Bruno-Pascal Chevalier rejoint par d'autres malades dans sa grève des soins
Le séropositif de l'Essonne n'est plus le seul à protester de cette manière contre les franchises médicales instaurées le 1er janvier.
Le journal Libération révèle aujourd'hui, vendredi 18 janvier, que Bruno-Pascal Chevalier a été rejoint dans sa grève des soins par trois autres malades, deux diabétiques et un insuffisant rénal, l'un d'entre eux expliquant que sa santé "a desormais un coût qu'il ne peut plus supporter". Malade du sida, Bruno-Pascal Chevalier (photo) a cessé depuis plus de trois mois de prendre ses médicaments, afin de protester contre les franchises médicales (lire Quotidien du 8 janvier). Une décision qu'il dit avoir pris "en pleine conscience des risques" et qu'il a rendue publique après l'entrée en vigueur des franchises, le 1er janvier.
Pour défendre ce nouveau principe des franchises, Nicolas Sarkozy a écrit à Bruno-Pascal Chevalier, le 3 janvier. Dans sa lettre, le président de la République affirme que les franchises vont permettre "de mieux prendre en charge des millions de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, du cancer, ou en soins palliatifs" et qu'elles "ne privent pas de soins les plus vulnérables".
Un point de vue que ne partagent pas les associations de soutien aux malades. Aides a jugé la réponse du chef de l'État "indécente" et les franchises "dangereuses, injustes et inacceptables", et exige leur abrogation. Warning estime quant à elle que "l'accès aux soins est de plus en plus menacé" et qu'il faut réorienter "la politique de santé publique vers une sécurité sociale pleinement solidaire". Enfin, le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss), qui regroupe les grandes associations de malades, réclame "un moratoire". Act Up-Paris soutient également ce combat. Mais toutes, ainsi que Bruno-Pascal Chevalier lui-même, rappelle que ce mode d'action est dangereux et ne lancent aucun appel à une telle grève des soins.
Photo: DR



















