Le gay Marseille dans le TÊTU de mai
Ce mois-ci, Marseille est à l'honneur dans les pages Week-End du magazine TÊTU. L'occasion de (re)découvrir une grande ville attachante. 
Stéphane Garneri, le correspondant de TÊTU dans l'agglomération, revient sur ses rencontres.
TÊTU : Stéphane, même si tu habites à Aix, Marseille est aussi ta ville. C'est pas trop difficile de parler de sa propre ville?
Stéphane Garneri: Le fait que je sois de Marseille aurait pu être un handicap pour rédiger ce dossier, si je n'avais pas été le correspondant de Têtu dans cette ville depuis plusieurs années, et si je m'étais pas interdit, depuis le début, d'être membre d'une association ou d'être impliqué dans l'organisation de soirées. Cette «neutralité» me permet en effet de discuter très librement avec les différents acteurs de la vie gay. Je suis ainsi au courant de ce qui se passe, et de ce qui se prépare.
En plus, je recueille souvent l'avis d'autres gays qui sortent dans les différents établissements gays. Pour un dossier Week-End, ces informations auraient pu être suffisantes. Mais, toujours animé par une volonté de « neutralité », j'ai souhaité aller plus loin. J'ai donc contacté d'autres gays, d'horizons et d'âges très variés, et notamment ceux qui sortent peu ou pas, pour avoir leur avis sur la vie gay à Marseille. Toutes ces discussions, même si elles ne sont pas retranscrites dans le magazine, m'ont permis d'enrichir le dossier. J'en profite donc pour sincèrement remercier tous les gays avec qui j'ai discuté pour la préparation de ce dossier.
Tu as interviewé des gays marseillais. Ils acceptent facilement de témoigner pour TÊTU?
Quand je leur ai proposé, ils ne m'ont pas dit oui tout de suite. Pas du tout parce qu'ils n'osaient pas parler de leur homosexualité ou donner leur avis sur la vie gay à Marseille dans TÊTU, mais plutôt parce qu'ils avaient peur que leurs propos puissent être déformés dans le magazine. Même s'ils connaissaient Têtu, ils ne me connaissaient pas et ne savaient pas comment on allait travailler. Leur réaction était donc pour moi tout à fait normale. Après tout, ils se retrouvent en photo avec une interview dans un magazine que beaucoup de gays de la région vont lire. J'ai donc passé du temps pour tout leur expliquer. Un climat de confiance s'est instauré. Et du coup, ils se sont lâchés, comme on peut le voir dans les interviews. Pas de langue de bois, c'est exactement ce que je recherchais.
Tu avais été très impliqué dans l'élection de Mister Gay Marseille il y a deux ans. Les mecs du Sud sont vraiment plus sexy que les autres?
Plus sexy, c'est dur à dire. Mais c'est vrai que les mecs du Sud dégagent «quelque chose». D'ailleurs, j'ai souvent entendu des mecs de passage à Marseille dire : « les Marseillais puent le sexe »... sous forme de compliment bien sûr! Après, c'est une question de goût : on aime ou on n'aime pas. En tous cas, en tant que correspondant dans le Sud, j'aime bien insister sur le fait que les beaux gosses ne sont pas seulement à Paris. Et pour être un peu provocateur, je dirais même que, bien souvent, les beaux gosses qu'on croise à Paris, sont originaires du Sud. Donc autant venir les voir directement sur place!
Propos recueillis par Gilles Wullus. Photo Marseille: Alexandre Roche/TÊTU.
Le dossier «Marseille aux deux visages» est à retrouver dans TÊTU n°144.
En vente dès aujourd'hui.














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De Lucdf
Marseille? Rien à faire. Je trouve cette ville laide, provinciale dans le mauvais sens du terme,, déglinguée et déprimante. (ouf....là je sens que je vais me faire des ennemis). Cela fait 20 ans qu'on veut nous faire croire que Marseille est en train de changer mais...