Les différents cancers gynécos : Cancer du col de l'utérus. Un cancer évitable.
Cancer du col de l'utérus. Un cancer évitable.
Qui est touché? En France, on en détecte 3 400 cas et il est responsable de 1 000 décès par an. Dans 9 cas sur 10, ils pourraient être évités par à un dépistage régulier. Sa survenue est favorisée par certains facteurs bien connus. Comment le détecte-t-on ?Il ne donne le plus souvent aucun symptôme, seul un frottis le détecte. Il peut être parfois accompagné de pertes de sang, souvent provoquées par des rapports sexuels, ou de pertes blanches indolores. Pourquoi le développe-t-on?C'est le premier cancer à être reconnu par l'OMS comme étant attribuable à 100% à une infection. Dans 70 % des cas, ce sont les papillomavirus qui sont à l'origine du cancer. Ils sont sexuellement transmissibles (par contact des muqueuses, rapports non protégés, jouets sexuels mal nettoyés). Ces virus provoquent des lésions dites précancéreuses. Autres facteurs de risques reconnus : plusieurs accouchements (qui entraînent des petites lésions du col et donc des remaniements cellulaires), un nombre élevé de partenaires sexuels, la précocité des premières relations sexuelles ou de la première grossesse, Le tabac, une contraception pendant au moins 5 ans (facteur de moindre influence). Comment se soigne-t-il ?Si le diagnostic est fait au tout début, la guérison est complète dans la quasi totalité des cas. D'où l'importance de se faire dépister tous les 2 ans jusqu'à la ménopause grâce à un frottis. Cet examen traque les modifications mineures des cellules. La radiothérapie et la chirurgie sont utilisées pour le traitement. Deux vaccins, le Gardasil (Merck et Sanofi-Pasteur-MSD) et le Cervarix (GlaxoSmithKline), sont en cours de développement, qui empêcheraient la formation du cancer du col de l'utérus en bloquant les papillomavirus. Rappel : Qu'est-ce que le cancer ? Maladie qui a pour cause une multiplication incontrôlée des cellules. Les cellules malades échappent à tout contrôle, se multiplient de façon anarchique et perdent leur spécificité. Dans certains cas, elles peuvent migrer vers d'autres endroits de l'organisme et continuer à s'y développer (on parle de métastase). Source : Ces chiffres sont issus du rapport "Evolution de l'incidence et de la mortalité par cancer en France de 1978 à 2000", par le Réseau français des registres du cancer, Francim Hôpitaux de Lyon, Institut national de la santé et de la recherche médicale, Inserm, Institut de veille sanitaire, InVS, disponible sur le site de l'InVS: http://www.invs.sante.fr/publications/2003/rapport_cancer_2003/











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