Nouveau coming-out dans la classe politique allemande
Et de quatre: en Allemagne, après les sociaux-démocrates (Klaus Wowereit, maire et président de la Ville-Etat régional de Berlin), les conservateurs (Ole von Beust, maire et président de la Ville-Etat régional de Hambourg) et les Verts (Volker Beck), les libéraux comptent depuis peu un homosexuel déclaré dans leurs hautes sphères en la personne de leur président, Guido Westerwelle. Depuis plus d'une semaine, le président du FDP (centre-droit) vient aux réceptions mondaines accompagné de son compagnon Michael Mronz, directeur du Concours hippique international officiel (CHIO) d'Aix-la-Chapelle. Le couple était ainsi présent fin juillet à Berlin à l'occasion du 50ème anniversaire d'Angela Merkel, présidente de la conservatrice Union chrétienne-démocrate (CDU), qui leur avait réservé une place au premier rang. La photo des deux hommes chuchotant en aparté a depuis fait le tour de nombreux journaux et magazines. Guido Westerwelle ne s'était jamais exprimé officiellement sur son homosexualité, connue de toute la classe politique et médiatique. Mais, à 42 ans, celui qui caresse l'espoir d'être le prochain chef de la diplomatie allemande si le FDP l'emporte avec la CDU aux élections législatives de 2006, a donc décidé de jouer cartes sur table, fort de l'heureuse expérience des hommes politiques qui ont franchi le pas avant lui. "Celui qui est en accord avec lui-même a plus de chances de gagner que de perdre", note le directeur de l'institut de sondages Emnid, Klaus-Peter Schoeppner. Toutefois si l'homosexualité d'un homme politique peut influencer le vote de 9% des femmes, elle influence celui de 18% des hommes, selon Emnid. En outre 45% des sympathisants du camp conservateur disent que l'homosexualité d'un candidat peut jouer un rôle au moment de voter, contre 1% des Verts. "Quand on veut gagner des élections, on ne peut pas se permettre de discriminer les homosexuels. Les conservateurs aussi l'ont compris", estime le porte-parole de la Fédération allemande des gays et lesbiennes, Klaus Jetz, interrogé par l'AFP.

















