L'essai préventif Ipergay recrute plus lentement que prévu
Lancé il y a un an, en janvier 2012, l'essai Ipergay a suscité de vives interrogations dans la communauté gay. En dépit des difficultés de recrutement observées, l'équipe de chercheurs qui mène cet essai préventif affiche sa confiance.

La rumeur circulait. Mais le 29 janvier une dépêche de l'Agence de presse médicale (APM) confirmait les faits. L'essai français Ipergay ne recrute pas ses volontaires aussi rapidement que prévu. Lors d'un congrès organisé par Sidaction, Jean-Michel Molina, responsable scientifique de cet essai, n'a pas caché la difficulté de recruter des patients non séropositifs. Il est vrai que d'autres moyens de prévention sont facilement accessibles en France. Dans certains pays en développement, le recrutement de ce type d'essai est facilité par un manque de structures et de matériel de prévention. Cet essai, lancé en janvier 2012 (lire notre article) cherche à évaluer l'efficacité d'une prophylaxie intermittente pré-exposition au VIH avec Truvada* (emtricitabine-ténofovir, Gilead). Il s'adresse donc à des gays séronégatifs. Selon les chiffres qui circulent de façon officieuse, le nombre de participants recrutés oscillerait entre 120 et 140, sur les 200 nécessaires.
Act Up et Aides réagissent
Du côté d'Act Up-Paris, Hugues Fisher n'est pas étonné: «Avec Ipergay, nous ne savions pas où nous allions. Pour Iprex, mené à Lima, au Pérou, le temps de préparation et d'explication a été de trois ans, si nous avions pris un temps aussi long, cela aurait donné autre chose.» Mais il est évidemment bien trop tôt pour dire que tout s'arrête: «Les gays ne se précipitent pas joyeusement sur un tel essai, ce n'est pas surprenant, mais l'objectif aujourd'hui, ne me paraît pas totalement inatteignable.»
Chez Aides, par la voix de son président Bruno Spire, on affiche une réelle surprise: «Si on ne parvient pas à recruter, Ipergay s'arrêtera. Mais avec toute la mauvaise publicité faite autour de cet essai, il faut nous laisser du temps, surtout qu'on a déjà rempli les deux tiers de nos objectifs.» Pour Bruno Spire, il n'est jamais facile de s'intéresser à un essai préventif surtout que l'engagement peut paraître contraignant pour un séronégatif non habitué à des visites régulières à l'hôpital. «Mais l'Agence nationale de recherches sur le sida affiche sa volonté de le poursuivre. Un centre d'investigation ouvre au Canada, nous allons ouvrir d'autres centres en France et trouver des partenaires européens.» Malgré les rumeurs et le léger retard, Aides, co-opérateur de Ipergay affiche un imperturbable volontarisme. Le professeur Gilles Pialoux nous a aussi redit sa confiance. Selon lui, après une petite baisse au début du moins de janvier, l'essai continue à attirer des volontaires. L'ouverture de nouveaux centres d'inclusion devrait lui permettre d'arriver à son terme sans difficultés.










LES CHAÃŽNES 











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De vinzo
Ils s'imaginaient quoi???
Que tout le monde allait se précipiter pour tester un truc improbable dont on ignore les effets??
C'est pas comme aller tester une crème solaire ou un anti-ride leur truc!!!
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De Award
lol excellent.
A force d'avoir entretenu la peur...On ne peut pas jouer sur les 2 tableaux.
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De marco303
Bah si tu écoute Aides ils sont déjà des milliers ( non attend, des milliards ?) de gays à détourner les TPE pour les transformer en traitement préventif, donc ipergay allait forcément attirer une foule incroyable de monde .....
Malheureusement pour Aides, ils ne font que démontrer, jour après jour, qu'ils sont à côté de la plaque ;)
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De patrik
Bah, t'as 1 chance sur 2 d'avoir aucun effet (placebo), et de plus c'est un médoc dont les effets sont connus depuis huit ans.