Afrique : un million de vies sauvées par le plan anti-sida américain
Selon une étude de l'Université de Stanford, ce programme lancé en 2003 par George W. Bush a réduit la mortalité de 10% dans les pays concernés. Mais certains aspects typiquement conservateurs du projet suscitent des critiques.

En 2003, George W. Bush signait la loi qui lançait officiellement le programme PEPFAR.
On peut y voir un bon point pour George W. Bush, au milieu d'un bilan déprimant. Le programme américain de lutte contre le sida dans douze pays d'Afrique a permis de réduire de plus de 10% la mortalité. Ce projet nommé PEPFAR, lancé en 2003 par l'ex-président avec un montant initial de 15 milliards de dollars, a ainsi sauvé un million de vies entre 2003 et 2007 dans les pays cibles, en fournissant essentiellement des anti-rétroviraux pour contenir l'infection et prolonger la vie. En revanche, ce programme n'a semble-t-il pas permis de juguler le nombre d'infections par le VIH dans ces mêmes pays, selon cette étude menée par des chercheurs de la faculté de médecine de l'Université californienne de Stanford. C'est en tout cas la première évaluation de l'impact de cette initiative, la plus importante au sein du programme d'aide des Etats-Unis consacré à la lutte contre les maladies.
2.450 dollars par personne traitée
Le PEPFAR (pour President's Emergency Plan for AIDS Relief) «a évité un grand nombre de décès avec une réduction d'environ 10% de la mortalité dans ces pays comparativement aux autres pays africains qui n'en ont pas bénéficié», relève le Dr Eran Bendavid de l'Université de Stanford, principal auteur de cette étude parue dans les Annales of Internal Medicine datées du 7 avril. «Mais nous n'avons pas pu constater de changement dans la prévalence des infections par le virus du sida (VIH) lié à ce programme», a-t-il ajouté. Le Dr Bendavid a expliqué avoir décidé d'analyser l'impact du PEPFAR pour savoir si un programme d'aide étrangère de cette ampleur en matière de santé pouvait marcher.
«Il s'agit d'un montant élevé d'argent avec un grand nombre de vies humaines en jeu, ce qui rend une telle évaluation essentielle», a-t-il souligné. Selon ces chercheurs, le programme américain a dépensé environ 2.450 dollars par personne traitée. «Des études comme celle-ci sont indispensables car elles montrent ce qui peut être accompli par l'aide au développement», a souligné le Dr Peter Piot, ancien responsable du programme des Nations unies pour le VIH et le sida (UNAIDS), qui a aussi estimé que le PEPFAR «changeait le cours de l'épidémie de
sida».
Programmes d'abstinence critiqués
Bien que largement cité comme l'un des grands succès de l'administration Bush, ce programme a aussi suscité des controverses. Certains ont critiqué le fait que la majorité des fonds du programme se concentrent sur le traitement au détriment de la prévention. De 50 à 60% de ses ressources ont été consacrées à la fournitures d'anti-rétroviraux pour prolonger la vie des personnes infectées. Seulement un cinquième de l'enveloppe est allée à la prévention et un tiers de ce montant ne pouvait être dépensé que sur les programmes d'abstinence, un aspect lui aussi très critiqué du programme, inspiré par les valeurs religieuses ultraconservatrice de l'ancienne administration américaine.
Cette condition a disparu quand le Congrès américain a voté en 2008 le prolongement du PEPFAR en portant son montant à 48 milliards de dollars. Selon des chiffres publiés fin 2008 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de décès dus au sida devrait continuer à augmenter jusqu'en 2012 pour atteindre 2,4 millions contre 2,2 millions en 2008 avant de diminuer à 1,2 million en 2030.
Avec AFP. Photo Maison Blanche.












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De NémoGizmo
bon, et les propos (et fans) du Pape comme quoi les préservatifs "aggravent le sida", ils ont "sauvé" combien de vies ou évoté combien de nouvelels contaminations chez les gens qui ne peuvent arriver à être 100% chastes ou ceux/celles qui ont 1 partenaire séropo (que cette personne le sache ou pas, d'ailleurs)????
ah oui, AUCUNE, au contraire... :-(
à noter que ce mardi, l'obscure "fantaisiste" (des années 80) Frigide Barjot (ah ah ah...) membre résiduelle du groupe parodique "Jalons" (et belle-soeur de Karl Zéro), est venue défendre ce midi sur Europe 1 les positions anti-capotes... no comment!
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De vanka
Il me semble que Frigide Barjot est porte-parole (au moins) du fameux 'Act'Hope' !! Enfin, j'ai lu ça en vitesse quelque part, car le personnage... euh... Allez, je n'en dirai plus rien.
Enfin, bon, ce programme a marqué un progrès dans la lutte contre la maladie en soulageant beaucoup de patients, en prolongeant leurs vies ? Très bien.
C'est vrai que tout le monde a remarqué - et les Américains ne s'en sont pas cachés - que le volet 'prévention' avait été bâclé.
Quand on sait le travail obscur et infect que font les groupes religieux protestants ultras en Afrique on n'est pas si étonnés que ça. Eux, ils font du vrai lobbying.
Il n'y a qu'à voir en Ouganda ! Ils arrivent à retourner l'opinion : prouver que l'homosexualité est une 'arme de guerre' des Occidentaux pour affaiblir et vaincre les nations africaines, et en même temps noyauter jusqu'aux plus hauts niveaux des Etats en question.
Ces lobbies ne sont sans doute pas étrangers à ce qu'avait édicté l'administration Bush.
Cette condition a disparu en 2008 ? Excellente nouvelle, pourvu que le programme continue à rouler. Avec un important volet 'prévention' par exemple, et pas seulement 'éthique' !!!
La capote est vraiment une solution.
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De vanka
Attention ! Je n'ai pas dit que l'homosexualité était la grande pourvoyeuse du sida, j'ai seulement voulu faire apparaître ce qui me semble être la duplicité des mouvements ultras protestants yankees en Afrique...
Je dis ça au cas où.