Têtu : le magazine des gay et lesbiennes

Plutôt filles ?

Rejoignez Têtu et profitez d’infos personnalisées

Connectez-vous ou inscrivez-vous
Mot de passe oublié ?
» Inscrivez-vous
» Inscrivez-vous
 
fermer
GarconsGarçons
Fillesou Filles
Têtu/Têtue : personnalisez votre version
  • T
  • Actualités
  • Agenda
  • Clubbing
  • Associations
  • Cover boys
  • Têtu+
  • Extras
  • Le Mag
  • Blogs
  • À ne pas manquer
  • Les blogs TÊTUE
  • Les blogs TÊTU
  • International
  • France
  • Santé
  • Culture
  • Média
  • People
  • Télévision
  • Le plus commenté : Face à l'avancée des droits des gays, (...)
  • Spectacles
  • Concerts
  • Festivals
  • Expos
  • Colloques
  • Prochainement : «Bharati» à Amnéville, Amnéville, du 24 novembre (...)
  • Trouver un événement
  • Voir les galeries photos des soirées
  • Prochainement : Matador, Paris, le 14 août
  • Trouver une association
  • Les rendez-vous associatifs
  • Tout nouveau : Michael Lewis
  • Le plus maté : Ellis McCreadie
  • Il fait réagir : Grégory Capra
  • Têtu + édition 2008/09
  • Toutes les infos santé
  • Têtu + c'est le Guide d’information gratuit sur le VIH. Portraits, prévention... news santé
  • Têtu Travels
  • Têtu X
  • Têtu Chat
  • Têtu Radio
  • Newsletter
  • RSS
  • Mobile
  • Faites-vous un extra !
  • Sommaire du dernier numéro
  • Archives
  • Abonnement
  • Numéro spécial 15 ans - Les ados homos - Je suis gay mais j'ai été homophobe - (...)
  • Vues de droite - Emmanuel Blanc
  • Mariage pour les homos: parce que nous le valons bien
numéro précédent
Média
Rachel Shelley alias Helena Peabody rencontre ses fans français à la Fnac Montparnasse
numéro suivant
Média
Il y a trente ans naissait «Gai Pied», le premier magazine gay
 

Feuilletez le premier numéro de «Gai Pied»

Par Rédaction mardi 31 mars 2009, à 20h50 | 7900 vues
Plus de: presse gay, Gai Pied

En exclusivité, nous reproduisons ici de larges extraits du premier numéro de «Gai Pied», daté du mois d'avril 1979.

C'est un document exceptionnel que TÊTU vous propose: une dizaine de pages du premier numéro de Gai Pied, paru le 1er d'avril 1979. Lire aussi notre article «Il y a trente ans naissait Gai Pied, le premier magazine gay».

Gai Pied numéro 1, avril 1979. DR.

Page 1. L'éditorial, la photo d'une manifestation en soutien aux homos iraniens, le récit d'un «triangle rose», un ancien déporté qui déplore «l'amnésie chronique de l'histoire officielle», le début d'un texte de Michel Foucault: «Un plaisir si simple».

Gai Pied numéro 1, avril 1979. DR.

Page 2. Le courrier des lecteurs avec l'«ours» (crédits) de la publication.

Gai Pied numéro 1, avril 1979. DR.

Page 3. Des brèves France et un texte d'«Europe écologie» qui propose «une liste PD écolo» pour inscrire les revendications des homosexuels pour la campagne pour les élections européennes de juin 1979. «L'inscription de la question homosexuelle dans les débats politiques commence à prendre forme en France», note le texte.

Gai Pied numéro 1, avril 1979. DR.

Page 4. Un texte de Dominique Robert, membre d'Arcadie. Le «gai Bordeaux». Le récit d'un usager du square Maurice-Gardette à Paris.

Gai Pied numéro 1, avril 1979. DR.

Page 6. Brèves international, avec notamment un court texte sur Harvey Milk. «Rififi à Londres», le récit de l'affaire Jérémy Thorpe, politicien britannique inculpé de tentative de meurtre sur son amant.

Gai Pied numéro 1, avril 1979. DR.

Page 10. «Un plaisir si simple» : la suite du texte de Michel Foucault.

Gai Pied numéro 1, avril 1979. DR.

Page 11. «Van Der Lubbe l'ambigü» par Guy Hocquenghem.

Gai Pied numéro 1, avril 1979. DR.

Page 12 : culture. «L'île de Tony Duvert». Une publicité n'hésite pas à représenter un mollah…

Page 16 : le sommaire avec un dessin de Copi.

  • Partager

Et aussi...

Média

TÊTU récompensé du «Prix du soutien à la diversité» au Brésil

Média

Maroc: «Mithly» aura toujours une version papier

Média

L'historique magazine gay «The Advocate» rétrogradé en simple supplément

Média

Feuilletez en ligne «Akademos», la première revue homosexuelle

Votre avis se fait attendre !

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour laisser un commentaire

18 réactions de la communauté

 
Gilles Wullus, directeur de la rédaction de TÊTU

De Gilles Wullus, directeur de la rédaction de TÊTU

Le 31 mars à 21h12

Quelle émotion de voir ici reproduites des pages du premier Gai Pied! Quel chemin parcouru depuis trente ans, jusqu'à faire revivre ici, sur Internet, à la portée de (presque) n'importe quel internaute dans le monde, les pages rédigés par ces pionniers de la visibilité et des combats LGBT. De quoi être fiers.

 
hector dumas

De Gayvox

Le 01 août à 23h23

Pour rappel : GAI PIED , ses archives, l'histoire, documents, photos de la rédaction, les diverses marques du groupe ont été racheté en 2002 par le site www.Gayvox.fr

Le rachat du Gai-Pied par Gayvox.com
.

En 2002 nombres d'associations et représentant se sont émus de l'avenir et du devenir des archives des Éditions du Triangle Rose.

Patrick Elzière, directeur général de Gayvox.fr ( http://www.gayvox.fr), semblait alors peu inquiet de leur avenir, et pour cause : la société Webscape, éditrice du portail Gayvox, signalait qu'elle « vient de se porter acquéreur d'un certain nombre d'actifs du groupe Gai Pied ».
.

Extrait du communiqué de presse de l'époque :

« Parce qu'il s'agit historiquement du plus grand conglomérat homosexuel de presse, d'édition de messagerie et de vente en France, Gayvox.fr est conscient de la richesse et de la notoriété de ce patrimoine singulier.

C'est donc dans un souci de respect total de ce fond hors du commun, et suite à cette acquisition, que la société Webscape détient aujourd'hui ce fantastique trésor culturel et patrimoine de la vie gay.

Avec ces nombreuses marques, dont Café, Projet X, Gai Boutik, etc., la plus célèbre étant Gai Pied,
- Gayvox tient à entretenir le souvenir d'un grand passé selon un devoir de mémoire collective et une volonté de faire partager un riche patrimoine que constituent ces archives.
- C'est pourquoi la direction de Gayvox.fr examine diverses orientations afin d'entretenir un tel fond de documentation. (…)
.
Enfin, Webscape envisage dès l'été 2003 de ressortir le guide des établissements Gai Pied, réactualisé en ligne.
- Consultable sur chacun de ces sites et grâce à gayvox.fr, nous ferons de ce guide Gai Pied un événement et une référence. »

Pour mémoire, la « galaxie » Gai Pied était constituée de différentes sociétés :
- Éditions du Triangle Rose (créée en 1979) : éditeur de presse (Gai Pied Hebdo, Guide Gai GPH, Projet X...), éditeur Internet (gaipied.fr).
- La Folie Méricourt (créée en 1983) : administration des entreprises du groupe. Vente par correspondance (Gai Boutik).
- Netgate (créée en 1996) : activités télématiques (36 15 GPH, Luc, Nic...) et Internet (projetx.com).
- Delta Éditions (créée en 1996) : éditeur de presse (Café bimensuel, e-m@le hebdo, Paris Guide e-m@le...).
- PX Presse (créée en 1996) : Édition de Projet X et du Guide Gai GPH entre 1997 et 2000.
Le magazine Gai Pied, d'abord mensuel puis hebdomadaire (Gai Pied Hebdo), a marqué profondément l'histoire collective de l'homosexualité en France dans les années 1980.
- Créé par Gérard Vappereau et Jean Lebitoux, le premier numéro du Gai Pied est sorti le 1 avril 1979, imprimé par les presses de la Ligue Communiste Révolutionnaire.
- Son nom un peu saugrenu été imaginé par Michel Foucault.

On se souviendra
- des collaborations avec Michel Foucault, Jean Paul Aron, Tony Duvert, Renaud Camus, Yves Navarre
- et des entretiens avec Hockney, Barthes, Tournier, Sartre (le dernier avant sa mort), Bérégovoy, Quilès, Deferre, Barbara, etc.

Le magazine a disparu en octobre 1992.
- Sa diffusion était passée de 33 000 à 9 000 exemplaires.
- La marque a survécu jusqu'en 2001 au travers du guide [Gai Pied] annuel et du site web gaipied.fr

Au passage , il eut été aimable de la part de Tetu de nous avertir qu'il mettrait en ligne des pages du n°1 de Le GAI PIED... Idem il aurait été pertinent et professionnel de mentionner dans son article consacrer a Gaipied, la suite de l'histoire et de ne pas seulement s'arrêter au dépôt de bilan du groupe en 2002.
GAI PIED est en ligne www.gaipied.fr et ces archives seront en 2010 consultable par le plus grand nombre.
Merci

 
anje

De anje

Le 31 mars à 21h45

oui avec le recul ,très émouvant:je lai lu,j'avais 33 ans. merci

 
antinous

De antinous

Le 31 mars à 23h27

Je ne l'ai jamais eu entre les mains, pas plus que les autres numéros, et pour cause, j'étais loin d'être né. Certains liront les articles et verront ce journal avec le rictus de la condescendance, là où il y a courage et mérite. Sans cela, ils seraient morts ou ils seraient rien. L'article de Foucault est incroyable. Finalement, beaucoup de sociologues feraient bien de le lire plutôt que d'écrire une énième tribune sur ce thème, comme n'importe quel marronnier.

 
NémoGizmo

De NémoGizmo

Le 31 mars à 23h58

BRAVO. il existe pleins de gens, pleines d'endroits, des assoces, des caves & greniers, des malles pleines & des placards assumés, individus ou assoces, qui collectent recherchent achètent et archivent des médias homos (revues, photos, tracts, livres...), et ce qui manque à ce jour, c'est certainement cette mise à disposition pour toutes et tous, numérisation (de qualité) et web. Contre l'oubli et l'effacement. Contre la ré-écriture délirante et grossière de notre histoire (cf ces "homos militants de droite" qui -aujourd'hui- écrivent et disent que rien n'a été changé dans la loi & les pratiques policières en 1981-82, entre autres conneries assénées effrontément). Vous venez de le faire avec ces 16 pages sur du papier (forcément) jauni, c'est très émouvant et un peu réconfortant, quels pionniers, quel courage (& quel chemin parcouru, malgré tout, même si tant reste à conquérir pour l'égalité et le droit au respect). C'est crucial, notamment pour les jeunes générations. Et les chercheurs (oui, malgré les efforts de certain-e-s en haut lieu, il en reste). MERCI!

 
Numa

De Numa

Le 01 avril à 02h13

"Ce qui manque à ce jour, c'est certainement cette mise à disposition pour toutes et tous, numérisation (de qualité) et web" Je confirme. La réflexion sur la question gay serait grandement facilitée par la mise en ligne d'anciens numéros de Gai Pied et d'Arcadie.

 
Plouckistanais

De Plouckistanais

Le 01 avril à 10h33

Bonjour.Tout à trac, comment vous dire que je vous déteste.Voilà, je ne pensais pas pouvoir vous le dire.C'est fait.Je vous déteste de me faire des coups au coeur.J'avais pensé qu'un jour vous nous le feriez.Rassurez-vous, c'est une douleur exquise.Ah! les souvenirs de mes premiers émois, qui découvrais que je n'étais pas seul,pas du tout,qui pouvait aimer les garçons.J'entendais drague, saunas,pissotières, pour la première fois,à Genève.Moi,le puceau incandescent de désir.Il faut aussi dire,que les mecs étaient plus sympathiques? qu'on abordait sans façon.Merci Tetu,, et au plaisir de te relire.

 
Couzi

De Couzi

Le 01 avril à 10h34

Quel choc… Ce journal-là, LE GAI PIED, je l'achetais –presque toutes les semaines à partir de 1980-81– et je… le planquais sous des piles de bandes dessinées, pour que mon père ne le trouve pas. Ces quelques pages jaunies que les lecteurs de TÊTU peuvent découvrir aujourd'hui avaient quelque chose d'unique. En lisant les petites annonces érotiques du supplément «Sandwich» de LIBÉRATION du samedi, un jeune homo de ces années-là, même isolé, même au «placard», comprenait qu'il n'était pas seul à ressentir l'«appel» d'une sexualité différente, ce qu'un coup d'œil à la production érotique ou porno confirmait dans la foulée. ;-) Mais «Le Gai Pied», c'était autre chose: la prise de conscience que cette différence n'avait pas seulement à voir avec la sexualité, qu'elle devait prendre toute sa place dans tous les aspects de la vie sociale, politique et culturelle (il n'y avait pas la rubrique «On vous l'a caché à l'école» de TÊTU, à l'époque ;-). Et ce qui semble presque évident aujourd'hui était révolutionnaire il y a trente ans. En re-découvrant ces pages, je les trouve datées (à tous les sens du terme), mais tellement fortes: merci aux pionniers. En plus, on peut vraiment les lire, en «grossissant» chaque article. Merveille de la technique, bravo Tetu.com ! François Couzinié

 
tigerx

De tigerx

Le 01 avril à 11h09

bravo! c'est trop fort, j'ai toujours reve de pouvoir un jour lire gai pied! tout est genial: la pub pour le "kiosque des amis" ("grand choix de revues masculines"), l'histoire du ministre et des pissotieres, les pubs "homosexual man" ou "beau mec", l'article de foucault, of course, et... la critique de superman!

 
hector dumas

De NémoGizmo

Le 01 avril à 16h11

@ tigerX:

pour info, le kiosque des amis (au même endroit) a existé jusqu'à il y a peu, je ne suis même pas spur quj'il ne soit plus gay-friendly!

pour ce qui est de LIRE des numéros de Gai Pied, je crois bien que le Centre LGBT, rue Beuabourg (3è), en a à dispo pour consultation dans sa bibliothèque de docs (voir horaire d'ouverture de leur biblio).

 
hopeful

De hopeful

Le 01 avril à 20h48

En passant chez le marchand de journaux, j'ai découvert GaiPied en étant attiré par un titre "Laisse tomber les filles". J'avais alors 18 ans. Ca devait être un samedi, j'y ai pensé pendant 4 jours. N'y resistant plus, je me suis rué pour acheter ce numero... 22 ans plus tard, c'est avec nostalgie que je repense aux sentiments que j'ai éprouvé en l'achetant.

 
vpi79

De vpi79

Le 02 avril à 06h42

En tout cas, cette reproduction est un véritable plaisir à la lecture pour ceux qui n'ont pas pu lire Gai Pied à l'époque même s'ils auraient pu, il était encore insurmontable pour npombre de gais de s'afficher dans le contexte de 1979 où l'homosexualité était toujours officiellement pénalisée, et un tabou énorme aussi bien socialement que politiquement et dans les familles, et alors que l'OMS la considérait encore comme une maladie et que la France ou l'Allemagne n'avaient toujours pas fait leur méa culpa pour admettre et réhabiliter le supplice des triangles roses 30 ans avant (30 ans plus tard à nouveau, cette réhabilitiation n'est toujours pas faite ! Les victimes de l'extermination attendent toujours leur reconnaisance et les mêmes égards poiur leur souvenir, et il ne leur a toujours pas été possible de témoigner: si les survivants de l'époque avaient une trentaine d'année, leurs 90 ans révolus aujourd'hui font qu'ils sont en grand age et auront vécu toute leur vie sans témoigner) C'est encore l'intéret de ce numéro: il rend compte combien les tabous et les souffrances étaient élevées à l'époque, et il faut rendre hommage à ceux qui ont si bien défendu leurs causes à l'époque. Ce journal est d'une qualité littéraire rare à lire, un véritable chez d'oeuvre que bien des auteurs adulés aujourd'hui ne parviendraient même pas à égaler. LE ton est vif, drôle, acerbe, superbe, criant de vérité, habilement maladroit, d'un vocabulaire approprié; les témoignages relatent les choses de la façon la plus piquante. Les sujets d'actualité de l'époque font encore débat aujourd'hui et on devrait pouvoir les défendre aujourdhui d'une façon aussi admirable contre les abus commis dans le monde: de l'histoire du ministre autrichien sujet de moquerie et raillerie par l'autorité policière et judicière, lors de son agression dans un lieu de drague à Strasbourg (à une époque où la France cherchait à imposer la ville pour le siège de diverses institution européennes), de la défense des homosexuels condamnés à mort dans la toute jeune république islamique d'Iran, du plaidoyer de M. Foucault sur le suicide et le regard pitoyable porté par la société sur les homos, vus encore comme des malades déviants dont même la mort devait être pitoyable et sujette au même mépris (comme aux pires heures du régime nazi qui en faisait autant usage pour traiter les homos de moins qu'humains et excuser ensuite tous les crimes commis...) Il faut lire la qualité du "courrier des lecteurs", et comparer à ce qu'on trouve aujourd'hui dans nos actuels formums en ligne, le langage SMS n'avait pas sa place. Ce numéro est un chef d'œuvre, il mériterait à être republié tel quel sous sont plus beau jour, et sur un papier qui résistera au temps ! tout y est passionnant à lire, et j'imagine mal comment on pourrait ne pas classer un tel chef d'ouvre à notre patrimoine universel commun. Si seulement Têtu pouvait lui aussi donner plus de place aux textes, aux amoureux de la langue, aux folles de la plume, et à ceux qui nous éclairent sur les combats de notre temps, qui sont finalement aussi ceux d'hier et resteront encore ceux de demain pendant longtemps (car les batailles politiques ne sont pas terminées, ni le besoin d'éduquer); Comment pouvait-on cacher un tel journal à l'époque et le glisser sous le manteau comme si c'était honteux? Tout le monde devrait pouvoir aujourd'hui lire un tel journal et reconnaitre sa qualité magnifique. Evidemment avoir un tel contenu coûterait cher aujourd'hui: il faudrait payer les meilleurs artistes, mais ne le fait-on pas de toute façon pour payer aujourd'hui des photographes? !un journal ne peut-il plus vivre que par ses apports publicitaires avec des annonces criardes pour des numéros surtaxés ou des articles de luxe, ou les us et coutumes d'une petite minorité homos riche dans leurs pérégrinations parisienness, que des choses que la plupart des homos n'ont même pas les moyens de se payer? Hors qu'on soit riches ou pauvres, les homos ont tous le droit au même niveau de culture (et pas forcément pour se payer des vidéos X hors de prix dont on veut les abreuver jusqu'à plus soif). On ne se lasse pas de lire de tels textes, alors que le X ne se renouvelle jamais et déçoit toujours... Il faut se rappeler que la culture gaie ou lesbienne va au delà des quelques productions dont on remplit les journaux actuels. Les homos ne recherchent pas que du sexe, ce sont des citoyens qui réfléchissent, votent et veulent s'impliquer socialement et être justement aimés et reconnus à leur place et admirés pour laisser aussi des traces de leurs vies, comme les autres. Hors une chose n'a pas encore changé depuis l'époque: les homos s'insurgeaient sur l'image caricaturale dont on les affublait. Si aujourd'hui une certaine image est devenue socialement acceptable c'est mois par la visibilité que par la dissimulation alors que certains "codes" sont devenus maintenant insignifiants. Mais même les gais d'aujourd'hui sont devenus intolérants et rejettent autant les lesbiennes, ou les trans, après avoir constaté qu'il pouvaient se faire accepter parmi les homos en se faisant passer pour des "bis" et en adoptant leurs mêmes préjugés. Les "folles" d'hier sont toujours autant méprisées aujourd'hui, meˆme par les homos ! (hormi lors de certains évènement festifs dans des lieux dédiés à cela, elles n'ont toujours pas leur place dans la vie sociale, et où le code vestimentaire associé n'est même plus synonyme d'homosexualité et a été repris même par les hétéros machistes et homophobes les plus convaincus). La seule chose qui a vraiement changé ce sont les "codes" visibles, mais pas les mentalités. il serait donc intéressant de republier aujourdhui les meilleurs pages, articles, courriers des lecteurs, dans un livre tout à la gloire de ce journal: ce sont des tranches de vie d'une qualité et d'une vérité rare, dans une écriture magnifique qui s'est aujourd'hui perdue.

 
hector dumas

De Gayvox

Le 01 août à 23h25

Gayvox.fr travaille a ce projet...
Gayvox souhaite redonner vie au meilleurs page de GAIPIED mais aussi des perles qui ont fait la vie de la rédaction.

 
  • 1
  • 2
  • >
18 commentaires
publicité

Extra, Têtu à votre service !

Têtu Radio by Goom
Têtu X
Têtu Chat
La newsletter - inscription
La capote protège du SIDA
Juillet-août n°157
Numéro double spécial 15 ans de Têtu, avec Bertrand Delanoë, Kylie Minogue, François Sagat… - Les ados homos - Je suis gay mais j'ai été homophobe - L'été à Saint-Tropez et Brighton - Le retour du short

apple a temoin

Je déteste les amis de mon copain
Vous n'aimez pas les amis de votre copain ou de votre copine ? Vous ne supportez pas sa meilleure amie ? Expliquez-nous pourquoi et racontez-nous votre expérience.
 Ecrivez à magaylife@tetu.com
Les premiers indices de ma gaytitude
Une amitié très forte avec un garçon à la maternelle, une passion pour les poupées, un coup d'oeil ému sur les pages maillots de bain du catalogue de la Redoute, un coup de foudre pour un prof, une admiration pour les boys band… Racontez-nous vos premiers émois amoureux, sensuels ou sexuels.
 Ecrivez à magaylife@tetu.com
Le Panel Têtu

A la une

Culture

«Divers/Cité, c'est l’occasion pour les homos français de rencontrer leurs cousins montréalais!»

International

Mariage des homos en Argentine: «Premières!»

Nouveau

International

Jérusalem: une modeste gay pride devant la Knesset

People

L’auteure de «Entretien avec un vampire» renonce au catholicisme

France

L'écrivain Michèle Causse a choisi de partir

France

Meurtre de Metz: information ouverte pour meurtre aggravé

  •  

N°157 de juillet/août, actuellement en kiosques Numéro spécial 15 ans - Les ados homos - Je suis gay mais j'ai été homophobe - L'été à Saint-Tropez et Brighton - Le retour du short... Et 30 pages culture: best of des festivals d'été, Mathieu Amalric, Kele...

Découvrir ce numéro
1 an pour 49€ : abonnez-vous !
  • Contacts
  • Mentions légales
  • Conditions générales d'utilisation
  • Newsletter
  • RSS

Conception, Design & Development by upian