Prévention gay: l'Inpes se défend
INTERVIEW. L'Inpes a été l'objet d'une action «zap» d'Act Up, qui lui reprochait le manque de campagnes d'information VIH spécifiques pour les gays. Pour TÊTU, la nouvelle directrice de l'Institut de prévention et d'éducation pour la santé défend son bilan et prend des engagements.
Vendredi 10 juillet, des militants d'Act Up-Paris se sont retrouvés en maillot de bain devant le siège de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) afin de dénoncer les «deux ans de vacances» de l'établissement public en matière de communication contre le VIH spécifiquement conçue pour le public gay (lire notre article).
La nouvelle directrice générale de l'Inpes, Thanh Le Luong, a répondu hier par écrit à la lettre ouverte d'Act Up et du Sneg sur cette thématique –une réponse qui ne manquera pas d'être étudiée de près par les associations. Elle y défend le bilan de son Institut, et annonce notamment que «la prochaine campagne de décembre comportera un volet ciblant les HSH (les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes dans le langage de l'Inpes, NDLR)» et des concertations futures.
Dans cette première interview pour TÊTU, Mme Le Luong explique les missions qu'elle se donne pour lutter contre l'épidémie du VIH/sida auprès des homosexuels.
TÊTU: Comment avez-vous réagi le jour où vos bureaux ont été le théâtre d'un «zap»?
Thanh Le Luong: J'étais un peu surprise car j'avais reçu Act Up au début de l'année, dès mon arrivée à l'Inpes, avec toutes les associations. On voulait revoir la politique de prévention au regard des chiffres de contamination, et pour répondre au brouillage des messages de prévention dans la communauté gay. Mais en même temps, quand Act Up fait cela, il est dans son rôle.
Quand ils vous ont dit qu'il n'y a pas eu de publicité spécifique pour le public gay, qu'avez-vous répondu?
On ne peut pas dire qu'il n'y ait rien eu depuis deux ans. Comme je l'ai expliqué aux associations, il y a eu des partenariats, les spots télé «Toute l'histoire» mettant en scène un couple gay avec des annonces presses et des cartes postales sur la sécurité négociée (l'abandon du préservatif au sein du couple, NDLR), des numéros du magazine Prends-moi, et cette année, la campagne sur les «infections sexuellement transmissibles» (voir ci-dessous) relayée auprès de la communauté gay.
Les associations vous demandent également une relance du groupe d'experts homos afin de concevoir un discours de prévention adapté...
Je me suis engagée à réunir le groupe d'experts homos d'ici la fin du mois, le 30 juillet. Je recevrai alors toutes les associations et Act Up a accepté d'y participer. A cette occasion, on travaillera avec eux pour voir les thématiques qui seront abordées lors de la prochaine campagne. Les associations seront associées à l'élaboration du cahier des charges du prochain appel d'offres, sur les thématiques à aborder pour les campagnes de juin 2010 et de décembre 2010.
Vous venez d'entrer à l'Inpes, après avoir été chargée du pôle santé publique au cabinet de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Quel rôle voulez-vous jouer dans la prévention à destination du public gay?
Au titre de l'Inpes, je veux vraiment travailler sur la santé communautaire. Ce travail-là, on ne peut le faire qu'avec les opérateurs de terrain, ceux qui relaient les messages de prévention au sein de la communauté gay, et ce travail ne peut être fait par l'Inpes, mais bien par les associations. En ce sens, je note que les problématiques spécifiques au VIH ont fait évoluer les méthodes de travail en santé publique.
Photo: DR.


















De Numa
"Selon cet article, les gays seraient suffisamment contaminés pour exiger davantage de campagnes de préventions, de moyens, d'initiatives en leurs faveurs, mais pas assez pour accepter une exclusion du don du sang." Et les hommes et femmes noir(e)s ? Vous n'êtes pas pour leur exclusion du don du sang ? Pourquoi ? C'est l'Afrique le continent le plus touché pourtant, et il s'agit d'hétéros. Moi je serais prêt à donner mon sang, mon copain y serait prêt aussi, on n'est pas contaminés et pourtant on n'a pas le droit de le donner parce que d'autre sont contaminés. Vous trouvez ça logique ? Idiote !
De Tazman
Il y a des "barebacker" (on va prendre se terme pour désigner des HSH ayant des rapports sexuels non protégés) mais il y a aussi des gay en couple fidèle et exclusif depuis plus de 10 ans. Autant les 1er constituent clairement une "population à risque" autant les seconds ne le sont pas plus que l'homme marié qui trompe sa femme avec la 1ère péronnelle venue.
Vous vous plaignez du "racisme" de certain alors que vous vous insurgez contre le faite d'être qualifié d'homophobe alors que vous utilisez exactement la même logique ( ou plutôt la même absence de logique).
Ainsi pour répondre à votre question :
"Les barebackers et les drogués ne sont pas tous séropo, et pourtant vous trouvez logiques de les exclure. Pour quelle raison le seraient ils davantage que les gays?"
Tout simplement parce que tous les gay n'ont pas un comportement pouvant les exposer à une contamination. o_o
"l'exclusion ne se justifie pas par le statut sérologique mais par les risques,"
J'ose espéré que dans votre esprit il est clair qu'un séropo est exclus du don du sang.
Pour le reste nous sommes d'accord, ce n'est pas l'orientation sexuelle pas plus que l'origine ethnique qui devraient être utilisé comme critère d'exclusion mais les pratiques à risques... mais là désolé il n'existe pas de statistique, il faudra faire avec les questionnaires et les entretiens préalable au don du sang ... mais que cela se fait déjà pour les hétéro, faire de me^me avec les homo ne devrait pas être trop compliqué. :o)
"Enfin quand un internaute en traîte une autre d'idiote, et ce n'est pas la première fois, c'est plutôt le premier qui devrait être censuré et non sa victime."
En effet, à moins qu'il puisse démontrer de manière incontestable ce qu'il avance.
De Numa
Et vous croyez que je dis "idiote" par plaisir ?
Le jour où le soleil brillera pour les gens de mauvaise foi, vous aurez un bronzage impeccable.