Un couple lesbien dans le Loft Story italien
Dans l'émission de real tv «Grande Fratello», deux hétérotes sexy sont tombées dans les bras l'une de l'autre. Une histoire d'amour qui donne une nouvelle visibilité aux relations saphiques en Italie. Et provoque de multiples réactions homophobes...
C'est l'histoire de Sarah, belle playmate italienne, et de Veronica, brune piquante qui travaille comme danseuse dans les boites de nuit - toutes deux candidates de l'émission de real tv «Grande Fratello», le Big Brother italien. Jusque-là, rien de bien original. Sauf que ces deux hétéros sont tombées sous le charme l'une de l'autre. Jusqu'à s'embrasser langoureusement, et à de nombreuses reprises, sous l'œil voyeur des caméras. Coup de pub de la production?
Un attachement plutôt sincère
Tout laisse à penser, au contraire, que l'attachement des deux femmes est bien réel: câlins permanents, scène de jalousie, projet de vie commune après l'émission... Jusqu'à un émouvant «ti amo» («je t'aime») crié lors d'un prime. Si les deux femmes ont rappelé qu'elles n'étaient «pas lesbiennes», elles ont fini par admettre que leur relation était bien «une forme d'amour», au grand dam des concurrents mâles. Depuis Sarah, éliminée, a dû quitter la maison, laissant sa dulcinée expliquer aux autres habitants à quel point cette dernière lui manque.
Dans l'Italie conservatrice de Berlusconi, cette relation saphique passe mal. Propos homophobes de la part d'autres candidats et des commentateurs italiens, réactions hostiles du public... Même la production se montre timide et n'arrête pas de réduire la relation à une simple «amitié particulière», quand les deux femmes parlent bien d'«amour».
Les fans lesbiennes enragent
Cette propension à traiter différemment cette relation homo des relations hétéros fait enrager les fans lesbiennes du show. Car l'histoire d'amour de Sarah et Veronica passionne, y compris hors de la péninsule. Sur Internet, un certains nombre de filles suivent avec délectation cette histoire via des forums, un wiki, une multitude de vidéos sous-titrées et traduites en anglais ou en espagnol, et même via des blogs entièrement consacrés à celles que l'on appelle désormais «Saronica».
Confidences sur l'oreiller:












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De Thecole
Je pense qu'on pourrait faire une rubrique entière consacrée à l'homophobie dans la péninsule ! Le matériel ne manque pas !