du "racisme" de certain alors que vous vous insurgez contre le faite d'être qualifié d'homophobe alors que vous utilisez exactement la même logique ( ou plutôt la même absence de logique).

Ainsi pour répondre à votre question :
"Les barebackers et les drogués ne sont pas tous séropo, et pourtant vous trouvez logiques de les exclure. Pour quelle raison le seraient ils davantage que les gays?"
Tout simplement parce que tous les gay n'ont pas un comportement pouvant les exposer à une contamination. o_o

"l'exclusion ne se justifie pas par le statut sérologique mais par les risques,"
J'ose espéré que dans votre esprit il est clair qu'un séropo est exclus du don du sang.
Pour le reste nous sommes d'accord, ce n'est pas l'orientation sexuelle pas plus que l'origine ethnique qui devraient être utilisé comme critère d'exclusion mais les pratiques à risques... mais là désolé il n'existe pas de statistique, il faudra faire avec les questionnaires et les entretiens préalable au don du sang ... mais que cela se fait déjà pour les hétéro, faire de me^me avec les homo ne devrait pas être trop compliqué. :o)


"Enfin quand un internaute en traîte une autre d'idiote, et ce n'est pas la première fois, c'est plutôt le premier qui devrait être censuré et non sa victime."
En effet, à moins qu'il puisse démontrer de manière incontestable ce qu'il avance.

 
hector dumas

De Numa

Le 20 juillet à 22h52

Et vous croyez que je dis "idiote" par plaisir ?

Le jour où le soleil brillera pour les gens de mauvaise foi, vous aurez un bronzage impeccable.

 
maboule

De maboule

Le 18 juillet à 20h12

Personnnellement je dois dire que la camp

 
maboule

De maboule

Le 18 juillet à 20h35

Bon je reprend: personnellement je dois dire que la campagne en cour ne me marque absolument pas. C' est comment dire... plat. Ca ne marque pas les esprits, c' est tout jentil tout propret. Une petite comparaison avec un spot vu au US contre la drogue mais qui m' a marqué puisque 22 ans apres je m' en rappel.premiere image on voit une poele avec du beurre en train de risoler le commentaire ceci est de la drogue. deuxieme image un oeuf qui cuit dans le beurre risolé commentaire: ceci est votre cerveau dans la drogue... des questions?. simple efficace alors a quand des campagnes de ce style en France? Des campagnes qui marquent. Une remarque aussi c' est tres bien de faire participer les assos mais le probleme est que les assos travail souvent dans le milieu et les personnes qui ne frequentes pas ou peu le milieu passe a coté. Je sais c' est pas evident de toucher tout le monde c' est pourquoi, a mon avis, une campagne choc a l' anglosaxonne a plus de chance de toucher tous les publics que le type de campagne qu' on a l' heure actuel tout simplement parcequ' elle choquerait la ménagère de moins de 50 ans et fairait jaser.

 
Korial

De Korial

Le 19 juillet à 11h09

Et bien les homos exclu du don du sang, c'est tres con c'est sur... +1 @Numa Quand au premier post, @homosida

 
Korial

De Korial

Le 19 juillet à 11h12

Zut de flute... Je reprends donc... @HOMOSIDA

 
Korial

De Korial

Le 19 juillet à 11h15

Bon eu je suis inscrit sur les liste des donneurs volontaire de moelle osseuse comme je peux pas donner mon sang c'est une autre façon de participer à sauver des vies ( @homosida

 
Tazman

De Tazman

Le 19 juillet à 19h14

les HSH (les homosexuels dans le langage de l'Inpes, NDLR) Heuu ... HSH (Hommes ayant des rapports Sexuels avec des Hommes) est l'équivalent francophone du MSM (Men who have Sex with Men) anglophone... cette formulation est loin d'être propre à l'INPES. Elle L'acronyme HSH est au contraire utilisé par tous ceux intervenant dans la prévention à destination de cette population qui est loin de se limiter aux seuls "homosexuels" (terme qui lui par contre demanderait des explications quant à sa définition et quant à la population à laquelle il est sensé renvoyer).

 
hector dumas

De phil86

Le 19 juillet à 20h50

oui beaucoup de HSH ne se reconnaissent pas comme bis ou homos et encore moins comme gays

 
hector dumas

De Tazman

Le 20 juillet à 11h15

Qui n'a jamais entendu : "j'suis pas pédé" dans la bouche d'un jeune homme alors que celle-ci était occupé à tout autre chose quelques instants avant... ^_^

 
hector dumas

De NémoGizmo

Le 20 juillet à 23h21

"dans la bouche", c'est le mot juste, :o))

 
bentlv

De bentlv

Le 20 juillet à 14h20

Don du Sang : ou la manipulation des chiffres Donner son sang n’est pas une obligation, ni un droit mais un devoir. Le principe de précaution est un principe de protection du citoyen vis-à-vis de certaines menaces sanitaire, médicale ou environnementale. Mais aujourd’hui ce principe est à la mode. Et quand la mode apparait, le vice s’y cache pour mieux masquer des intentions touchant aux intérêts personnels plutôt qu’a l’intérêt collectif d’une société harmonieuse. Selon un document de l’EFS (Etablissement Français du Sang) : ‘En vertu du principe de précaution, les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes sont systématiquement exclus du don de sang.’ Le principe de précaution voudrait ainsi l'exclusion des homosexuels. Rappelons qu'en 2005, parmi les 7000 personnes qui ont découvert leur séropositivité, 24% étaient des homosexuels masculins et 32% étaient originaires d'Afrique Sub-saharienne (sondage INPES pour France 5). Donc en toute logique et selon le principe de précaution en vigueur, nous devrions donc virer tous les immigrés d'origine sub-saharienne des centres de don. Non ? Passer cette ironie nous nous apercevons que L’EFS se dit se baser sur les dernières données épidémiologiques fournies par l’Institut national de Veille Sanitaire (InVS) dans son étude sur la surveillance de l’infection à VIH-sida 2005 : La prévalence du VIH dans la population homosexuelle masculine est de 13 % contre 0,2% dans la population globale. Ainsi, le risque de transmission du HIV est environ 60 fois plus élevé par des hommes ayant des pratiques homosexuelles que par les hommes ayant des pratiques hétérosexuelles. Voila le principal critère, comme l’a rappelé la ministre de la Santé, Madame Bachelot, en martelant bien, qu’une baisse du taux de prévalence lèverait l’interdiction. La ministre peut bien fanfaronner et donner un seuil d’acceptance nécessaire pour une seule raison : ces chiffres sont manipulés de la manière la plus scélérate possible. En effet ces chiffres se basent sur le rapport Prevagay, lui-même établi via un questionnaire soumis à la sortie des sex-clubs gay de notre bonne vieille capitale. Les pédés sont des forniqueurs parisiens rien de plus ! Cette vision de l’homosexualité est effarante. Ces chiffres seraient acceptables si l’étude vis-à-vis de la prévalence du VIH des hétérosexuels se basée sur des témoignages à la sorties des boites à partouzes, des clubs echangistes… De plus ces chiffres sont complètement faux. Démonstration a l’appui : L'INVS estimerait donc à 130.000 le nombre de séropositifs en France, pour 65 millions d'habitants. Ainsi la prévalence de la séropositivité en France est de 0,2%. Et toujours d’après l’INVS la prévalence chez les gays serait de 20% (100 fois plus).On peut considérer que la prévalence des homosexuels masculins est de l'ordre de 2% par rapport à la population totale (4% pour les homosexuels hommes ou femmes). L'INVS affirme aussi que entre 13 et 17% des gays sont porteur du VIH. Entre 13, 17 % prenons une moyenne de 15%. Ainsi 65 millions * 2% * 15% = 195.000 gays séropositifs, plus que le nombre total de séropositifs en France ! En réalité la prévalence du VIH chez les gays est de l’ordre de 3,5%. Soit (.13*.35)/(.02*65) qui correspond à (nb de cas en France * part des gay dedans à 35% selon l'étude de leurs documents) / (part des gays en Frances * nb d'habitants). Ainsi la prévalence serait 17 fois plus élevée chez les gays, non pas 100. Un ordre de grandeur de différence. Et encore une fois ces chiffres sont à modérer car ils émanent en partie d’un calcul issu des statistiques de l’INVS. Ce taux de prévalence calculé reviendrait à dire qu'il y aurait plus de gays vivant avec le VIH au sein de cette communauté que d'hétérosexuels vivants avec le VIH au sein de la communauté hétérosexuel (c'est une affaire de proportion) en 2007 mais en aucun cas, que les homosexuels sont des irresponsables face aux sida. Mais peu importe tous ces calculs, les questionnaires avant le prise de sang devrait être sur les pratiques précédentes pour cadrer avec la durée de la fenêtre sérologique, car tout les dons de sang sont testés. Ainsi avec des chiffres faux on arrive à des conclusions arrangeantes pour les autorités et la bonne morale. Car comme le dit la Halde, Haute Autorité de lutte contre les discriminations, le don du sang n’est finalement qu’un devoir et non une obligation ! Finalement il ne faut pas se plaindre : la société vielle sur nous. Une population exclue selon des pseudos critères scientifiques qui masquent assez mal l’homophobie ambiante et un retour à l’ordre moral. Depuis le début des années quatre-vingt, l’homosexualité renvoie a la séropositivité et conforte les gens, consciemment ou non, dans le rejet de l’autre refoulant ainsi la bisexualité qui est en chacun de nous. Traiter l’homosexualité d’égal à égal avec soi même est un affaire de l’ordre de l’intimide. Pourtant la société, par le biais de ses institutions, se doit de combattre les discriminations coute que coute. Or il n’en est rien, on laisse transpirer les phantasmes séculaires sur l’inverti, le malade car il faut bien trouver une cause anormale à ce trouble qui ne serait se traiter d’égal a égal – tout au plus de la compassion (un pacs !) Le gouvernement en place n’est pas à son premier acte de délaissement face a la lutte contre l’homophie. Outre la loi sur la famille et sur la place des beaux parents (une reconnaissance de la famille homo parentale) remise sine die par le lobbying de la droite catholique, les propos de Rama Yade maintes fois martelés sur l’homosexualité un choix de vie (nous choisissons tous notre sexualité c’est bien connu !). Oui pour noyer le poison, on joue les chevaliers blancs a l’Onu avec la déclaration sur la dépénalisation de l’homosexualité – la charte a requis l’aval des pays déjà en avance sur la question et le rejet des pays islamistes – et sur un plan national rien aucun acte ne tend vers une harmonisation par le haut de la société. Le pédé est le rebus de la société car il ne procrée pas, et que les formes familiales autour de cette ‘sexualité’ sont encore très floues. L’Europe seule solution valable ? L’inertie politique sur le plan national trouvera peut être une porte de sortie par la voie judiciaire. Le mariage invalidé Charpin/Charpentier d’un couple d’hommes à la mairie de Begles Bordeaux en 2004 est passé par toutes les étapes judicaires du pays et vient d’être inscrit a l’agenda de la Cour européenne des droits de l’homme : Charpin/Charpentier contre l’Etat Français. Si la cour européenne suit l’évolution de la société ainsi que les différentes positions des pays libéraux en la matière (les Pays-Bas, la Belgique ou l’Espagne) d’ici 2010 l’accès au mariage sera reconnu aux couples d’hommes et de femmes. Les procédés judicaires portent toujours à caution car ils prennent pour ainsi dire en otage la démocratie. Mais quand la démocratie n’est pas satisfaite, le président Sarkozy pendant sa campagne de 2007, avait bien promis l’égalité de traitement des couples hétéro/homo-sexuels, il faut que le droit triomphe. Et pourquoi ne pas rêver d’autorisation à l’adoption, au recours de mère porteuse…rêver c’est déjà ca ? Surtout en Sarkozyland ! CQFD

 
hector dumas

De Tazman

Le 20 juillet à 18h34

Autre démonstration, même conclusion.

 
hector dumas

De NémoGizmo

Le 20 juillet à 23h26

bravo, démonstration assez complète et bluffante.

il faut quand même ajouter 1 donnée qq part dans tes calculs, on estime qu'entre 25 et 60.000 personnes en France sont séropos mais l'ignorent encore (pas de tests, pas de dépistage, pas de déclaration Sécu, pas de pathologie déclarée, pas de traitement anti-rétroviraux...).

byebye

good night

Phil

 
Numa

De Numa

Le 21 juillet à 00h34

"bravo, démonstration assez complète et bluffante." Oui, ça nous change des déclarations de l'autre idiote.

 
hector dumas

De Numa

Le 24 juillet à 02h54

D'ailleurs elle est tellement débile qu'elle n'a pas vu qu'on pouvait descendre en bas de la page.

Je pense que la modération de Tetu devrait supprimer tout message de qq'un dont le pseudonyme est Homosida, dans la mesure où les messages de cette dame ouvertement homophobe expliquent son pseudo : homo = sida.

Merci.

 
hector dumas

De Tazman

Le 24 juillet à 12h38

Au contraire, il faut laisser les gens dire ce qu'ils pensent : c'est la partie émergé de l'iceberg.
Cela nous permet de leur répondre en place publique et donc de démontrer l'absurdité de leurs arguments devant tout le monde...

Les laisser dire et médire, nous permet de faire de la pédagogie en quelque sorte. :o)

 
AkroBat

De AkroBat

Le 31 juillet à 16h43

Act Up a répondu aux déclarations de la directrice de l'INPES et c'est pas joli joli ce qu'elle nous a dit. http://www.actupparis.org/spip.php?article3784 Ce serait peut-être bien que Têtu ajoute ce démenti en bas de l'article tout de même. Prévention gay : Entre mensonge et langue de bois publié en ligne : 28 juillet 2009 Alors qu’Act Up-Paris dénonce l’absence de nouvelles campagnes spécifiques à destination des gays, la directrice de l’INPES a accordé une interview à Têtu pour répondre à nos accusations. Madame Thanh Le Luong s’y dit surprise de nos reproches mais elle nous accorde au moins le fait d’être dans notre rôle... On la remercie. Mais il semble que la nouvelle directrice ait la mémoire courte. Alors qu’elle n’était pas même nommée directrice de l’institut et encore conseillère de Roselyne Bachelot, Act Up-Paris lui avait fait part lors d’un rendez-vous avec le cabinet des problèmes rencontrés par l’INPES dans l’attribution de son marché concernant la prévention gay. Il est vrai que Madame Thanh Le Luong semblait ce jour là nous écouter d’une oreille pour le moins distraite. Mais comme conseillère pour la santé publique du ministère elle était déjà directement responsable de cette situation. Act Up-Paris lui a de nouveau fait part de ses préoccupations à cet égard lors d’une nouvelle rencontre au moment de sa prise de fonction. Alors qu’elle n’envisageait aucune campagne gay avant l’année prochaine, nous lui avons clairement exprimé qu’il était inacceptable que l’INPES n’ait pas de communication spécifique en direction des gays depuis plus de 2 ans et qu’elle puisse encore envisager... de ne rien faire. Ainsi, Madame Thanh Le Luong a beau prétendre que des campagnes spécifiques aient été menées en direction des gays, personne n’est dupe ! Elle évoque d’abord une campagne nationale grand public qui ne fait pas partie de la communication spécifique gay et la parution de documents élaborés précédemment. Pour preuve, s’il en fallait encore, de l’actuelle incapacité totale de l’INPES à faire son travail en direction des gays : lors de sa dernière réunion, le comité d’experts homos a sollicité une campagne d’information sur le risque de transmission sexuelle de l’Hépatite C. Alors que nous sommes confrontés à l’émergence d’une nouvelle épidémie, il a fallu toute l’insistance d’Act Up-Paris pour arracher que, faute de pouvoir la réaliser eux-mêmes, cette campagne soit portée par une association sur les crédits de l’Institut. La nouvelle directrice de l’INPES vous ment, et d’ailleurs elle ne répond pas sur le fond. En deux ans d’inaction de l’État sur la prévention gay, près de 4 500 homosexuels se sont contaminés par le virus du sida. Quand l’INPES sera-t-il de nouveau en mesure de produire des campagnes de prévention gay ? La communication gay de l’institut sera-t-elle confiée comme précédemment à une agence sur la base d’un cahier des charges spécifique ? Où est passé l’argent initialement dédié à la communication gay de l’INPES qui n’a pas été dépensé ? Sera-t-il réaffecté aux campagnes futures ou s’est-il lui aussi comme une partie du personnel en charge de la lutte contre le sida en France, volatilisé du côté de la grippe aviaire ? Quant au blog Warning qui visiblement se trouve tout à fait satisfait de l’inaction de l’INPES, l’inadéquation de ses propos suffit à le discréditer et montre le peu de cas qu’Olivier Jablonsky et Georges Sidéris font de la prévention gay.

 
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