Vous en discuterez après avoir lu le nouveau TÊTU...
L'édition de juin de votre magazine préféré est en vente depuis mercredi. Découvrez un aperçu des sujets traités.
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Elu par les têtunautes en janvier, l'attaquant vedette de Montpellier, champion de France depuis dimanche, pose en couverture du magazine et répond à nos questions. «Si je peux participer à changer les regards et les mentalités, j'en serai ravi.»
Ludovic-Mohamed Zahed réconciliera-t-il homosexualité et islam?
Le fondateur de l'association Homosexuels Musulmans de France (HM2F) sort un livre, Le Coran et la Chair, où il raconte son passé d'ex-salafiste découvrant qu'il est gay, et démontre qu'on peut pratiquer un islam ouvert et assumer son identité sexuelle. Interview.
Marilyn Manson est-il gay?
Interviewé dans le magazine, le chanteur gothique déclare: «J'ai sucé la bite à un sacré paquet de mecs, mais je ne pense pas que ça fasse de moi quelqu'un de gay.» Le débat est lancé.
Le lobby catholique menace-t-il les droits LGBT?
La République est laïque, mais comme le montre notre enquête, nombre d'élus se laissent influencer, voire briefer, par le lobby catholique, dont les premières cibles sont les nouveaux droits (mariage, adoption, etc.) réclamés par les homos.
L'addiction au sexe, nouvelle maladie moderne?
Avoir avoir rencontré de nombreux témoins et plusieurs spécialistes, notre réponse est oui: certains sex-addicts vivent un enfer, où la course effrénée aux rapports sexuels peut ruiner leur vie affective et professionnelle.
Connaissez-vous le Paris branché et gay-friendly?
Que vous viviez dans la capitale ou y veniez en visite, découvrez, à travers nos quatre parcours curieux, les lieux qu'il faut connaître pour passer un bon moment à Paris.
La Culture est-elle gay?
Les grandes institutions culturelles françaises sont souvent accusées d'être trustées par les homos, au point que certains parlent de «pink mafia». TÊTU est allé interroger 11 grandes personnalités du monde culturel, qui tordent le cou à ce préjugé.











LES CHAÃŽNES 











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De Jaléo
Pour la question relative à l'islam, je pense que oui. Le mutazilisme y serait arrivé s'il avait perduré jusqu'à nos temps. Je crois que l'islam ne pourra pas y parvenir sans resoudre au préalable le dilemme crée/incrée du coran.
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De laurent paris
le problème est que ce qui est l'Islam pour certains ne l'est pas pour d'autres mais, comme pour le Christianisme, l'homosexualité ne pourra être compatible que si on s'assoit sur un certain nombre de dogmes (qu'ils viennent du Coran ou des Hadiths, qu'ils soient anciens our tardifs).
ça viendra peut-être mais aujourd'hui l'Islam (tel qu'il est pratiqué dans le monde par la majorité de ceux qui s'en réclament) ne semble pas en prendre le chemin.
que ce soit en occident ou dans de nombreux pays musulmans on voit plutôt ces dernieres années un renforcement de pratiques qui avaient diminué (port du voile, exigence du halal...) et une progression des partis demandant l'instauration de la Shari'a.
une religion est autant ce qu'on en fait que ce qu'elle était au départ. et ce qu'on en fait aujourd'hui ne présage rien de bon pour l'acceptation de l'homosexualité.
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De Jaléo
Le christianisme lui aussi a donné naissance à des courants différents, parfois syncrétiques comme en Afrique centrale. Le processus de sortie de religion ou d'assouplissement de celle-ci(par la considération comme caducs de certains principes) dépend autant de la distance au contenu des dogmes que de la distance qu'on peut prendre dans leur considération.
Pouvoir descendre la religion, son origine et son prophète à un niveau d'objet d"étude "simple" aide, plus qu'on ne veut le croire. On a coutume de dire les pays d'ascendance judéo-chrétienne ont vu la naissance de grands penseurs, mais ceux de confessions arabo-musulmane ont aussi les leurs. De plus, reste à savoir si au delà des travers hégémoniques et liberticides des deux religions, ce sont elles qui sont le terreau de formation de grandes pensées, ou si des pensées indépendantes se sont formées parce qu'elles ont su allier foi et raisonnement logique, par la capacité des opérants à prendre du recul.
C'est d'ailleurs la rigidité et la volonté de replacer le coran comme vérité infaillible, incessible et inaliénable qui a causé la fin de l'école mutazilite : on voit les conséquences aujourd'hui.Que la pensée mutazilite soit arrivée à prendre un recul analytique,qu'elle soit parvenue à incorporer une méthodologie d'étude héritée d'autres disciplines me parait suffisant comme preuve qu'une transformation profonde de l'islam est possible, avec une façon plus "droitdelhommiste" de s'y référer.
Enfin, pour les cas que tu cites, on ne peut pas juste prendre la recrudescence d'un islam "dur" sans le mettre en rapport avec les situations socio-économiques propres à cette expansion pour les pays concernés, ou dans le cas de la France, l’écarter des frictions autour des débats portant sur l'intégration/l'assimilation.
Sinon, je parlais d'une possibilité sans y mettre de prévision temporelle.
Pour moi l'Islam a autant besoin de réformateurs internes que de figures fortes capables de pousser la masse à abandonner certaines pratiques, comme l'avait fait Mustafa Kemal à son époque.
Évidemment, tout comme pour le christianisme, il y a une nécessité de mouvements annexes dans la population, de façon à ce qu'une grande partie des populations fasse tomber l’impératif religieux en désuétude( désistement observable en Europe et qui a contribué à booster les droits civiques).
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De Jaléo
Lafcadio, je ne donnais pas Mustafa Kémal comme réformateur interne( d'où l'emploi du "autant que"). Je le nommais sur un plan double : figure politique d'hyper envergure dans un pays à dominante musulmane ET représentant d'un "progressisme" religieux".
En effet, pour moi le changement de l'Islam passe par :
- les réformateurs internes, c'est-à -dire les "savants", spécialistes du Coran et des Hadiths;
-le chef de l’État et ses politiques, qui doivent avoir suffisamment de charisme et d'aura pour que leur parole soit "écoutée" par la population lorsqu'ils s'expriment à propos de l'Islam ;
- le peuple, dont il faut qu'une bonne partie soit ouverte à la refonte religieuse ou alors ne s'en préoccupe pas.
Dans le cas de Mustafa Kémal, il est vrai qu'il était ante-réligieux, il cherchait à éradiquer l'Islam et le voyait comme la raison de la chute de l'empire Ottoman.
Cependant, si Mustafa Kémal a pu porter la démocratie en Turquie, établir l'idée de République sur la base de codes civils nouveaux, c'est parce qu'il jouissait du respect et de la grandeur que lui conférait son immense statut militaire : " libérateur de la Turquie de l'oppression des Grecs".
On remarque qu'en Tunisie, les reformes entreprises par Habib Bourguiba pour réévaluer les pratiques musulmanes n'ont été possibles aussi que parce qu'il était un homme d'importance et d'un envergure incommensurable dans son pays.
L' expansion hégémonique était en effet l'une des idées fortes de l'Islam avant sa chute (Dieu aurait demandé à Mahomet de répandre sa religion sur la Terre, d'où les conquêtes), mais je serai moins prompt que toi à faire un lien entre cela et le durcissement que note Laurent Paris. Que ce soit le Mali, Soudan ou le Nigéria par exemple, la pénétration de ce durcissement (parfois armé) suit de près de grandes périodes d'instabilité politique, économique et militaire.
Je continue de croire que la prospérité et le développement entrainent en général un relâchement des attaches sociales et religieuses "primaires" pour une éclosion de l'individu moins lié et plus détaché des contraintes de son milieu social premier, donc plus malléable à l'idée de "tolérance" en miroir de l’égoïsme.
Pour la France, je ne parle pas d'oppression, mais part de l'idée que si les premiers arrivants avaient moins d'exigences , cette recrudescence de doléances ne peut être que le fruit de leur progéniture et non pas de nouveaux arrivants, qui eux ont tout intérêt à faire profil. Il faut donc non seulement se sentir suffisamment en "sécurité" d'un point de vue législatif et structurel, mais aussi avoir en soi une volonté de reconnaissance . Ainsi pour moi, en plus des motivations induites par la pratique d'une religion codifiée et réglementant les rapports sociaux, il y a forcement les conséquences d'une pression à l'assimilation, doublée de mauvaises solutions à l'intégration.
Ps: Je passe sur la comparaison Christianisme/Islam pour ne pas faire de pavé trop lourd, mais bien sûr j'avais encore des choses à dire :D
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De Jaléo
*profil bas*
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De moagult
"Partout où il domine, l'islam n'apporte que l'arriération et la ruine'
--> Non mais sérieusement !!!
heureusement que les savants islamiques étaient là au moyen age pour faire réemerger les textes latins et grecs que le chrétiens s'étaient fait un devoir de purger de l'histoire. Pareil pour les mathématiques, l'astronomie, la médecine et dans une moindre mesure la chimie.
"Propos politiquement incorrects mais très vrais"
--> ce sont surtout des propos d'une ineptie crasse s'appuyant sur un argument d'autorité
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De moagult
donc je suppose que si les dignitaires du royaume de sicile invitaient à tour de bras les savants perses et arabes à prendre résidence sur l'île c'était juste pour qu'ils rapportent un peu de café et quelques savonettes dans leur bagages
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De Vic2Guem4
"le monde occidental gréco-romain de religion chrétienne"? Les grecs et les romains étaient chrétiens ?
A l'époque moderne il me semble que c'est plutôt la civilisation occidentale qui domine mais au Moyen-Âge c'était plutôt le monde arabo-musulman. Et si la civilisation occidentale domine c'est peut-être parce qu'elle a réussi à se détacher du christianisme qui a fourni des éléments fondamentaux par exemple le sujet (je m'excuse pour les imprécisions et autres erreurs grossières)
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De moagult
@blondy
sauf qu'en matière d'esthétique et de connaissances en général, seuls les étroits d'esprit considèrent que c'est unecompétition alors que ceux qui on un peu étudier d'épistémologie savent bien que les idées voyagent et que leurs fonctionnement tient davantage de la sédimentation et de la serendipité que de la recherche construite.
C'est donc bien beau de se gargariser de l'utilité des voitures et de la grandeur de leonard de vinci, mais si un type n'avait pas inventé la roue et les essieux, et si Leonard n'avait pas étudié les oeuvres d'ulugh beg (entre autres) on n'en serait pas là .
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De Jaléo
@Blondy : Et j'imagine que ceux qui ne pensent pas comme toi sont dans le "déni de réalité" ? Ce genre d'essai sur l'inégalité des sociétés et des civilisations est selon moi, moins une manière de regarder l'histoire de façon objective, qu'une envie plus ou moins sporadique de se prélasser dans son orgueil latent. Sentiment qui enfante - lorsque passé à travers le miroir grossissant de l’âme- des variations "surdimensionnées" allant du machisme au racisme en passant par le nationalisme.
Ici donc, le comparatif que tu fais dépasse, insidieusement, le cadre d'une observation anthropologique, pour pénétrer dans le jugement de "valeur" des membres des civilisations, donc les hommes qui les composent : relecture du thème qui veut que "les hommes supérieurs donnent naissance à des "formes supérieures" .
A ce titre, c'est d'ailleurs étrange de te voir te parer de la toge de l'objectivité analytique ou de celle de la subversion avant-gardiste d' un objecteur de conscience, lorsque ce genre de discours semble masturbatoire et destiné à l'usage d'un égo affamé de semence.
Es tu réellement soucieux de l'essor global de l'Humanité ? Quand je m 'interroge sur l'origine, la finalité et le but qu'à "Blondy" de tenir des réflexions de cette sorte, il n'y a rien de justifié si ce n'est le désir d’asseoir son histoire sur les histoires, et faire de celle-ci la trame principale de l'essor du monde, et pas forcement de "la marche du monde", plus problématique.
J'ai aussi dans l'idée qu'une peur sourde, pas à tout à fait en surface, mais bien noire et gluante, sonne l'alarme : celle d'un homme qui s'est construit sur un héritage identitaire, et qui, épris de l'idée de son occident supérieur, reste interdit face à ce qu'il croit être un Occident en déclin devant l'expansion du reste du monde, celui des "arriérés". Walking Dead, saison 3 ?
Pour moi, ces comparaisons ne devraient pas se faire en termes de supériorité, mais en termes d'adaptabilité et d"efficience, concept par concept, dans un objectif de sélection du meilleur qu' a à offrir chaque civilisation, en veillant à accorder toutes fois les critères du "bon", pour éviter le biais analytique propresaux prismes que nous lèguent nos sentiments d'appartenance respectifs. Mais ça, c'est ma façon de voir. Aussi, comme je suis curieux, j'en profite pour te demander :
D'où t vient l'envie de savoir s'il y a une hiérarchie de civilisations ?Que t'apporte le fait de savoir s'il y a des civilisations supérieures ou non ? Où cela te mènera-t-il ? Et que comptes tu faire de ta conclusion, une fois renseigné sur cette comparaison des civilisations ?
Ps : Je ne pense pas comme toi, mais je ne vais pas me lancer dans un une énième valse comparative des apports, des formes actuelles ou antérieures, des civilisations des uns et des autres, parce que souvent ces débats sont vains car modulés selon notre mauvaise foi, et selon toutes les fluctuations empiriques qui nous donnent des velléités narcissiques.
Pps : Je crois que dans ce genre de "débat", chacun choisi ce qui lui convient d'afficher dans le "patrimoine" de la "civilisation" à laquelle il se sent appartenir. Le résumé que tu fais de l'impact et du legs de la "civilisation occidentale"n'est par exemple, pas dénué d'imperfections : il sélectionne, tronque et affiche l'histoire de façon partiale.
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De Jaléo
Ce que tu dis n'est pas juste. Je te l'ai signifié plus haut. Tu pars d'un acquis de supériorité pour conclure à une supériorité effective.Je n'esquive jamais les sujets "occident vs X". Seulement, Têtu m'ennuie en ce moment car les discussions sont redondantes. Je veux aller plus loin. Sinon, cela reviendrait à réécrire sur des thèmes dont j'ai fait le tour en une multitude de pavés archivés dans Têtu(Comme toi et tes discours sur l'altérité, la parentalité et la pérennité).
Il n'y a pas de devoir de réponse(défense ?)de ma part, qui serait nécessaire sous peine de soupçon de forfait devant toi, car ça n'existe ni dans un sens ni dans l'autre. Cela reviendrait à être dans la justification, pour un débat non- académique: faire le jeu de cette supériorité fictive à laquelle tu tiens, ceci en plus d'autres raisons(découpe préférentielle, manque de recul et de mise en perspective temporelle, postulat d'unique fiabilité des travaux occidentaux etc).
Regarde, je ne me sens même pas piqué, je t'espère même de ne pas être biaisé, histoire de voir ce que tu dis. Mais bon, ce genre de truc c'est un peu comme discuter avec Zemmour, on sait d'avance ce qu'il dira et quelles sources il citera. Bon bah si tu ne veux pas répondre à mes questions, dommage. Un jour je ferai un article dessus, je t'enverrai un lien alors.