Mesures d'économies à la Sécu: le 100% ne devrait plus être concerné
Le ministre du Travail Xavier Bertrand a assuré que la prise en charge des affections de longue durée (ALD) ne sera pas réformée.
Après le tollé provoqué par les propositions de Frédéric Van Roekeghem, directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (lire Quotidien du 24 juin), visant à diminuer la prise en charge des affections longue durée (sida, diabète, cancer, etc.), le gouvernement, par la voix de son ministre du Travail, Xavier Bertrand, a assuré ne plus vouloir y toucher. "D'ailleurs j'ai vu qu'hier la Caisse nationale d'assurance maladie avait eu un débat et que la direction générale, semble-t-il, était revenue sur sa [proposition]", a-t-il déclaré aujourd'hui, vendredi 27 juin, sur Europe 1. Hier au Sénat, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, avait été beaucoup moins claire, n'écartant pas la possibilité de faire porter sur les assurances complémentaires les remboursements, anéantissent le caractère universel de cette prise en charge. La dénonciation avait pourtant été unanime et immédiate. "C'est une déclaration de guerre contre les malades", a déclaré Act Up-Paris. Le collectif d'usagers de la santé (CISS), a jugé que "payer les franchises, c'est déjà une double peine; ne plus être remboursé à 100% c'est une triple peine infligée aux malades". Homosexualités et socialisme a pour sa part fustigé une proposition qui obligerait les patients "les plus précaires à se contenter de médicaments de "survie". La Coordination médicale hospitalière (CMH) a rappelé "qu'en France, 7,4 millions d'assurés sociaux sont atteints d'une ALD. Parmi eux, 1,4 million sont atteints de cancers, 1,3 million de diabète et 845.000 d'hypertension sévère."Photo: DR.











