Les filles du r'n’b prennent le pouvoir!
Voilà un truc que l’on ne pourra jamais expliquer aux garçons. Leur dire qu’il faut qu’ils sortent un peu plus de chez eux ou de leurs soirées testostérone, histoire de sentir tout ce qui se cache derrière cette assertion: «Power to the r'n’b girls!»

Où sont-elles les r'n'b power girls? Mais partout, pardi! Pas plus loin qu’en bas de chez nous, au comptoir de chez Marcelle. C’est vrai que la première fois, un sosie d’Aaliyah qui sort de sa pochette griffée un poudrier et qui lance avec le sourire le plus craquant du monde et des ongles french manucurés que ça ne lui prendra pas plus de trois minutes pour se remaquiller et qu’elle revient chérie, dans cette –autrefois– antre de la canette de bière ouverte avec les dents, ça surprend… Les temps changent. Pas de version fem des soirées «Wesh wesh cousin», mais des r'n’b girls hyper craquantes comme s’il en pleuvait. Même à la télé. C’est ça la meuf de ce début de 21e siècle! Alors, comme le chante si justement Diam’s: «Big up à toutes mes sœurs!» Queen Latifah et consorts ont été les pionnières. Désormais, ça «smell» à plein tube le Lesbian Sexy sur toutes les radios et les chaînes musicales. Et ça, disait-on, les garçons ne semblent pas disposés à le comprendre, eux qui, de Beyoncé, ne jurent que par Single Ladies, délaissant toute la puissance évocatrice de sa petite sœur If I were a boy. Moisi le clip? T’as qu’à croire! Les filles, vous qui avez déjà jugé sur pied, vous voyez ce qu’on veut dire. La casquette de cop légèrement de travers, les lunettes de soleil aviateur, la panoplie de fliquette ricaine parfaitement ajustée, le ceinturon furieusement taille basse et, surtout, surtout, cette façon de plaquer contre la voiture de patrouille le contrevenant… Grrrh!!! Et puis, des policières, on en connaît plein, pas vrai?
Comment vous dire aussi que notre amour pour Rihanna a bien entendu, et malheureusement a-t-on envie de dire, été décuplé par l’odieuse et violente agression dont elle a récemment été victime? Mais que la princesse de la Barbade nous avait depuis longtemps émues, depuis que Jay-Z, monsieur Beyoncé à la ville, l’a découverte en fait. Et que contrairement aux garçons, encore eux, pour nous le cœur de la vidéo de Rehab n’est pas Justin en train de prendre une douche tout habillé en plein désert, mais bien la princess sous toutes ses coutures, sur le capot, debout en short, et même en train de chanter sa cure de désintox de son mec, tiens! Mais ouais, Rihanna, se surprend-on à crier devant sa télé, prend avec nous exemple sur Amel Bent: «Je n’ai qu’une philosophie/Être acceptée comme je suis/Malgré tout ce qu’on me dit/Je reste le poing levé.» Pour l’ensemble de leur œuvre, B. et Riri sont les reines parmi toutes nos r'n’b girls préférées, et de loin!
Mais sur une chanson, reconnaissons qu’elles sont battues à plate couture par une perle qui, à elle seule, suinte plus l’amour comme on l’aime que toutes les tATu du monde. Ciara et son Like a boy. La voix, le thème, le borsalino, la main sur le pantalon. Mieux qu’un long discours, un condensé du Girl Power d’un nouveau type. Tout y est. Mais ça, il est à parier que l’on ne peut décidément pas l’expliquer aux garçons.
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De B.
"il est à parier que l’on ne peut décidément pas l’expliquer aux garçons"... Je pense pas qu'on ait eu besoin d'attendre ton article pour adorer danser sur Like a boy, trouver Ciara hyper sexy, en particulier dans ce clip, de même pour Amerie, Beyoncé, Aaliyah (2 A, et oui...)...