Jean-Luc Romero: «15 ans de TÊTU, c'est 15 ans de bras d’honneur aux homophobes»
Pour fêter ses 15 ans, TÊTU a réuni près de 30 stars lors d’une séance photo événement. Tout au long du mois, nous vous proposerons de découvrir des clichés de ce shooting. Aujourd'hui, Jean-Luc Romero, conseiller régional Ile-de-France (élu sur la liste PS) et président fondateur d’Elus locaux contre le sida.

TÊTU fête en juin ses 15 ans. Que vous inspire cet anniversaire?
Jean-Luc Romero: Je suis toujours positivement étonné. Dans les premiers jours de parution d’un nouveau numéro de TÊTU, la couverture du magazine figure en devanture de tous les kiosques à journaux, de toutes les librairies. Y compris, parfois, dans les coins les plus reculés de France! En dehors du côté esthétique auquel je suis infiniment sensible, il y a ce message de tolérance qui est envoyé aux Français. Alors pour moi, ce quinzième anniversaire de TÊTU marque 15 années de visibilité. Et quinze années de bras d'honneur aux homophobes de tout poil, simples citoyens ou parlementaires.
Pourquoi avez-vous accepté de participer au shooting des 15 ans de TÊTU?
Parce que je croyais que j'allais faire la couverture du prochain numéro, bien sûr! Sérieusement, parce qu'il est important de soutenir ce magazine, important d'ajouter ma visibilité comme personne homosexuelle au combat contre l'homophobie mené par TÊTU. Pour témoigner de la nécessité absolue de lutter contre cette forme d’intolérance qui tue chaque année des centaines de jeunes gens et qui se niche partout, y compris dans la rhétorique de certains qui, en violant la pensée de grands philosophes, s’autorisent les pires ignominies.
Avez-vous une anecdote à raconter sur le shooting?
La joie de retrouver Alain Chamfort dont bien des chansons sont associées à des moments forts de ma vie.
Vous connaissez TÊTU depuis longtemps. Qu'aimez-vous dans le magazine?
Les articles de fond, évidemment!
Enfin, selon vous, quel rôle a joué le journal dans la lutte contre le sida?
D’abord, la visibilité dont j’ai déjà parlé aide les personnes homosexuelles à assumer leurs affinités et donc, en n’en ayant pas honte, à mieux se préserver, à mieux se protéger. Ensuite, le magazine nous instruit sur la maladie et les moyens de prévention. Des messages qu’il est utile de marteler, surtout lorsque l’on connaît l’effrayant recul des connaissances des Français en matière de transmission, et qui concerne tout le monde, quel que soit l’âge ou les pratiques. Enfin, il donne une visibilité aux personnes séropositives qui sont dans la société… invisibles par peur du rejet et des discriminations.
Photos: Matthieu Lemaire Courapied pour Mediaholic.











LES CHAÎNES 














0
De Têtunaute de l'Est
Un Grand Monsieur qui pose pour un Grand Magazine. Que demandez de plus ?