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Contaminations chez les gays: des chiffres effrayants... mais pas nouveaux
 

Drag: le dépistage rapide auprès des gays s'étend en France

Par Frédéric Maurice lundi 06 septembre 2010, à 12h34 | 7466 vues
Plus de: prévention, dépistage rapide, Nice, Aides

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Avec l'appui des autorités, des bénévoles d'Aides proposent à ceux qui se méfient de la blouse blanche un test rapide et gratuit. Des campagnes de dépistages lancée à Paris, Marseille et tout récemment à Nice.

Peur du jugement, de la condamnation, de la leçon de morale, de l'incompréhension. Manque d'affirmation aussi. Par crainte d'avoir à exposer leur vie homosexuelle, beaucoup d'hommes rechignent à fréquenter les centres de dépistage, même anonymes et gratuits. Surtout quand ils ont à des pratiques à risques. C'est le postulat de départ d'un programme de recherche mené depuis quelques semaines dans quatre centres en France : deux à Paris, un à Marseille et un à Nice.

L'idée de cette expérimentation est plus subtile que son nom de code: Drag, dépistage rapide auprès des gays. Pour dissiper toute angoisse de la blouse blanche, il s'agit de confier l'examen à des militants associatifs. Pas des médecins donc, mais des bénévoles dûment formés exerçant dans des conditions de sécurité optimales puisque l'opération se déroule dans des centres agréés, mais en dehors des créneaux ouverts au grand public. Ce n'est pas le dépistage traditionnel impliquant d'attendre une semaine pour obtenir le résultat qui est privilégié, mais son équivalent dit «rapide». Verdict une demi-heure seulement après avoir prélevé une goutte de sang au bout d'un doigt. Ce test a deux inconvénients, de se cantonner au seul dépistage du VIH et de n'être absolument infaillible que pour les rapports datant d'au moins trois mois. Mais il présente l'avantage, très utile pour ceux qui ont des pratiques à risques fréquentes, de déterminer au plus vite leur statut sérologique.

«L'enjeu, c'est de diversifier l'offre de dépistage»
«On sait depuis une précédente étude que le dépistage associatif est fiable. L'objet de ce nouveau programme de recherche est de montrer qu'il est pertinent. C'est-à-dire qu'il répond à un besoin jusqu'alors inassouvi. L'enjeu, c'est de diversifier l'offre de dépistage en France, car l'amélioration de son accès est une des clés de la réussite de la prévention », plaide Bruno Spire, responsable scientifique de l'étude. Il est aussi président d'Aides, l'association de lutte contre le sida qui a obtenu de mettre en œuvre cette expérimentation sous la responsabilité scientifique de l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales, l'ANRS.

Ce programme de recherche se limite aux seuls hommes ayant eu, au moins une fois, un rapport sexuel avec un autre homme, indépendamment de leur identité sexuelle. Le rendez-vous dure deux heures puisqu'il s'accompagne d'un échange avec le militant associatif, de conseils de prévention et d'un questionnaire à remplir. Le dépistage est gratuit, son résultat est confidentiel. La campagne devrait durer sept mois. Si ses résultats sont concluants, le ministère de la Santé pourrait alors instaurer le dépistage associatif. A destination des gays, mais aussi à d'autres communautés qui se font rares dans les centres de dépistage: les gens du voyage, les migrants, les mineurs, etc.

Centres de dépistage participants, modalités et plus d'infos sur depistage.aides.org

Illustration: Fotolia

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24 réactions de la communauté

 
NémoGizmo

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De NémoGizmo

Le 06 septembre à 13h24

très bien, car on avait presque 2 ans de retard par rapport à nos voisins.

mais il faut que cela existe au moins dans chaque capitale régionale en France métropolitaine, mais aussi aux Antilles et en Guyane!!!

 
hector dumas

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De Kech

Le 06 septembre à 13h45

Dans quel domaine n'avons-nous pas plusieurs années de retard ?... ;)

 
hector dumas

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De NémoGizmo

Le 06 septembre à 13h55

bonne question!

Populisme, sexisme, racismes... Sur ces choses contestables, hélas, nous ne sommes pas très en retard sur Berlusconi & co!

 
hector dumas

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De Phil86

Le 09 septembre à 09h46

"Populisme, sexisme, racismes..." et aussi sérophobie dans la communauté gay...

 
Kech

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De Kech

Le 06 septembre à 13h46

Bonne initiative ! La diversité des possibilités de dépistage est une chose essentielle pour correspondre à chacun et chacune (n'oublions pas ces dames).

 
Tazman

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De Tazman

Le 06 septembre à 16h26

► "Ce test a deux inconvénients, de se cantonner au seul dépistage du VIH et de n'être absolument infaillible que pour les rapports datant d'au moins trois mois."

♦ Suis-je le seul a trouver cette affirmation étrange ?

Je suis parfaitement d'accord sur le fait qu'il est dommage de limité le dépistage au VIH alors que l'on connaît les liens entre celui-ci et les autres IST (notamment le faite qu'une IST peut favoriser une infection à VIH).

Pour la 2nde partie je suis perplexe.

Dans le domaine du dépistage, il est en effet difficile d'avoir une certitude avant 3 mois après le dernier risque de contamination (à moins de faire un PCR pour rechercher la présence du virus dans l'organisme).

Mais cela n'est pas propre aux tests à résultat rapide. Il en va de même du test de dépistage "classique" étant donné que celui-ci vise à rechercher la présence d'anti-corps à VIH dans l'organisme.

Les tests à résutat rapide mixtes combinés de 3ème génération (et aujourd'hui de 4ème génération mais pas encore très répendus) associent une recherche d'anti-corps et une recherche d'anti-gènes AGp24 ce qui permet un dépistage dés 15 jours après le risque d'infection.

Pour comprendre tout cela il suffit de ce référer à la chronologie d'une infection à VIH :

► infection (càd entrée du virus dans l'organisme)

► période de latence plus ou moins longue.

► + 1 à 10 jours = réaction immunitaire. Début de la phase de primo infection qui dure 15 à 30 jours et se caractérise par un pic de la charge virale.

► + 10/15 jours = les AGp24 passent le seuil de détectabilité

► 20/30 jours = chutte des AGp24 mais les Anticorps passent eux le seuil de détectabilité et leur nombre permet une chutte de la charge virale.

► + 30jours entrée dans la phase asymptomatique.

Les tests combinés permettent donc un dépistage d'une infection à VIH à différentes phase de celle-ci et dés 15 jours grâce au dépistage des AGp24.

Si le test à résultat rapide est positif (ou si la lecture du résultat est difficile, ce qui est assez fréquent), un test de confirmation est effectué à partir d'un autre échantillon.

Dans tous les cas, si la prise de risque à moins de 3 mois, la personne est invitée à renouveler le test au delà de cette limite afin d'avoir une certitude quant à son statu sérologique.

Il serait bien que les personnes dédigeant les articles sur un sujet aussi sérieux soient un minimum informées cela éviterait de propager de fausses informations.

La politique actuelle vise à détexter le plus tôt possible les infections et ce pour 2 raisons. D'une part détecter éviter qu'une personnes en primo-infection (càd avec une charge virale très haute et donc très contagieuse) ne transmette le virus. D'autre part afin de le mettre sous traitement le plus tôt possibile afin de limiter l'installation de réservoir de virus dans certaines partie de l'organisme.

Alors lire ici qu'un depistage avant 3 mois est inefficace et donc inutile, cela à tendance à m'irriter.

Pour le reste : les centres de dépistage communautaire type Checkpoint proposant un VCT (Voluntary Counselling & Testing) ont démontré leur efficacité outre atlantique et dans d'autres pays européen. Il était temps que la France s'y mette.

 
hector dumas

0

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De Tazman

Le 06 septembre à 16h28

C'est insupportable de ne pas pouvoir faire de paragraphes dans la réponse initiale. MM. les administrateurs du site si vous m'entendez.

___________________________________

► "Ce test a deux inconvénients, de se cantonner au seul dépistage du VIH et de n'être absolument infaillible que pour les rapports datant d'au moins trois mois."

♦ Suis-je le seul a trouver cette affirmation étrange ?

Je suis parfaitement d'accord sur le fait qu'il est dommage de limité le dépistage au VIH alors que l'on connaît les liens entre celui-ci et les autres IST (notamment le faite qu'une IST peut favoriser une infection à VIH).

Pour la 2nde partie je suis perplexe.

Dans le domaine du dépistage, il est en effet difficile d'avoir une certitude avant 3 mois après le dernier risque de contamination (à moins de faire un PCR pour rechercher la présence du virus dans l'organisme).

Mais cela n'est pas propre aux tests à résultat rapide. Il en va de même du test de dépistage "classique" étant donné que celui-ci vise à rechercher la présence d'anti-corps à VIH dans l'organisme.

Les tests à résutat rapide mixtes combinés de 3ème génération (et aujourd'hui de 4ème génération mais pas encore très répendus) associent une recherche d'anti-corps et une recherche d'anti-gènes AGp24 ce qui permet un dépistage dés 15 jours après le risque d'infection.

Pour comprendre tout cela il suffit de ce référer à la chronologie d'une infection à VIH :

► infection (càd entrée du virus dans l'organisme)

► période de latence plus ou moins longue.

► + 1 à 10 jours = réaction immunitaire. Début de la phase de primo infection qui dure 15 à 30 jours et se caractérise par un pic de la charge virale.

► + 10/15 jours = les AGp24 passent le seuil de détectabilité

► 20/30 jours = chutte des AGp24 mais les Anticorps passent eux le seuil de détectabilité et leur nombre permet une chutte de la charge virale.

► + 30jours entrée dans la phase asymptomatique.

Les tests combinés permettent donc un dépistage d'une infection à VIH à différentes phase de celle-ci et dés 15 jours grâce au dépistage des AGp24.

Si le test à résultat rapide est positif (ou si la lecture du résultat est difficile, ce qui est assez fréquent), un test de confirmation est effectué à partir d'un autre échantillon.

Dans tous les cas, si la prise de risque à moins de 3 mois, la personne est invitée à renouveler le test au delà de cette limite afin d'avoir une certitude quant à son statu sérologique.

Il serait bien que les personnes dédigeant les articles sur un sujet aussi sérieux soient un minimum informées cela éviterait de propager de fausses informations.

La politique actuelle vise à détexter le plus tôt possible les infections et ce pour 2 raisons. D'une part détecter éviter qu'une personnes en primo-infection (càd avec une charge virale très haute et donc très contagieuse) ne transmette le virus. D'autre part afin de le mettre sous traitement le plus tôt possibile afin de limiter l'installation de réservoir de virus dans certaines partie de l'organisme.

Alors lire ici qu'un depistage avant 3 mois est inefficace et donc inutile, cela à tendance à m'irriter.

Pour le reste : les centres de dépistage communautaire type Checkpoint proposant un VCT (Voluntary Counselling & Testing) ont démontré leur efficacité outre atlantique et dans d'autres pays européen. Il était temps que la France s'y mette.

 
maboule

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De maboule

Le 06 septembre à 22h15

Encore attendre! Mais pourquoi encore attendre que si " l'experience est concluante" on puisse etendre ce type de test a tout le territoire alors qu' on connait le resultat des autres pays qui l' on mis en place. C'est bien un mal français çà aussi, on connait le resultat d' une experimentation mais en France il faut quand meme que l'on fasse tout un tas de test qui au final donne les memes resultats que ceux deja connu. Debile!
Pour avoir discuté du sujet du depistage avec un garçon pas plus tard que hier voici mes remarque:
1 Il ne connaissait pas grand chose sur le depistage!
2 Lorsque je lui ai parle de la conduite a tenir a cas de petit probleme de preservatif il n'a pas ete franchement enchante d'avoir a se rendre au urgences pour pouvoir beneficier au cas ou du traitement post exposition
3 Dailleur il ne savait pas qu'il existait un traitement post exposition
Des personnes comme lui ( et ce n'est pas le premier que je rencontre) qui ne frequentent pas le milieu (boite, bar,...ect) qui n'auront aucun contact avec une association et qui n'iront pas chercher l'info sont les vrais personnes a risque. Elles ne feront pas la demarche en cas de probleme par peur, peur du jugement peur de ce qui peux leur arriver si...
Et encore une fois la France ne se limite pas a quelques grandes villes ni meme au capital regionnal il y a aussi du monde qui habitent ailleur que dans ces vil:les!!!

 
hector dumas

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De NémoGizmo

Le 06 septembre à 22h23

tu n'as pas TORT (avec un "t" à la fin, everybody...), mas la France a déjà bien 2 ans de retard sur les test rapides (merci qui???? Bachelot!!!), il n'empêche qu'il faut bien TESTER ces nouvelles méthodes, faut bien commencer qq part. Notamment en zone d'habitat dense, là où des bénévoles et assoces sont très présentes, c'est logique.

En plus la période de cette étude n'est que de 4 à 8 mois, après, ca va s'arrêter autant de temps il semblerait... le temps d'éplucher les X questionnaires et résultats!
Seulement après, cela reprendra. Ca viendra AUSSI en Bretagne, t'inquiète! avant 2012, j'espère.


 
hector dumas

0

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De maboule

Le 06 septembre à 22h54

Et comme je l'avait deja dit dans un autre post pourquoi ne pas indiquer les differents lieus de depistagesdans les journaux a cote du numero des pompiers et celui de la police ça permettrait de les connaitre et de "banaliser" la chose. C' est une idee!!

 
hector dumas

0

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De Tazman

Le 06 septembre à 23h46

@ Némo : 2 ans tu es généreux, cela va faire 10 ans que les 1er checkpoint proposant des tests à résultat rapide aux HSH ont ouvert aux Pays Bas (Amsterdam), en Suisse (Zurich puis Genève) en suivant l'exemple d'outre atlantique (2nde moitié des années 1990).

 
jeanpaul

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De jeanpaul

Le 07 septembre à 14h55

Seul intérêt de ce test rapide : la statistique : il y a à peu près tant de contaminés dans telle catégorie de population. Pour le reste je suis très réservé : je crains qu'on ne remplace la capote par le test rapide. Ce qui serait un désastre. Plutôt que la promotion du test rapide, il vaudrait mieux faire la promotion de la capote rapide. La capote tout le tant, pour tout.

 
hector dumas

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De NémoGizmo

Le 09 septembre à 08h36

mais non, le test rapide est un vrai progrès, et la France a bien perdu 2 ans (merci qui?) pour l'autoriser (et encore, ce n'est qu'en phase d'étude, ponctuelle là) par rapport à ses voisins. Le sous-dépistage est un drame sanitaire pour cette pathologie, tous les experts le disent.


comme souvent, tu as une vue très partielle et faussée d'un sujet lourd...

 
hector dumas

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De Tazman

Le 10 septembre à 00h08

► Seul intérêt de ce test rapide : la statistique

Étant donné que l'on est en mesure de dater une contamination lors de sa découverte quel qu'en soit le stade (d'où les réajustement statistique a postériori), cela n'a pas grand intérêt statistique que le dépistage soit répandu ou non. En dehors du fait que cela permet de juger plus rapidement de l'efficacité d'une politique de prévention.

Là ou ça change tout c'est dans la connaissance que chacun devrait avoir de son statut sérologique et autant que faire ce peu de celui de son ou ses partenaires en particulier si l'on souhaite avoir des rapports non protégés.

Pour ce qui est d'encourager à l'utilisation du préservatif, nous sommes d'accord sur ce point mais malheureusement cela ne suffit pas.

 
NémoGizmo

0

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De NémoGizmo

Le 09 septembre à 08h46

les toutes dernières données statistiques sur le Sida, en France, ne sont EN RIEN rassurantes, confirmant les alertes des experts et même de la Cour des Comptes.

les promoteurs et fans de films pornos gays non protégés et autres qui disent que les personnes sous multi thérapies ne sont plus contaminantes (alors que ces études concernées portent sur les rapports hétéros) vont en être pour leurs frais...

Les données consolidées 2008:
- les homosexuels masculins (gays + bis hommes) représentent la population la plus touchée par le VIH : 48 % des cas de nouvelles contaminations!
- ce taux est 200 fois supérieur à celui observé chez les hétéros!
- le dépistage reste trop tardif pour des personnes infectées: près d'un tiers des gens se découvrant séropos ont déjà des signes d'atteinte importante des défenses immunitaires (lymphocytes CD4 -les T4- inférieurs à 200/mm3) et 13% sont au "stade sida" (maladie déclarée).


+ de détails:
http://www.slate.fr/story/27049/sida--france-hors-controle-homosexuels
Le sida «hors de contrôle» chez les homosexuels français

no comment :-(

 
hector dumas

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De Phil86

Le 09 septembre à 10h46

euh kilukru ces lieux conviviaux et sans but sexuel que tu appelles de tes voeux existent déjà...

 
hector dumas

0

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De NémoGizmo

Le 09 septembre à 11h36

non, cela ne "prouve" en rien ce que tu dis, qui est trop "rapide" comme conclusion!

Ce qui tu prônes est excessif et liberticide, une fausse solution à un vrai problème. Crois-tu qu'il n'y a pas de contaminations à la campagne, dans les banlieues et autres villes sans "bordel"? FAUX.
Il y a des contaminations entre hommes dans les endroits absolument sans "bordel", cf Corse, Creuse, DOM-TOM entre autres...

Et puis, les jardins publics (ou une forêt), un bord de route ou de rivière avec drague nocturne, cela n'a rien de neuf, ça existe presque partout et depuis des SIECLES même. Il n'y a pas forcément plus de "parlotte" ou de convivalité que dans un "bordel", franchement! Donc faut sortir du "c'était mieux avant", qui est à la fois irrationnel et stérile ici.

La majorité des contaminations a toujours, bien évidemment, lieu dans le LIT des homos, à domicile (cf rdv réseaux tél, sites internet, après rencontre dans des lieux "non sexuels" commerciaux ou en plein air...)!
Le gros "avantage" des lieux commerciaux de sexe (sex-clubs, certains bars, suanas...) c'est qu'ils affichent de la prévention et offrent des capotes, ce n'est en rien négligleable au regard de caoptes qu'ils donnent chaque année à leurs clients.

Les lieux que tu décris, actuels ou comme tu les souhaites, c'est la liberté de création de commerces, ça ne se décrète pas, pas + que la "convivialité" d'aileurs!

Ce phénomène de prise de risques en hausse, notamment des jeunes gays et bis, est HELAS mondial, partout où la maladie a été dédramatisée et invisibilisée!!! La solution n'est pas d'interdire ceci ou cela ou de stigmatiser les homos (ou même juste les séropos, d'autant que certains ignorent qu'ils le sont)!!!

D'ailleurs tu prétends analyser des endroits que tu dis ne pas connaitre, c'est contradictoire. On trouve, hélas, en %, + d'amateurs de relations non protégées sur le net (ou réseaux socaux ou applications de smartphones que dans les commerces dédiés au sexe...

 
hector dumas

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De Tazman

Le 10 septembre à 00h03

" fermer tous les bordels lieux de contaminations evidentes"

► Pas si évidente que cela.

► Si c'est lieux ferment, comment apporter un message de prévention à cette partie de la population ? Tous ceux qui travaillent dans la prévention primaire sont bien heureux de pouvoir faire leur travail dans des lieux déterminés et adaptés au lieu de courir la campagne et les aires d'autoroutes.

La fermeture des lieux de consommation sexuelles n'aura aucune influence sur la consommation sexuelle. Elle l'a rendra juste moins visible et donc moins accessible pour la prévention.

 
hector dumas

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De NémoGizmo

Le 10 septembre à 00h09

@ Tazman:

+ 696.969!

Act Up a réagi, ce jour, en réclamant bien + de prévention "dans les petites villes", justement, qui ne sont pas franchement connues pour avoir des établissements homos avec relations sexuelles...

 
hector dumas

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De moagult

Le 10 septembre à 08h07

@LTH
tiens, t'avais pas été banni toi ?

"Je reste très circonspect quant à la réflexion de Nemo selon laquelle les gays seraient beaucoup plus touchés par le VIH que les hétéros"
--> gros résumé de la méthode scientifique : un fait (ici une étude) a une valeur plus importante qu'une opinion (en l'occurence la tienne). De plus, on peut remettre en cause une étude mais quand plusieurs montrent des résultats qui vont dans le même sens (ce qui est le cas depuis quelques années avec l'essor du bareback), on peut en déduire que le phénomène décrit est vrai.

"Pourquoi ne pas faire cette étude sur les gays du clergé ?"
--> comme il est dit dans l'article, les déspistages ont lieu dans des centres agrées et les catégories sociales des gens testés ne sont pas prises en compte.

"De plus, je crois qu'il y a de très fortes tendances suicidaires chez les jeunes d'aujourd'hui, liées à une très forte immaturité d'esprit et une certitude qu'on ne maîtrise pas son destin"
--> complétement absurde comme raisonnement. justement, je suiscide c'est la maitrise de son destin vu que tu choisis comment finir ta vie. ensuite les tendances suicidaires des gays viennent principalement d'un mal-être qui a son origine dans la non acceptation. POur avoir bossé un temps dans une asso, Je peux te dire que j'ai vu arriver régulièrement des mineurs qui ont été mis à la rue par leur famille pour avoir annoncé leur homosexualité (ou avoir été découvert), qui n'ont sont rejettés par leur environnement social (famille, amis, relations), crois moi, pour eux le suicide, ils l'envisagent plutôt comme une délivrance.

"Pour être clair, je crois que ces assocs ne sont plus en phase avec les populations à risque d'aujourd'hui"
--> tu peux développer stp ?

 
hector dumas

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De NémoGizmo

Le 10 septembre à 09h25

@ tapette hargneuse:

Nier une réalité épidémiologique et statistique ne la change pas. Ton niveau de méconnaissance du sida, sur certains aspects, est tjrs aussi inquiétant...

Tous les experts, les médecins, les assoces, savent et disent (le Conseil National du Sida / CNS, Sida Info Service ou Aides l'ont redit et patiemment expliqué sur x médias hier...) que SI les gays/bis hommes se contaminent +, c'est d'abord parce qu'on part d'un "stock" de séropos environ 150 à 250 fois supérieur de contaminés dans cette population.
C'est simple, cela est simplement "mathématique", la probabilité de croiser un séropo est d'environ 12 à 20% chez les gays, quand elle est de moins de 0,5% chez les hétéros!
Et, non, cela n'est EN RIEN basé sur les seuls homos qui baisent beaucoup, chez eux ou dans des lieux de sexe... Ces données sont connues et ne sont contestées par personne, et les chiffres sont à peu près les mêmes dans tous les pays occidentaux...

Une étude belge dit aussi, cette semaine, que "les pratiques sexuelles à risque de jeunes hommes gays contribuent de manière significative à la hausse de la diffusion du VIH en Europe" (avec, en bonus, d'autres IST qui attestent de l'absence de capotes) car pour eu la maladie est INVISIBLE et pas si grave... :-(
Voilà, HELAS, où on en est, cela corrobore le sombre constat récent du CNS, des assoces et MEME de la très sérieuse Cour des Comptes sur l'inefficacité de la politique de prévention sida (et le retard sur le dépistage massif, avec qq 50.000 personnes s'ignorant séropos) au plan national aujourd'hui... même si on sait aussi qu'une partie des 35/55 ans -longtemps pionnière de ma capote-, lassée ou blasée, prend aussi des risques.

 
SOCRATE

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De SOCRATE

Le 10 septembre à 00h36

Je ne comprends toujours pas les raisons pour lesquelles on parle de dépistage communautaire.

Je m'explique brièvement.

En 1986, j'ai réalisé mon premier test (ELISA) et j'avais 25 ans (de plus la société acceptait globalement moins les homosexuels qu'à ce jour).

Je suis favorable évidemment au dépistage ciblé mais je n'arrive pas à saisir la raison pour laquelle certains homosexuels (minorité ou majorité ?) ont des craintes (fondées ou infondées ?) vis vis de la société majoritaire.

Moi et plusieurs de mes amis n'avons jamais (et j'insiste sur -jamais- eu le moindre problème vis à vis de notre homosexualité avec quiconque et de plus nous sommes tous affirmés au vu et au su de tout le monde.

Nous partons du principe (faut il le rappeler ?) que si un individu n'est pas d'accord avec notre sexualité et qu'il nous le montre d'une façon un peu trop ostentatoire, (orientation, appelez cela comme vous voulez) il passerait un très mauvais 1/4 d'heure et cella est valable pour tout le monde aussi....

PM

 
hector dumas

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De SOCRATE

Le 10 septembre à 00h39

De plus, nous n'avons jamais eu la moindre gêne d'aller consulter pour une IST ou parler de cul avec un médecin (après tout ils sont la pour tout écouter, entendre, c'est leur taf !).

 
lucreims

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De lucreims

Le 11 septembre à 12h31

Oui mais ce n'est pas le cas de tout le monde, et ce n'est pas le cas de tous les médecins d'être présents pour écouter et ne pas juger. Trop facile de dire moi je gère. C'est des autres dont on parle.

 
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