Mexico: une conférence mondiale en demi-teinte?
Des avancées sur le plan thérapeutique mais qui sont remises en cause par un désengagement des États les plus riches.
Difficile de tirer un bilan de la 18e Conférence internationale sur le sida qui s'achève aujourd'hui, vendredi 8 août. Encore une fois, des milliers d'acteurs de la lutte contre le sida ont échangé et polémiqué, mais beaucoup ont ressenti une certaine lassitude. Même les actions et les zaps dont les activistes raffolent furent moins nombreux. Pourtant cette conférence restera dans les annales pour les questions et les craintes qu'elle a soulevées. Du côté thérapeutique, l'année 2008 est un très bon cru. Trois nouvelles molécules (Celsentri, Isentress et Intelence) –mises sur le marché récemment en France– confirment leur efficacité virologique et leur bonne tolérance. Une bonne nouvelle pour tous les séropositifs qui souffrent d'effets indésirables liés aux traitements, ou ceux qui sont en échec thérapeutique. Et ce, d'autant plus qu'on annonce encore de nouvelles molécules pour les deux années à venir. Mais la communauté internationale sera t-elle capable de les rendre accessible à tous les séropositifs qui en ont besoin dans les années à venir? La difficulté pour le Fonds mondial à obtenir des contributions suffisantes des États les plus riches permet d'en douter. Et l'attitude désastreuse du gouvernement français (lire Quotidien du 5 août), qui a brillé par son absence et ses couacs (annonce de la lecture d'un message de Nicolas Sarkozy, qui a finalement été annulée par peur des réactions) n'est pas faite pour rassurer.











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