«Spank», le nouveau webzine queer
PRESSE. Rencontre avec le bouillonnant Raphaël Cioffi, rédacteur en chef du webzine «Spank», pour une visite guidée du premier numéro.

Bienvenue à Spank, dernier né dans la grande famille des magazines culturels en ligne. Sa ligne éditoriale se veut accessible, pop et surtout communautaire, à l’image de la génération Facebook-Twitter-Myspace, dont nous sommes tous devenus membres – à défaut, nous sommes au moins membres de Têtu.com, non? Avec un sens de la dérision directement hérité de la culture pop, comme le prouve son réjouissant logo fait maison.
Mais pourquoi une banane, d’ailleurs? «Je vois très bien où vous voulez en venir!» répond en riant Raphaël Cioffi, le rédacteur en chef. Il poursuit: «On ne voulait pas créer un logo graphique, mais inscrire le nom dans le quotidien. Et surtout que ce soit fait à la main, pour montrer qu'il faut juste un peu de créativité et d'audace pour voir différemment les choses du quotidien. Et, bien sûr, la banane a un côté Pop intrinsèque, c'est aussi un clin d’oeil au Velvet Underground, bien sûr. On propose d'ailleurs un concours avec la ligne de bijoux fantaisie: faites votre propre logo Spank et gagnez des cadeaux!»
Invitation à la fessée
Dès la homepage, le ton est donné: il s’agit bien d’une invitation à la fessée (spank en anglais, donc) toute en couleurs et en graphisme pop. Le lecteur est néanmoins prévenu: la fessée sera métaphorique – mais ça n’est qu’un début. Parmi les premiers sujets en ligne, on retrouve Sliimy, le chanteur que l’on aime détester, qui «casse ses jouets» à l’occasion d’une séance photo inédite. Le site propose aussi un débat autour de l’œuvre d’un jeune artiste, Benjamin Renoux, qui pose des préservatifs sur une radio du corps du Christ. D’où l’idée de débat: «On a fait se confronter deux avis divergents sur cette œuvre, au lecteur de se faire une opinion».
Côté VIP, une interview de Monsieur de Castelbajac, dans laquelle le couturier raconte sa passion pour la culture pop, ainsi qu’un amusant jeu (parfait pour ceux qui s’ennuient au bureau) intéractif: «Habille ton JCDC» (ci-contre). Rayon pop toujours, on trouvera sur Spank un ingénieux «horoscope musical», prétexte à partager les derniers coups de cœurs de la rédaction. «En ce moment je suis vraiment accro à Something Golden, la dernière chanson du Corps Mince de Françoise (groupe pop finnois très en vogue, NDR), Amanda Blank, Gossip et Marina And The Diamonds», confie frénétiquement Raphaël. Des groupes que les gays n’ont pas mis longtemps à adopter.
Queer, mais pas «gay»
A ce propos, que pense-t-il du coming-out d’artistes? «J’apprécie l'impact positif que cette démarche peut avoir sur les mœurs, et surtout sur les plus jeunes à qui cela doit donner du courage, qu'ils voient qu'ils ont une place dans la société. Cela dit, ne pas faire de coming-out ne signifie pas mal vivre sa sexualité ou mentir…». Ce qui explique pourquoi Spank, qui esthétiquement respire le queer à plein nez, ne s’affiche pas précisément comme un média gay. Avec Sliimy, JCDC et des capotes sur le Christ comme premiers sujets d’articles, inutile d’en faire des tonnes, le lecteur gay se sentira comme à la maison. Et ses amis aussi.
Photo: DR.


















De la tapette hargneuse
L'accès au site est impossible : dans google, sitot cliqué sur spank-magazine, il y a déconnection. J'ai réussi à m'inscrire à la newsletter, mais le lien renvoyé par spank pour la confirmation n'est pas activé.....