Le journaliste Anderson Cooper a (enfin) fait son coming out
Le secret de polichinelle n'en est plus un: le journaliste-star de CNN le dit lui-même: «Je suis gay, je l'ai toujours été, je le serai toujours, et je ne saurais être plus heureux, ni plus à l'aise avec ce que je suis, ni plus fier.»

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas une surprise. Depuis des années, Anderson Cooper, la star de CNN, est dans l'œil des blogueurs et des gays américains, pas seulement pour son sens de la répartie et ses reportages-chocs en terrains de guerre, ou sa chevelure grisonnante qui fait sa signature: il est communément admis que le journaliste de 45 ans est gay.
On l'a même vu en photo avec son boyfriend – qui est Français, d'ailleurs; on connaît la caserne de pompiers proche de Broadway dans laquelle le couple a emménagé. Le magazine Out, en 2007, l'a… outé en couverture, lui et Jodie Foster, comme les deux homos célèbres qui refusaient toujours d'en parler en public. Mais jamais le chouchou des ménagères américaines n'avait accepté d'en parler jusqu'ici.
En réponse à un blogueur
C'est chose faite depuis aujourd'hui. Tout a commencé en Une du magazine Entertainment Weekly, qui évoquait la nouvelle technique des célébrités homos: plutôt qu'un coming out par une déclaration fracassante qui ferait la une des journaux, mieux vaut envoyer des petits signes progressifs, si bien que l'homosexualité ne soit ni vraiment un secret ni matière à un scoop (lire l'article). Et c'est exactement ce qui s'est produit pour Anderson Cooper – même si on peut parier que cette confirmation ne passera pas inaperçue pour ses téléspectateurs, notamment celles du nouveau talk show, très féminin, qu'il anime depuis cette saison.
A la suite de cette couverture, le blogueur du Daily Beast Andrew Sullivan, proche de Cooper, lui a demandé son point de vue, en soulignant que le coming out des personnalités «est encore l'arme la plus efficace dans la lutte pour l'égalité», utile notamment pour les jeunes homos, et même si ce n'est plus un choc pour beaucoup.
«J'ai essayé de me protéger»
Voici ce qu'a répondu Anderson Cooper: «Andrew, comme tu le sais, j'ai réfléchi depuis plusieurs années à la question que tu soulèves. Même si mon travail me place sous le regard du public, j'ai essayé de conserver une part d'intimité dans ma vie. Entre autres pour des raisons très personnelles. La plupart des gens, je pense, tiennent à conserver une vie privée pour eux-mêmes et pour leurs proches.»
«Mais, continue-t-il, je tiens aussi à ma vie privée pour des raisons professionnelles. Depuis que j'ai débuté comme reporter de guerre il y a 20 ans, je me suis souvent retrouvé dans des situations dangereuses. Pour ma sécurité et celle de mes collaborateurs, j'essaie de me fondre au mieux dans le cadre, et je préfère dans mon travail parler de la vie des autres plutôt que de la mienne. Moins la personne que j'interviewe en sait sur moi, et mieux je fais mon travail de journaliste (…).»
«L'histoire avance avec la visibilité des personnalités»
«Cependant, récemment, je me suis interrogé sur les conséquences non voulues de ce maintien de mon intimité. Il est devenu évident qu'en restant silencieux si longtemps sur certains aspects de ma vie, j'ai donné l'impression d'essayer de cacher quelque chose – qui serait gênant, honteux ou effrayant. Ce qui me gêne, car c'est tout le contraire de la vérité.
J'ai aussi pris conscience que même si, en tant que société, nous avançons vers plus d'égalité et d'acceptation pour tous, le courant de l'histoire n'avance que quand des gens se rendent visibles. Il y a toujours beaucoup trop de harcèlement envers les jeunes, ainsi que de discriminations et de violences contre des personnes de tous les âges, à cause de leur orientation sexuelle, et je crois qu'il est important de rendre ce que je suis explicite.»
«Je ne pourrais être plus heureux»
Et Anderson Cooper de continuer: «La vérité, c'est que je suis gay, je l'ai toujours été, je le serai toujours, et je ne saurais être plus heureux, ni plus à l'aise avec ce que je suis, ni plus fier.»
Il rappelle ensuite qu'il n'a cessé d'aborder les questions gay et lesbiennes dans sa carrière, ainsi que leurs opposants, «car ce n'est pas mon travail de pousser un agenda, mais de rapporter honnêtement ce que je vois». Et de conclure, après l'incontournable hommage au «cadeau de Dieu» d'être ce qu'il est: «Merci de partager ce mot avec tes lecteurs. Je pense toujours être quelqu'un de réservé et j'espère ne pas devoir renoncer à un peu d'intimité. Mais je pense que la visibilité est importante, plus importante que la vie privée d'un journaliste.»
Anderson Cooper avec Ellen DeGeneres en 2010, évoquait l'usage abusif du terme «gay»:
Mis à jour à 19h30 avec davantage de citations d'Anderson Cooper.










LES CHAÃŽNES 











5
De Pelle Svanslös
C'est drôle parce que tout le monde pensait qu'il l'avait déjà fait.
1
De MysteriouScow
+60000 :^p
2
De vpi79
Moi aussi je pensais que c'était déjà fait. Peut-être aussi parce que la chaîne américaine est finalemet aussi bien la seule à se montrer posiitive sur ces sujets et montre depuis longtemps son attachement à différentes libertés d'expression, même pour aller interroger des personnalités qui étaient sévèrement traités sur d'autres chaines (Fox News par exemple qui n'a jamais hésité à virer des journalistes qui avaient osé interroger les supporters d'Obama, ou montré un oeil critique sur les Tea-Parties et autres fans du KKK, ou un reportage sur la dérive extrémiste et liberticide en Russie contre les LGBT, ou encore ne serait-ce qu'évoquer les manifs américaines contre la guerre en Irak, ou les anniversaires de commémoration des grands muvements libertaires des années 1960 et 1970 aux USA, ou encore montrer que le socialisme en Europe n'avait rien à voir avec le prétendu communisme stalinien, ou encore aller interroger le dictateur cubain comme aussi les opposants et monter aussi certaines réussites dans la lutte contre les trafics de drogue, ou encore montrer les écolutions positives en Amérique du Sud, ou aller interroger Hugo Chavez, et montrer comment il utilisait l'argent du pétrole pour sortir sa population de la plus grande misère et ouvrir écoles et hopitaux et redistribuer des terres, ou encore même dans l'édition chinoise à Hing Kong oser parler aux dirigeants interrogés du Tibet, de la répression contre Fallogong, ou dénoncer l'attitude chinoise dans la lutte contre le sida en Chine et le laxisme criminel des autorités sanitaires, ou encore par le fait de nombreuses collaborations avec la presse étrangère, même les journalistes et chaines TV françaises quand la France subissait un bashing général complètement stupide pendant des mois).
CNN n'a jamais fait dans l'insulte, elle a su interroger tout le monde et laisser chacun des partisans s'exprimer à leur guise.
CNN, avec aussi le New York Times, sont l'honneur de la presse américaine trop souvent nombriliste qui ne sait pas regarder le monde d'ailleurs que des salles de conférences des officiels à Washington. Et ça se sent. Et on en a besoin même en France de temps ou en Italie ou Russie quand les dirigeants ont imposé leur omniprésence et mis en place des surveillances liberticides et abusé de leur droit d'antenne pour contrôler les autres médias où il n'était plus question de dénoncer certaines dérives. Même si ça voulait aussi dire travailler (de façon toujours non exclusive) avec Al Jazeera, et toutes les chaines TV du monde, même officielles, pour aussi avoir le point de vue des autres médias. De la créativité aussi dans les sujets qui font l'antenne, pour ne pas rabacher sans arrêt les mêmes thèmes et les mêmes personnalités. Aussi sur leur site web et la place donnée aussi aux internautes et journalistes amateurs, et aussi pour chaque fois dire clairement ce qui n'avait pu être corroboré par diverses sources, afin d'affirmer sans arrêt détenir la vérité comme peut le faire Fox News. Et avec plus de courage que NBC ou ABC qui se complaisent dans la "télé paillettes" et le politiquement correct qui ne dérangera jamais personne.
La pluralité des journalistes de CNN, le fait que chacun d'eux dispose d'une aura et d'un espace d'expression respecté, et qui ne joue ps non plus au jeu des chaises musicales pour remplacer les têtes connues qui ont dérangé dans leur reportage. Le fait que CNN aussi sait aussi faire son autocritique et montrer aussi comment elle a pu être parfois trompée dans une actualité toujours trop pressante pour ce format de chaine d'actus continue. Il y a une grande diversités des têtes d'affiche à CNN, même pour l'information financière (souvent trop convenue sur les autres chaines). Une chaîne qui monter souvent aussi les ravages d'une mondialisation incontrôlée et sans lois, et les abus de plus en plus graves des plus puissants qui vivent dans un autre monde.