Les chiffres préoccupants de l'enquête Prevagay
Peu voire pas de dépistage, statut sérologique ignoré, pratiques à risque... Les premiers résultats de l'étude Prevagay dans les établissements gays parisiens sont tombés, et montrent qu'il ne faut pas relâcher les messages de prévention.
L'enquête Prevagay, lancée au printemps dernier dans des établissements gays parisiens, vient de livrer ses premiers résultats. Près de 18% des participants à cette étude (approchés dans quatorze bars, saunas et backrooms gays parisiens) étaient séropositifs, dont 20% qui ne connaissaient pas leur séropositivité, selon les premiers résultats publiés mardi par l'Insitut de Veille sanitaire (InVS).
Données de terrain
L'objectif de Prevagay était de mesurer la proportion réelle de personnes porteuses du VIH, en recueillant les déclarations des participants sur leur statut sérologique supposé, mais surtout en confrontant ces déclarations aux analyses d'une goutte de sang prélevé. Outre des données biologiques objectives, cette enquête souligne ainsi la méconnaissance des personnes interrogées sur leur statut sérologique. En soi, l'échantillon de personnes retenues dans cette étude ne permet pas de tirer une généralité valable pour l'ensemble des gays, mais il sous-entend que dans les autres études, qui reposent uniquement sur les déclarations des participants, la proportion de séropositifs est sans doute sous-estimée.
Ces résultats devraient donc permettre de renforcer la prévention et le dépistage parmi les gays, alors que les données en Europe et en France dépeignent, selon l'InVS, «une situation préoccupante: les rapports sexuels entre hommes sont le seul mode de contamination pour lequel il n'ait pas été enregistré de baisse des nouvelles contaminations depuis le début de la décennie».
Au moins un rapport non protégé pour 57% des participants
Au total, 917 hommes ont accepté de participer à l'enquête. Sur les 886 tests et questionnaires validés, 157 participants ont été diagnostiqués séropositifs pour le virus du sida, soit 17,7%.
Ces hommes possédaient un niveau d'étude élevé, étaient majoritairement nés en France, et déclaraient un nombre important de partenaires sexuels masculins occasionnels (26% plus de 50 partenaires dans les 12 derniers mois). Mais, plus grave, 57% déclaraient avoir eu au moins une pénétration anale non protégée dans cette période.
Peu voire pas de dépistages
Parmi ces hommes séropositifs, un sur cinq ignorait son statut sérologique positif. Ces hommes sont en moyenne plus jeunes que ceux qui connaissaient leur séropositivité, avec un âge médian de 37 ans (contre 41 ans). Autre enseignement préoccupant, 22% n'avaient jamais eu recours au test de dépistage VIH dans leur vie, alors que les scientifiques insistent régulièrement sur le danger d'une prise en charge tardive de la maladie. Plus on se soigne tôt, plus les traitements sont efficaces, c'est le message qu'il faut continuer à marteler vers ceux qui évitent les tests de dépistage.
Première en France, cette étude a été réalisée avec le soutien des associations lesbiennes, gaies, bisexuelles et transsexuelles ainsi qu'avec l'Agence nationale de Recherche sur le Sida et les hépatites virales (ANRS). Les résultats finaux (intégrant les hépatites B et C) seront communiqués au premier trimestre 2010.
Avec AFP. Photo: Fotolia.


















De NémoGizmo
en effet! cette tendance est HELAS assez similaire dans tous les "pays riches". Le sida, avec les multi-thérapies, est presque devenu invisible... y compris dans les grands médias. comme quoi, le sida (personne n'en est "guéri") DOIT rester au coeur des préoccupations des LGBT, notamment de gays. les politiques de prévention de terrain, la promo de la capote, les campagnes nationales, l'incitation au dépistage, mais aussi les moyens (y compris les suvventions aux associations) doivent être pérennisées, certainement pas tronquées!
De Numa
Mais ce qui est sûr, c'est qu'on va utiliser ces enquêtes pour stigmatiser le monde gay. Attendez, moi quand je lis cet article, je trouve tout à fait justifié que l'on interdise aux gays de donner leur sang ! Ces irresponsables ne savent même pas qu'ils sont infectés ! Et ils ont des conduites à risque ! Et ils ne se dépistent pas ! Et un gay sur 5 est séropo !
Il faudrait faire un test sur la stabilité du mariage chez les couples hétéros, en interrogeant les gens à la sortie des cabinets d'avocats spécialisés dans le divorce : c'est exactement la même démarche !
Je suis heureux de lire dans l'article que "l'échantillon de personnes retenues dans cette étude ne permet pas de tirer une généralité valable pour l'ensemble des gays".
De Diidooo
" je trouve tout à fait justifié que l'on interdise aux gays de donner leur sang ! "
Donc à cause de gays non responsables, tous les gays doivent être punis ? Je n'ai pas pu donner mon sang, on m'a demander de partir car je suis gay, et je suis loin d'être comme ces mecs !
En tout cas sur le non usage de la capote, de plus den plus de mec, c'est clair, ne l'utilise pas, et pourtant je pense que la pub ne changera rien, la gratuité de la capote non plus, car dans les saunas et auutres elle est gratuite. Seulement il faut en rencontrer pour être dissuader. Mais des article de tétu qui parle d'une route vers le "vaccin" du sida n'arrangent rien. Car depuis le prix nobel de la médecine l'année dernière, depuis la stabilisation de personnes séropo, de plus en plus de personnes n'ont plus peur du sida...
De Numa
Didoo, mon message dit exactement le contraire de ce que tu as compris.
J'ai dit que cette étude était biaisée, et qu'elle justifiait tout à fait la décision d'exclure les homos du don du sang.
De Numa
Christopher Girafe, mis à part ton pseudo ridicule, quand tu écris "n'obligez pas de pauvres hémophiles, des accidentés de la route, des transfusés hétéros à accepter votre sang car ils veulent du sang propre", est-ce que tu es au courant que tu parles à quelqu'un qui est homo, qui n'est pas séropositif, et à qui on refuse de donner son sang pour "les pauvres hémophiles et accidentés de la route", alors que son sang ne présente aucun risque ?
Est-ce que tu as juste conscience de ça dans ta petite tête ?
De Numa
Et les cons, on leur interdit de donner leur sang ?
Tu réponds de toute façon à côté de la question : la préservation des réserves du sang, tu t'en fous, puisque je connais beaucoup d'homosexuels absolument séronégatifs, qui ont des pratiques bien moins risquées que des hétérosexuel(le)s, et qui sont prêts à donner leur sang si on les y autorise.
Tu es persuadé que les homos représentent une "populasse", et tu t'imagnes qu'en bloquant tous les homos, on fait le bien des transfusés, mais c'est faux puisqu'on bloque ainsi beaucoup plus de séronégatifs que de séropositifs.
La question qui devrait être posée n'est pas "êtes-vous homo ?", mais la suivante : "Avez-vous des pratiques sexuelles à risque ?" Ainsi, on limiterait davantage les risques (comme tu le souhaites) et on éviterait davantage le don du sang par des séropositifs, qu'ils soient homos ou hétéros.
Tu as compris, ou ton idéologie t'en empêche ?
De vpi79
"Et les cons, on leur interdit de donner leur sang ?"
Heureusement (ou malheureusement ?) la connerie ne se transmet pas par le sang, mais elle est hautement plus contagieuse que le sida, car elle est transmissible même par des voies immatérielles, sans aucun contact physique ni transport de matière (sur Internet ou à la TV par exemple). Et en plus la contagion va beaucoup plus vite que le A-H1N1 (il ne suffit de quelques heures pour contaminer des millions de gens, et des mois ou des années pour s'en défaire, mais il n'y a pas de vaccin efficace connu, et aucune recherche active financée pour la soigner ou en limiter les effets indésirables, même les lois sont inefficaces car souvent inapplicables).
De pierredu31
@Christopher Girafe
Alors merci, je te signale juste que je suis gay pur, j'ai 45 ans et je suis séro négatif et je me protège, ceci expliquant celà, et pourtant alors que j'étais donneur de sang, du jour où j'ai dit que j'étais homosexuel, on m'a refusé le don du sang. Par contre, dans le questionnaire ne figure pas par exemple la question venez vous de sortir de prison il y a moins de 6 mois, donc dans la fenêtre d'incertitude, par exemple.
Quant aux pratiques à risques, et au fait que les hétérosexuels mariés seraient plus fidèles et moins suceptibles d'avoir des rapports non protégés, tu voudras bien un jour à l'occasion aller faire un tour dans n'importe quel hotel, et tu verras ces bons pères de familles qui sont fidèles.
Et sois sympas ne confond pas les responsabilités, le sang contaminé la justice a tranché, même si ce fut imparfaitement avec la célèbre formule responsables mais pas coupables, c'est dû à l'appreté et à l'appat du gain de certains responsables médicau et politiques qui alors qu'ils connaissaient le caractère contaminé et contaminant des lots, on préféré continuer à les distribuer le temps d'écouler les stocks et d'attendre que pasteur sorte son test.
Et si demain l'on faisait le même test dans les bars à hotesses on aurait le mêm type de résultats, voire pire, mais c'est étonnant on ne le fait ni dans les bars à hotesses, ni dans les boîtes et lieux de dragues hétéros, tu voudras bien m'expliquer pourquoi.
Alors les résultats que donne cette enquête ne sont représentatifs qu d'une partie de la population gay, pas de son ensemble, tout comme les mêmes tests faits dans des lieux de même type hétérosexuels ne seraient représentatifs que d'une partie de la population hétérosexuelle.
Le problème avec le v.i.h. c'est qu'il n'existe aucune enquête épidémiologique à son sujet qui est concernée une population française type regroupant toutes les formes de sexualité et où l'on ait sur chaque cas de séropositivité fait la recherche du patient zéro. En l'absence d'une telle recherche épidémiologique, il est absolument impossible d'éablir scientifiquement quoique ce soit, et ce d'autant plus qu'on collationne des données entre elles qui sont sans rapports et dont les conditions d'établissement sont sujettes à caution, l'exemple le plus parlant étant qu'il n'existe pas la catégorie bisexuelle, hors comment et sur quelle base scientifique affirmer qu'une personne ayant des rapports non protégés a été contminé par le ou les raports homosexuels et non par le ou les raports hétérosexuels, tu n'as en dehors de la recherche du patient zéro pour chaque lignée de contamination aucun moyen de le déterminer, hors c'est ce que font les chiffres actuels qui additionnent aux homosexuels les bisexuels sans qu'il ait été prouvé que la contamination fut bien homosexuelle et non hétérosexuelle.
Une donnée statistique n'a aucun sens en elle-même, elle n'a de valeur qu'en fonction des conditions dans lesquelles elle a été établie et en fonction des données à laquelle on va la comparer et des conditions dans lesquelles celles-ci auront elles-même été établies.
Alors s'il te plaît, avant de tirer des conclusions hatives relativises la portée des données fournies, parce qu'excuses moi mais un gay qui vit à Paris n'a pas ni la même vie ni les mêmes habitudes qu'un gay qui vit au fin fond de la Lozère ou au fin fond de l'Arriège avec les ours. Et tous les gays ne fréquentent pas les boîtes et bars gays de la capitale ou des autres grandes villes, et quant aux chats gays, ils font quoi les hétéros sur les chats hétéros, ils comptent les moutons peut être ?
De NémoGizmo
pour ceux qui n'ont pas encore compris:
"Christopher Girafe = babeil", notre réac super-catho qui aime Bush et dit que Boutin n'ets pas homophobe!
De la tapette hargneuse
Numa dit qqchose d'intéressant : "on va utiliser ces enquêtes pour stigmatiser le monde gay". effectivement, on peut se demander si ces enquetes ne sont pas demandées par des assocs homos dans le but de stigmatiser les homos. On le sait bien, stigmatiser les homos revient à les marginaliser, ce qui fait le lit du communautarisme. et on sait bien que de nombreuses assocs sont favorables au communautarisme. Ceci dit, je suis moi aussi favorable au communautarisme homo, mais je souhaiterais qu'il ne se fasse pas de cette manière, pas par une infériorisation (sociale) des homos via la maladie. Mais c'est une interprétation de ma part.
De NémoGizmo
@ tapette hargneuse:
on se croirait revenu il y a 25 ans en arrière quand des gays niait la maladie et son ampleur :-((
Primo cette enquête n est pas la 1ère du genre, secundo elle n est pas commandée ou financée par des assoces homos ni par des "communautaristes", c est totalement hors sujet.
Des gens prennent des risques, certains nient le sida, certains rejettent la capote, d' autres refusent le dépistage, et au final une partie meurt tous les ans et qq paranos en sont a fantasmer sur la mauvaise image que des faits épidémiologiques pourraient donner, on croit rêver!!!
On parle de santé des gays la, de leur vie même. Si tu crois qu être seropo n expose pas aux discriminations...
Reveillez vous, le sujet c est bien de pousser tout les gays et bis a mettre des capotes, pas a "enc... Les mouches" pour savoir si on est a 2% près pour donner une bonne image ou pas.