«Le Monde» trie les poupées roses et les autos bleues
REVUE DE PRESSE. Qu'est-ce qui pousse les petites filles vers les dinettes en plastique et les petites garçons vers les camions de pompiers? «Le cerveau aurait-il un sexe?» se demande le quotidien du soir. Pas si sûr...

La semaine dernière, Le Monde proposait chaque jour à ses lecteurs un article sur la thématique «Masculin/Féminin». Dans son édition datée du vendredi 7 août, le quotidien du soir s'est ainsi intéressé à la différenciation des genres durant l'enfance : «De la couleur du pyjama au choix des jouets, les enfants évoluent très tôt dans un monde différencié. Est-ce dû aux hormones, à l'éducation, à la pression sociale ?», se demande le journal dans un article intitulé «Poupées roses et autos bleues».
«Entre les tenants des thèses "naturalisantes" et ceux qui, issus des sciences humaines, questionnent la domination masculine en analysant les inégalités de statuts et de rôles, le débat prend souvent l'allure d'un duel», constate Le Monde. Ajoutant : « mais, si duel il doit y avoir, il n'est plus en faveur du biologique ». Dans l'article, plusieurs neurobiologistes récusent ainsi la thèse d'un «sexe du cerveau». Comme Catherine Vidal, qui affirme : «il n'y a aucune différence d'aptitudes cognitives, intellectuelles et émotionnelles, entre les cerveaux d'une femme et d'un homme. Ou, plus exactement : ni plus ni moins qu'entre deux cerveaux d'individus d'un même sexe».
«Les attitudes éducatives restent très éloignées d'un modèle unisexe»
Le Monde rappelle par ailleurs : « On le découvre chaque jour un peu plus: nos circuits de neurones, pour l'essentiel, se fabriquent au gré de notre histoire personnelle ». D'où l'importance de l'apprentissage, des codes culturels et de l'imprégnation idéologique dans l'adoption des comportements de genre. Et comme le souligne Gaïd Le Manner-Idrissi, professeur de psychologie du développement, «malgré l'évolution des mentalités, les attitudes éducatives restent aujourd'hui encore très éloignées d'un modèle unisexe dans la majorité des pays développés».
Ainsi, «jeux, habits, décoration de leur chambre : les bébés, très tôt, évoluent dans un milieu physiquement différencié. Résultat : quand, à la crèche, plusieurs types de jouets leur sont présentés, les filles âgées de 24 mois choisissent de préférence les jouets dits "féminins", les garçons ceux dits "masculins"». Et l'influence du milieu familial ne cesse de peser dans l'enfance, puis dans l'adolescence. D'autant que les tâches domestiques sont encore largement assurées par les mères en France, selon une étude de l'Institut national d'études démographiques (INED). Commentaire du Monde : «les stéréotypes culturels ont de solides racines». Évident, mais bon à rappeler...












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De NémoGizmo
oui, vivent les jouets et vêtements aux couleurs "mixtes"!!!
il faut aussi du bleu, du vert et du noir pour les petites filles, du rouge, du mauve et du jaune pour les petits garçons...
reste qu'on est bien obligé de faire en partie avec ce qui existe dans lmes magasins (jouets, chaussures, cartables...)...