À Mexico, appel à la mobilisation urgente des gays
Durant la Conférence mondiale sur le sida de Mexico, la question de la forte prévalence du VIH chez les homosexuels a été dénoncée.
D'un côté, toutes les études dans les pays du Nord montrent une part importante de gays dans les nouvelles infections, souvent près d'un tiers voire plus. Aux États-Unis, le Center for Disease Control d'Atlanta a dans ses derniers chiffres estimé que 53% des nouvelles infections concernaient des rapports homosexuels, un chiffre en hausse. De l'autre, dans les pays où l'homosexualité est réprimée, c'est une épidémie "fantôme" qui grandit. Il y a encore trop peu d'études disponibles à grande échelle, mais des enquêtes menées au Maroc, au Sénégal et au Cameroun ont mis en lumière des chiffres de prévalence bien plus élevés que dans la population générale. Cela a été rappelé par nombre d'intervenants à la Conférence mondiale sur le sida de Mexico, Peter Piot, directeur de l'Onusida, au ministre mexicain de la Santé: l'homophobie et les lois réprimant l'homosexualité sont des vecteurs de l'épidémie. Pourtant, les actions tardent à venir et la répression des gays se poursuit. La création du réseau Africa Gay, qui regroupe notamment Aides, ALCS Maroc et Alternatives Cameroun, devrait permettre d'agir en Afrique francophone. De son coté, le président d'Aides, Bruno Spire, a longuement évoqué la question en session plénière de clôture. Comment faire face à l'usure de la prévention chez les gays ? Quels moyens pour y remédier? Les réponses seront certainement complexes mais la communauté homosexuelle devra cesser de les ignorer.











