Le laboratoire Roche suspend sa recherche contre le sida
Le Président d'Elus contre le sida (ELSC) Jean-Luc Romero déplore une annonce "désespérante" pour les 33 millions de malades.
Le laboratoire pharmaceutique bâlois Hoffmann-La Roche, troisième groupe pharmaceutique mondial, a annoncé, lundi 14 juillet, qu'il suspendait ses recherches de traitements contre le VIH/sida pour réaffecter ses équipes vers le domaine des hépatites. Selon la firme suisse, cette décision intervient à la suite des résultats peu probants des études en cours sur deux nouveaux médicaments. "Dans les cinq à six ans à venir, nous ne voyons pas de thérapie qui apporte une amélioration aux thérapies déjà existantes", a précisé la porte-parole, confirmant une information parue vendredi soir sur le site internet du journal britannique Financial Times. "Nous avons décidé de suspendre nos projets de recherche et de concentrer nos efforts en virologie sur l'hépatite B et C", a-t-elle ajouté. Toutefois Roche continuera de commercialiser trois médicaments destinés au traitement du VIH/sida (Fuzeon, Viracept et Invirase) qui ont enregistré des ventes de 160 millions de francs suisses (98,6 millions d'euros) en 2007. Le groupe va également poursuivre ses transferts de technologie vers les pays émergents, pour leur permettre de produire des médicaments anti-sida à des coûts réduits. Tout en reconnaissant que Roche relève du "droit le plus strict d'une entreprise privée", le conseiller régional français et président d'Elus locaux contre le sida (ELSC) Jean-Luc Romero déplore "une annonce à la forme et au contenu désespérant pour les 33 millions de malades".











