L'Onu demande la fin des restrictions de voyage pour les porteurs du VIH
Une lettre signée par 345 ONG a été envoyée aux chefs d'État et aux ambassades des pays concernés pour les exhorter à lever ces restrictions.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a demandé hier, mardi 10 juin, l'arrêt des restrictions imposées par certains pays à l'entrée sur leur territoire des porteurs du virus du sida. "J'appelle au changement des lois qui maintiennent la stigmatisation et la discrimination, y compris les restrictions imposées à la mobilité des personnes vivant avec le sida", a-t-il déclaré devant l'Assemblée générale des Nations-Unies. Il s'exprimait lors d'une conférence de trois jours sur les progrès faits en matière de lutte contre le virus VIH responsable du sida, en présence de représentants des sociétés civiles. "Je fais partie de ceux qui vivent avec le VIH et en révélant ma séropositivité, je prends le risque de me faire bannir de [mon] pays et de 70 autres dans le monde", a déploré Ratri Suryadarma, activiste indonésienne. En France, le sujet est surtout porté par Jean-Luc Romero. Une lettre signée par 345 ONG a été envoyée aux chefs d'État et aux ambassades des pays concernés pour les exhorter à lever ces restrictions. "Plus de 70 gouvernements, dont les États-Unis, la Chine, la Corée du Sud, Singapour et une majorité des pays du Proche-Orient, ont été exhortés à lever les restrictions aux déplacements des personnes vivant avec le VIH", indique un communiqué du groupe d'ONG. D'après le programme commun des Nations-Unies sur le sida (Onusida), 74 pays appliquent des mesures spéciales aux porteurs du VIH, notamment l'indication de la maladie sur le passeport, 12 empêchent l'entrée sur le territoire, souvent en invoquant des raisons de santé publique et de coût des traitements.











