Les victimes de l'affaire du sang contaminé contre le don de sang des homosexuels
Leur association dénonce comme "un cadeau empoisonné" la volonté de Roselyne Bachelot d'autoriser les homos à donner leur sang.
L'Association de défense des victimes de l'affaire du sang contaminé (ADVASC) a dénoncé le 7 décembre comme "un cadeau empoisonné" la volonté de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot de suspendre l'interdiction pour les homosexuels de donner leur sang (lire Quotidien du 28 novembre). "En cédant aux pressions de quelques associations homosexuelles, estime l'ADVASC, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot mène une politique dont les transfusés paieront le prix." L'interdiction de principe du don de sang aux homosexuels est en application depuis 1983. Cette contre-indication a été reprise par l'Etablissement français du sang (EFS), qui écarte du don "les hommes ayant des relations sexuelles masculines", en vertu du "principe de précaution". Les besoins en sang continuent à augmenter (+5% en 2007) alors que le don ne progresse pas dans les mêmes proportions. L'EFS a lancé cette semaine "un appel urgent au don" en évoquant la "situation alarmante" des stocks sanguins. Compte tenu du repérage des facteurs de risque chez les donneurs et des techniques de dépistage, le "risque résiduel" de transmettre le virus de l'hépatite B (VHB) a été estimé en 2003-2005 à 1 pour 1,7 million de dons; pour le virus du sida, ce risque tombe à 1 pour 2,6 millions de dons, selon une étude de l'Institut de veille sanitaire publiée début 2007.

















