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Ils accusent un traitement de les avoir «rendus gays»

Par Paul Parant mardi 01 février 2011, à 19h13 | 19652 vues
Plus de: santé, médicament, hypersexualité, Parkinson

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Un Nantais accuse un médicament de l'avoir rendu accro aux jeux d'argent et au sexe gay. Un trouble nommé «hypersexualité» qui serait associé à un traitement contre la maladie de Parkinson, et que plusieurs patients disent avoir éprouvé.

A Nantes, un homme, marié et père de deux enfants vient d'attaquer le laboratoire qui commercialise le Requip, un médicament contre la maladie de Parkinson. Aujourd'hui âgé de 51 ans, il avait développé une addiction au jeu qui l'avait amené à dilapider les économies de son ménage et à commettre des vols… mais aussi une «hypersexualité» gay, qui l'avait conduit à s'exhiber sur internet, à se travestir et à chercher compulsivement du sexe.

Un autre témoin
Et il semble bien que Didier Jambart, le plaignant, soit que le premier à attaquer le laboratoire GSK en justice, mais pas la première personne traitée contre la maladie de Parkinson à se plaindre de symptomes similaires: l'an dernier, un autre homme qui se disait hétérosexuel avait témoigné à visage découvert dans L'Union de Reims. Condamné pour agression sexuelle, il avait été reconnu coupable d'avoir tenu des propos offensants et embrassé un jeune garçon de force… Lui aussi s'est travesti. Il assurait avoir «échangé avec d'autres malades», qui se plaignaient d'être «troublés» sexuellement de la même manière.

Didier Jambart, lui, avait constaté que ses comportements addictifs avaient cessé en 2005, après l'arrêt du traitement. Durant les deux ans de prise du médicament, il a fait trois tentatives de suicide, a été déclassé professionnellement et se dit «traumatisé», selon ses avocats, qui s'appuient sur plusieurs expertises. Devant le tribunal de Nantes, il demande au civil 450.000 euros de dommages et intérêts au laboratoire, qu'il accuse d'avoir commercialisé un médicament «défectueux», et à son neurologue, qu'il poursuit pour avoir «manqué à son obligation d'information».

Gêne
Quant effets indésirables mentionnés sur la notice du Requip depuis 2006, ils mentionnent «des épisodes de jeu pathologique» et une «augmentation de la libido»… sans précision quant à l'homosexualité. Les avocats du plaignants estiment que ces effets étaient déjà connus depuis plusieurs années.

Cité par l'Union de Reims, un neurologue écrivait: «Nous venons d'une période où les signes de dysrégulations dopaminergiques (les dopaminergiques sont des médicaments reproduisant les effets de la dopamine, utilisés contre la maladie de Parkinson… et les troubles de l'érection) étaient relativement peu popularisés dans le milieu neurologique ainsi que dans le milieu des patients, ce qui fait qu'ils étaient soit méconnus, soit sous-estimés.» Manière de dire que la gêne liée à cette soudaine homosexualité a pu reculer la prise de conscience du problème?

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67 réactions de la communauté

 
Ilir

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De Ilir

Le 01 février à 19h26

Heu...

Et si un gay en prend, il va devenir hétéro ?

 
hector dumas

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De jlth

Le 01 février à 22h37

C'est justement ce que je pensais à la lecture de l'article.
Il faut se méfier, tous les mouvements fondamentalistes vont vouloir nous en filer.
N'importe quoi ce truc.

 
hector dumas

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De vpi79

Le 02 février à 16h18

Qu'un médicament puisse avoir l'effet d'augmenter la production de testostérone (comem d'autres aussi, ainsi que divers polluants alimentaires ou environnementaux ont des effets comparables aux oetrogènes), c'est possible. On ne peut pas alors nier un effet d'hypersexualité (et cet effet existe bien puisqu'il existe aussi des médicaments pour provoquer l'effet inverse, ce qu'on appelle la castration chimique qui provoque une baisse de libido).
On a d'autres produits comme la célèbre petite pillule bleue pour l'érection.

Mais quoi qu'il en soit, ces produits ne changeront pas l'orientation sexuelle. Si une trop forte libido devient génante, il faut en parler à son médecin pour prévoir un traitement substitutif ou compensateur (une castration chimique réduite). Quoi qu'il en soit, si c'est génant, c'est un ffet indésirable qui mérite d'être étudié, et la ule façon c'est d'en parler à médecin afin qu'il puisse rapporter les cas aux autorités sanitaires et permettre l'évaluation épidémiologique des effets indésirables ce traitement ou des traitements substitutifs.

Mais aller dire qu'un médicament rend gay, c'est trop facile. Et idiot en plus, sinon ça fait longtemps que cela se serait su et que nombre de familles (ou des régimes politiques autoritaires) auraient "soigné" les gays (car si une molécule a une action dans un sens, c'est facile alors de comprendre pourquoi cela agit, et développer une contre-molécule agissant en sens inverse).

Etre gay n'est pas une question d'hormones. On peut être gay et hyposexuel, car cela n'est pas du ressort médical, mais participe du vécu, de l'expérience de l'individu, des émotions qu'il a pu éprouver et du souvenir qu'il en a. Il n'y a alors qguère plus que les psychotropes ou l'Alzheimer pour faire oublier ça, mais on ne peut souhaiter à personne d'oublier son vécu et ce qui a construit son identité, et son intimité, et qui le guide dans la vie et l'aide à se sentir finalement bien vivant.

Je crois que ce bonhomme est un ignare. Et surtout qui cherche à trouver des excuses à son comportement dans des affaires de moeurs (car il me semble avoir entendu qu'il était poursuivi dans des affaires d'attouchement sur mineurs).


Encore un qui cherche à confondre perversion et homosexualité. Et qui se dégage de se responsabilités en n'allant pas voir un médecin si son hypersexualité lui pose problème socialement, et préfère accuser les autres. Et puis qu'il arrête son traitement si c'est la cause de ces effets. Mais aucun médecin ne le guérira de son homosexualité, si c'est vers les hommes que se penche son hypersexualité, car il avait déjà cette attirance mais pouvait seulement la contrôler plus facilement avant son hypersexualité.

On le guérira de son hypersexualité, mais pour le reste il vaut mieux qu'il se pose des questions sur son identité et orientation sexuelle.

Note: l'hypersexualité ou l'hyposexualité n'est pas un problème car les échelles de valeurs vont varier selon les individus. A chacun selon ce qu'il peut assumer, dans les deux cas il y a des traitements pour augmenter ou atténuer sa libido, mais rien qui ne changera son orientation sexuelle (peut-être qu'avant il n'assumait pas sa sexualité et tentait désespérément de se convaincre). S'il a aimé une/des femmes, il doit pouvoir encore le faire (mais il faut qu'il travaille sur son vécu pour voir pourquoi non pas elles ne l'attirent plus mais plutôt pourquoi il éprouve une répulsion, et trouve finalement plus facile de s'orienter vers des hommes ; mais peut-être s'y prenait-il tellement mal avec elles avec son hypersexualité qu'il s'est pris des revers : le sexologue est alors indiqué pour qu'il retrouve sa patience et calme ses appréhensions au lieu de prendre des hommes comme substituts tels des objets sexuels).

Et puis il est peut-être tout bonnement depuis toujours busexuel et est en train de découvrir une partie de sa personnalité qu'il avait refoulée avant.

Bref, je ne veux pas lire que son problème médical, ou psychologique ou sa perversion est la cause de ses relations homosexuelles. Il est en pleine confusion des sens, et je crois qu'ici il ne fait que chercher des mauvaises excuses, sur fond d'homophobie (celle des homos/bis refoulés, et il y en a beaucoup qui justement n'ont pas fait les efforts pour être clairs avec eux-mêmes).

En aucun cas il ne doit rejeter son irresponsabilité pour excuser ses déviances s'il en a fait et se trouve confronté à des poursuites judiciaires (là je ne parle que de la pédophilie, pas de l'homosexualité).

D'ailleurs c'est à ça qu'on reconnait les pervers : ils refusent d'assumer leurs responsabilités, alors même qu'ils voient les problèmes qu'ils causent sur les autres. C'est bien pour ça qu'on doit les obliger à prendre un suivi médical. Les autres, vont voir un médecin et parlent ouvertement de ce qui leur pose problème pour trouver des solutions avant que cela leur nuise socialement ou que les autres ne les contraignent à changer par voie de justice à cause de leur irresponsabilité.

Mais il n'y a aucune perversion dans l'homosexualité ou la bisexualité (il va falloir qu'il accepte ça car il ne fait que mettre un rideau entre lui et son identité, et va aggraver à terme ses désordres impulsionnels en faisant des autres des purs objets esclaves à ses désirs et pulsions, avec toutes les mauvaises excuses pour justifier ses actes au lieu de se faire aider pour les maitriser).

Qu'il aille déjà voir un endicronologue pour faire mesurer ses taux de testostérone. Et avant d'accuser son médicament, il va falloir démontrer que c'en est la cause (donc séjour en hopital pour mesurer effectivement les effets). Il n'obtiendra rien d'autre que la prise en compte de l'effet indésirable d'une trop forte libido (phénomène qui peut aussi avoir d'autres causes, comme une syphilis non soignée qui a détruit certaines parties de son système nerveux qui permettent de la contrôler, ou une syphilis ancienne guérie, mais provoquant un phénomène équivalent qui peut s'accentuer avec l'âge).

Jusqu'à présent, pour la plupart des gens, une hypersexualité n'est pas un problème, même si elle est homosexuelle, et c'est même plutôt enviable souvent chez les personnes âgées qu retrouvent une certaine jeunesse, et les ouvre justement à la rencontre et à plus de socialisation. Mais si lui il s'enferme dans son coin vers une sexualité cachée (voir interdite), il a un problème de comportement. Franchement, c'est pas la justice qui va l'aider (au contraire elle devrait s'inquiéter de son irresponsabilité), mais bien un médecin ; s'il ne le fait pas, il devra assumer les conséquences judiciaires s'il traite des jouets sexuels comme des esclaves à sa libido incontrôlée, mais que finalement il prend plaisir à faire et à laquelle il est addictif au mépris des autres.

 
hector dumas

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De MysteriouScow

Le 02 février à 23h19

Ce patient est juste devenu con.
Il avait le choix entre perdre la mémoire ou devenir nymphomane.
C'est un choix à faire.

 
Erb

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De Erb

Le 01 février à 19h31

Essayez aussi le syndrome frontal, c'est une sacrée expérience...

 
hector dumas

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De Erb

Le 02 février à 16h46

Bon, sérieusement maintenant (le mécanisme n'a – apparemment – rien à voir avec le syndrome frontal, qui est une tout autre histoire, où l'on peut notamment observer une grande désinhibition sexuelle).

Cette histoire d'effets indésirables – Requip®(ropinirole) – en fait ne repose pas du tout que sur la désinhibition, comme on serait tenté de le croire.

1. La maladie de Parkinson est due à une dégénérescence des cellules qui produisent la dopamine (situées dans le locus niger). Un neurotransmetteur essentiel (la dopamine) fait défaut pour l'initiation des mouvements volontaires (système nigrostrié).

2. Mais la dopamine est également impliquée dans le système de récompense (mésocorticolimbique... où l'on rejoint le cortex frontal !), ce qui explique les comportements addictifs ; la dopamine accompagne également le désir. Tout cela est bien connu.

Requip est un agoniste dopaminergique. Au lieu d'agir uniquement sur le système nigrostrié (1), Requip agit également sur le système mésocorticolimbique (2). CQFD pour les pulsions (pulsions sexuelles, pulsions pour les jeux d'argent), les compulsions et l'addiction.

En revanche, il n'est pas expliqué de la sorte qu'on "devienne gay". (On se rappellera cependant que dans le syndrome frontal – encore une fois, il ne s'agit pas d'un syndrome frontal ici – certains patients sautent "sur tout ce qui bouge", peu importe le sexe croisé à ce moment.)

 
hector dumas

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De Brice NEHAM

Le 02 février à 21h42

Peut-on imaginer, si j'en crois ton dernier paragraphe, que le REQUIP, en augmentant fortement la libido, amène le patient à surpasser ses inhibitions morales, et à passer à l'acte homosexuel qui ferait en fait partie de sa vraie nature? (Et peut être l'inverse pour un homo, genre Bi qui s'ignore !)

 
hector dumas

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De Erb

Le 03 février à 01h57

Je ne sais pas complètement répondre à ces questions passionnantes. (J'ai été interne en neuro... autrefois, mais je ne suis pas neurologue ; je vois aussi qu'un neurologue s'est exprimé page 3 : Marcopera.)

J'ai évoqué le SYNDROME frontal simplement parce qu'il peut donner des symptômes bien plus prononcés que les MÉDICAMENTS agonistes dopaminergiques ; s'il peut y avoir quelques parentés dans les signes (l'expression), les mécanismes physiopathologiques et les cadres nosologiques diffèrent complètement.

Le syndrome frontal est consécutif à une ou des lésions d'un lobe frontal ou des deux [lésion vasculaire (AVC ou non), tumorale, comme un glioblastome (cancer), etc.]. Les symptômes sont tant variables qu'ils peuvent sembler contradictoires. La plupart du temps, le patient est anosognosique : il n'est pas conscient de ses troubles. Certaines formes sont très "riches". Imagine que la cause soit un accident vasculaire cérébral. Eh bien du jour au lendemain (ou presque), le patient peut se mettre à pisser où il lui plaît, dire ce qu'il "pense", draguer un peu tout le monde, et même coucher. C'est extrêmement perturbant pour la famille. J'ignore si l'on en peut tirer des conclusions sur la bisexualité essentielle de l'être humain (j'y crois, mais selon moi la preuve n'est pas apportée), parce qu'il s'agit vraiment d'un syndrome LÉSIONNEL, que le cerveau est modifié. Bref, malgré l'évidence de la désinhibition, il n'est pas prouvé que le patient avait telle tendance, par exemple homosexuelle. (C'est en fait mon opinion, mais je ne la trouve pas suffisamment étayée.)

En revanche, l'administration d'une substance a très souvent des effets psychotropes. La maladie de Parkinson est DÉGÉNÉRATIVE (comme la démence à corps de Lewy, mais tous les syndromes parkinsoniens ne le sont pas).
Des médicaments contre les vomissements (métoclopramide = Primpéran, neuroleptique "caché") peuvent avoir des conséquences neurologiques fâcheuses (syndrome extrapyramidal, dyskinésies précoces ou tardives... et là c'est la cata) ; certains neuroleptiques, par levée de l'inhibition, peuvent conduire au suicide (hyper-connu). À nouveau, il me semble insuffisant de savoir qu'une molécule ait des effets psychotropes pour se permettre d'affirmer qu'elle "révèle" une personnalité.

Prenons un autre exemple : les syndromes alzheimeriens. DÉGÉNÉRATIFS. Supposons-les non traités par des médicaments. La personnalité du patient est profondément altérée. Quand j'étais "jeune médecin", j'étais plutôt enclin à penser que les gens, en fait, ne changent pas, mais se révèlent. Je suis plus nuancé aujourd'hui. Je crois vraiment que les patients, pour une part expriment ce qui était déjà en eux, et pour l'autre évoluent et changent. Enfin qu'il est impossible de faire la part des deux chez UN ÊTRE HUMAIN.

Quand on voit seulement qu'une prise de LSD suffit pour se faire jeter par la fenêtre, on se trouve réduit à une certaine modestie quant à son libre arbitre ! La cocaïne, les amphétamines, beaucoup de médicaments aussi ont un effet psychotrope. Je ne saurais pas dire si notre "vraie nature" en est révélée, ou si la molécule l'"emporte".


Ma conviction, j'en suis désolé, mais elle n'est pas originale, est

que nos "prédispositions" (génétiques, parfois congénitales, souvent épigénétiques... quoiqu'on ne soit plus vraiment dans les prédispositions),

et que notre "environnement" (par ex. les molécules, "médicaments" ou non, et leurs métabolites, que ces molécules soient exogènes... ou endogènes)

"interdisent" un avis définitif, rigoureux.


... Quelle que soit ma conviction.

 
hector dumas

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De vpi79

Le 04 février à 14h18

Suoi qu'il en soit, s'il a pris un traitement psychotrope c'était contre une maladie fortement handicapante. Mais aller porter plainte pour le fait que ça l'ai rendu "gay" est un peu fort ! On ne souffre d'aucun handicap quand on est gay, même si certains le prétendent ou s'efforce de nous convaincre de façon exécrable (l'intolérance ou la violence).

Prendre un médicament très actif a toujours des effets à la fois positifs et négatifs. Le médecin doit évaluer avec le patient le rapport bénéfice/risque. Dans son cas, le parkinson très handicapant a été soigné, de quoi se plaint-il ? Il doit savoir, si l'effet est trop fort et le gène socialement, en parler au médecin pour adapter le traitement (car la prise de psychotropes est extrêmement compliquée à doser, les effets variants considérablement d'un individu à l'autre selon les dosages, et aussi avec le phénomène d'accoutumance).

S'il a des relations sexuelles normales et se sent redevenu vivant, là où le parkinson l'handicappait lourdement et le condamnait à une dégénérescence de plus en plus prononcée, il devrait se réjouir de cette vigueur et activité retrouvée.

Mais s'il s'est contenté de suivre une prescription, constater des effets indésirables, et pas revu son médecin pour que cela entre en accord avec son style de vie, c'est de sa faute. Il faut qu'il arrête d'être gêné d'en parler à son médecin, dans le secret médical, au lieu d'étaler ça sur la place publique. Car s'il a une vie sexuelle très active, au moins il prend conscience de ce qu'il fait (sinon il ne se plaindrait pas), et il doit être capable alors de se prendre en main : il a bien été capable de voir un médecin pour son parkinson, il doit être capable de le faire pour son trouble sexuel.

Certains croient que les médicaments ne vont faire que soigner le symptôme pour lequel on a prescrit le médicament. Ce n'est pas un miracle : tout traitement actif (particulièrement les psychotropes et neuroleptiques) ne se prend jamais à la légère et jamais sans suivi médical. On doit dire à son médecin tous les effets indésirables, inefficacités, et autres troubles qu'on constate, car le médecin ne peut pas tout deviner avec juste ses yeux et un stéthoscope, et en un seul rendez-vous juste pour avoir la prescription.

Le médicament n'est pas là pour guérir, il est là pour aider le patient à retrouver un meilleur équilibre qui lui permettra alors de mener une vie la plus normale possible, sans trop de souffrance. La première devise du médecin ce n'est pas « soigner », mais « ne pas nuire » ; ce qui est impossible de faire au mieux sans la collaboration du patient qui apprend alors lui-même à accepter ses maux et vivre avec, comme tout le monde. Et quand on va chez un médecin il ne faut pas y aller juste pour sortir avec une prescription.

S'il n'y a pas de traitement ne vaut pas le coup, le patient peut choisir de ne pas se faire traiter, ce n'est pas le médecin qui décide seul, et si le médecin vous dit qu'il n'y a pas besoin de traitement mais juste du repos ou certaines précautions, il vaut mieux s'en tenir là.

Il n'y a pas de traitement bénin, tous les médicaments efficaces sont des poisons, les autres ce sont des placébos utiles seulement si justement on a un suivi médical et un dialogue ouvert avec son médecin. Notre meilleur médicament c'est souvent nous-même.

Moi, si j'avais un alzheimer mais un traitement qui me permet de rester lucide et maitre de mes mouvements, voire en vie 5 ou 10 ans de plus, je le prendrait même s'il y a des effets indésirables ; mais une libido augmentée ne me semble pas indésirable pendant ces années gagnées (elle est même un excellent facteur antidépressif, permet de booster nos activités et mener ses projets à bien, et nous rend généralement plus sociable et plus ouvert aux autres et attentif à ce qui nos entoure, comme aussi à son corps, elle permet de mieux prendre soin de soi). Et tant pis si au passage je me mets à avoir envie d'une sexualité hétéro (vu que je suis homo, certains diront que je suis un bi refoulé, ou un hétéro qui s'ignore, je m'en fous, je suis un être sexué avec des envies normales, comme presque tout le monde) : ça restera dans mon intimité, mais si franchement ça me dérange tant que ça, c'est tellement simple d'en parler au médecin pour suspendre ou changer le traitement, ou en expérimenter un autre, car je sais (et mon médecin aussi) d'où ça vient.

 
hellbrecht

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De hellbrecht

Le 01 février à 19h38

«des épisodes de jeu pathologique» et une «augmentation de la libido»
Ca m'impressionne ce qu'on arrive à faire faire au corps avec des choses qu'on a inventé. Enfin bref c'est pas le propos.

Je pencherais pour l'homosexualité refoulé, l'appétit sexuel augmenté par le médicament à peut être empêcher à ces hommes de faire taire la petite voie du désir réel.

 
hector dumas

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De Sixtine

Le 01 février à 19h49

exactement, ou une bisexualité dont il n'avait pas conscience.

 
hector dumas

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De pittbi

Le 02 février à 18h11

Que c'est bien dit ! Ces personnes ont trouvé une bonne excuse
pour assouvir (enfin) leur désirs refoulés ! Alors qu'il est si simple
d'apprendre à se connaître, moins de s'accepter.

 
hector dumas

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De Brice NEHAM

Le 02 février à 21h46

@ hellbrecht: Oups! je viens de répondre à erb ci dessus, et je m’aperçois que tu avais fait la même remarque!

 
Lisa Mour

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De Lisa Mour

Le 01 février à 19h49

Si on part du principe (toujours cette éternelle question pourquoi sommes nous homo ?) que nous sommes ainsi depuis notre naissance, et non, nous NE le devenons pas, nous le sommes !
Acceptation ou pas, visible ou pas...
Peut-être est-ce juste un désir refoulé depuis bien longtemps, qui part un simple médicament désinhibitionnant (pas sur que le mot existe...) a fait que cela s'est révélé à la personne... Une cigarette qui fait rire, avec une bonne dose de whisky aurait pu donner le même effet...

Et comme le dit si humoristiquement Llir... L'effet contraire peut exister ?

 
hector dumas

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De bdbg24

Le 03 février à 00h06

oui, l'un ou l'autre suffit dans certains cas ! j'en ai été témoin. Par contre, je n'ai pas vu de gay devenir bi dans ce cas... mais par le même mécanisme de levée d'inhibition, cela devrait pouvoir se produire. Mais il n'est pas besoin d'une drogue (alcool ou herbe) : une très grande émotion peut avoir le même effet et nos doctes correspondants erb ou vpi nous dirons que cela a à voir avec la dopamine et la sérotonine. Les humains sont heureusement plus complexes et dons plus intéressants que les modèles que l'on voudrait nous imposer.

 
hector dumas

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De vpi79

Le 04 février à 14h38

Je ne suis pas "docte", je parle sur le bon sens. Les médecins voient toutes sortes de choses, on peut leur parler de tout, ils sont préparés à ça et ils ont le secret médical imposé. C'est parce qu'ils bénéficient de ce secret que les médecins sont efficaces (contrairement aux pseudo-médecins ou guérisseurs qui en plus ne sont responsables de rien et vous laisseront tomber au premier problème) : ils peuvent étudier la personne dans sa globalité, on n'est pas que des patients en attente d'une ordonnance ; et il y a des autorités sanitaires et épidémiologiques qui ne travaillent que justement sur la base des constatations médicales : si on ne va pas voir son médecin ce sera un autre qui aura les effets indésirables Le secret médical s'impose même à la famille : c'est le patient qui donne son accord, mais face à un tabou personnel que le médecin comprendra, il ne révélera rien. Tous les médecins savent ce qu'est un homosexuel c'est pas nouveau, ils savent les pathologies qui leurs sont d'ailleurs de moins en moins spécifiques (même si le VIH ou les hépatites sont plus courantes chez les homos).

Le médecin rapporte les cas difficiles aux autorités sanitaires, et prend conseil auprès d'autres spécialistes, mais ne révèle pas l'identité de son patient : il demandera d'abord l'accord du patient pour l'envoyer ailleurs. On peut lui parler en confiance, mais si on ne peut pas, autant voir un autre médecin et ne pas prendre sa prescription du tout si on a un doûte. On est libre, n'en déplaise à la Sécu qui voudrait nous imposer un seul médecin référent (mais nous laisse la liberté d'en changer sans avoir à se justifier, avec une procédure administrative pour le seul motif d'éviter justement la surmédication dangereuse et inutilement coûteuse).

 
Lisa Mour

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De Lisa Mour

Le 01 février à 19h57

Si on part du principe (toujours cette éternelle question pourquoi sommes nous homo ?) que nous sommes ainsi depuis notre naissance, et non, nous NE le devenons pas, nous le sommes !
Acceptation ou pas, visible ou pas...
Peut-être est-ce juste un désir refoulé depuis bien longtemps, qui part un simple médicament désinhibitionnant (pas sur que le mot existe...) a fait que cela s'est révélé à la personne... Une cigarette qui fait rire, avec une bonne dose de whisky aurait pu donner le même effet...

Et comme le dit si humoristiquement Llir... L'effet contraire peut exister ?

 
hector dumas

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De adb

Le 02 février à 13h58

Et pourquoi n'aurions nous pas le droit de choisir, pourquoi doit-on parler de l'homosexualité comme d'un fardeau. Ce n'est peut être pas la route la plus simple mais doit-on toujours choisir d'aller tout droit?

J'espère qu'on arrivera à se libérer de toute justification car "j'aime çà", oui embrasser une femme est excitant, pourquoi je n'aurais pas envie que ma vie soit excitante tous les jours même si moins conventionnelle. Et pourquoi devrais-je alors répondre que c'est à la naissance, non je l'ai choisi et ceux que ça dérange, je leur réponds : What'ever, I don't care... parceque je n'ai ni besoin de me rassurer, ni de leur approbation, j'ai juste besoin de leur respect et cela n'a rien avoir avec ma sexualité.

Scientifique ou non ? On s'en fou ! On a le droit d'en avoir envie, on est libre face à nous-même ou en tout cas cela ne dépend que de nous.

 
hector dumas

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De oum-bearto

Le 02 février à 14h26

@adb tu fais ce qui tu veux de ta vie du moins que tu respectes ce que tu es profondémen...

 
Alex Simons

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De Alex Simons

Le 01 février à 20h01

Merde alors, je crois qu'on a dû m'administrer ce médicament à l'insu de mon plein gré (et pendant longtemps, vu les séquelles lol), je ne vois pas d'autre explication... Plus sérieusement, je pense comme le dit Pierredu31 qu'en enlevant les inhibitions ce médicament ne fait QUE remonter des tendances déjà existantes: ON NE DEVIENT PAS HOMO, mais on peut l'être et ne pas le savoir, ou du moins l'avoir enfoui dans une partie de son cerveau...

 
KaliYuga

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De KaliYuga

Le 01 février à 20h24

Au lieu de pleurnicher comme des madeleines sur ces pauvres ploucs, ne voyez vous donc pas l´interet extraordinaire de ce medoc??! On pourrait enfin rallier quelques beaux heteros a notre cause !! =)

 
hector dumas

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De oum-bearto

Le 01 février à 20h37

et je me propose de les trier... j'ai beaucoup de temps libre en ce moment... :-)))

 
ricky

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De ricky

Le 01 février à 20h34

cette histoire me fait penser à une expérience où on a réussi à rendre des moutons homosexuels hétérosexuels...

"Scientists and gay rights activists have criticised experiments being conducted in the US that aim to turn gay sheep straight.

Oregon State University is conducting research into the hormonal balance in the brains of rams who are attracted to other rams.

The scientists claim their research is aimed only at reducing or eliminating gay sheep.

About one in ten rams mount other rams instead of ewes. This 10% cost farmers money, and scientists have been experimenting with changing the hormone levels in the brains of these ‘gay’ animals. So far the tests have been successful, with formerly ‘gay’ rams mounting ewes."

(source : http://www.pinknews.co.uk/news/articles/2005-3398.html/)

 
hector dumas

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De oum-bearto

Le 01 février à 20h38

oui mais nous on n'est pas des moutons et on n'aime pas ce qui est cheap ou sheep je sais plus!!!!

 
hector dumas

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De Caroline.T

Le 01 février à 20h48

Ouai bah j'espère qu'ils ne testeront pas ça sur les humains, parce que le "reducing or eliminating gay", that sucks...

 
hector dumas

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De vpi79

Le 04 février à 14h57

On n'est pas du bétail, et on n'est pas là pour se faire tondre. De toute façon qu'on soit homme ou femme, on se fera tondre quand même ! Qu'on soit gay ou homo, on paiera les mêmes impôts et on ira dans le même cimetière. Il n'y a aucune justification économique à éliminer les gays de la société. Et personne ne peut non plus nous obliger à nous reproduire. Alors que les couples gays sont stériles et ne donnent pas des enfants gays, on se demandera alors pourquoi tous les gays sont issus d'une relation hétérosexuelle ?

Le problème économique ne vient pas des gays mais de l'intolérance des hétéros. Car autrement les gays vivent le plus normalement du monde et sont économiquement aussi rentables que les autres (ni plus ni moins). Et la société doit arrêter de mettre ces moules sexistes, ou d'affliger des mutilations aux êtres sexuellement indéterminés uniquement sur des aprioris sociaux : c'est la société qu'il faut changer, pas les individus qui sont comme ils sont.

Cependant on peut accepter qu'un médecin écoute la souffrance d'un gay qui souhaiterait entretenir une relation hétéro normale.

De la même façon qu'on écoute aujourd'hui les trans au plan physique et hormonal, si une personne demande un tel traitement hormonal pour consolider une ambiguité d'orientation sexuelle, je ne vois pas pourquoi le médecin ne l'écouterait pas (avec l'aide du psychothérapeute car dans ce cas c'est surtout psychologique, car il n'y a généralement rien à traiter au plan physique, les gays étant aussi féconds que les autres et comptant bon nombre de parents d'enfants, aujourd'hui eux-même aussi souvent hétéros voire homophobes que les autres enfants de parents hétéros).

 
GGGGG

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De GGGGG

Le 01 février à 20h36

trop fort !!! ........ ;-)

 
Petit phoque

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De Petit phoque

Le 01 février à 20h52

Ils ont bien raison de se plaindre ! Moi je ne voudrais pour rien au monde prendre un médicament qui me rendrait hétéro. Embrasser une femme, beurk.

 
hector dumas

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De jlth

Le 01 février à 22h40

et t'embrasser, beurk !!
ya un médoc anti lth ???

 
hector dumas

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De NémoGizmo

Le 02 février à 12h08

toujours aussi bassement hétérophobe ET sexiste, "la tapette hargneuse" alias "Petit Phoque...

tu n'as pas d'amie femme? pas d'amie lesbienne?
ou pas d'amis du tout???

 
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67 commentaires
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