Existe-t-il un cerveau homosexuel?
La revue scientifique «Cerveau & Psycho» s'interroge sur des spécificités cérébrales propres aux homosexuels. Le débat est loin d'être clos.

«Une fois de plus, le dossier des fondements biologiques de l’homosexualité se rouvre», assure Cerveau & Psycho. En effet, dans sa dernière édition, ce magazine spécialisé dans les neurosciences se demande carrément s’il existe un cerveau homosexuel! Eh oui… Il y a quelques mois, l’Institut Karolinska de Stockholm en Suède, où sont décernés les prix Nobel, a publié une étude montrant des différences entre «cerveaux homosexuels» et «cerveaux hétérosexuels».
«Les gays sont peu latéralisés»
Selon celle-ci, le cerveau des hommes hétérosexuels et des lesbiennes serait «asymétrique», alors que celui des gays et des femmes hétérosexuelles serait «symétrique». «Les chercheurs ont découvert, en pratiquant une analyse statistique des données d’imagerie cérébrale, que les gays sont peu latéralisés, tout comme les femmes hétérosexuelles, et que les deux amygdales cérébrales sont actives simultanément. À l’inverse, les lesbiennes sont latéralisées, comme les hommes hétérosexuels», expose le magazine.
«Il est peu probable, ajoute Cerveau & Psycho, que (le cortex cérébral) puisse subir un remodelage important chez les homosexuels en fonction du mode de vie. Ce n’est pas exclu mais paraît peu vraisemblable.» Pour le neuroanatomiste Philippe Ciofi, chercheur à l’Inserm, pas de doutes à avoir: «Il y a sans doute une origine organique à ces différences d’orientation sexuelle. Reste à savoir si cette différence organique est de type génétique ou non.» Car, selon ce même chercheur, «la question du rôle des hormones sexuelles dans le développement embryonnaire» serait également posée…
Des données «fragmentaires»
Mais pour la neurobiologiste Catherine Vidal, «avertie des questions d’orientation sexuelle», ces études récemment publiées sur les différences cérébrales entre homosexuels et hétérosexuels ne satisfont pas toutes les exigences de rigueur scientifique. «Les données livrées par ces expériences sont extrêmement fragmentaires, elles livrent des indications à prendre avec la plus grande précaution, rappelle la scientifique. Tout au plus peut-on les considérer comme des éléments de réflexion, qui ne sauraient fournir matière à une conclusion généralisable, et donc scientifique. En l’état, elles ne me semblent pas suffisamment étayées pour que l’on conclue à l’existence d’un éventuel “cerveau homosexuel” ou “cerveau hétérosexuel”.» Effectivement, les études concernées ne se fondent que sur des groupes de 20 à 25 personnes! Ça semble bien peu pour en tirer une conclusion générale… Catherine Vidal juge également que «dépenser beaucoup d’argent pour savoir s’il y a un peu de substance grise ici ou là quand on aime les hommes ou les femmes n’est peut-être pas le plus important aujourd’hui».
L’orientation sexuelle, inscrite dans le marbre?
Pour cette chercheuse, «une chose est certaine: tout le monde s’accorde aujourd’hui pour dire qu’il n’y a pas de fatalité ou de déterminisme biologique de l’orientation sexuelle. Même si un jour on découvrait sérieusement qu’il y a des différences d’ordre anatomique –ce dont je doute– cela ne voudrait pas dire que l’orientation sexuelle d’une personne est inscrite dans le marbre dès sa naissance, car on sait que les caractères anatomiques et le fonctionnement du cerveau sont largement influencés par le parcours de vie et les expériences que nous faisons; en effet, le cerveau possède des propriétés de plasticité qui font qu’il se construit en fonction de l’histoire propre de chacun. Donc, le fait de voir des différences entre les cerveaux ne permet pas d’affirmer qu’il s’agisse de différences innées.» Voilà qui est dit…
En tout cas, comme le souligne Cerveau & Psycho, «de telles découvertes pourraient avoir des effets aussi bien délétères (le spectre de la “malformation congénitale”, le dépistage) que bénéfiques, notamment en contrant les arguments de déviance psychique proférés par les plus homophobes. Une stratégie déjà adoptée par certaines communautés gays aux États-Unis, qui opposent aux conservateurs traditionalistes le caractère naturel et par conséquent légitime de leur orientation sexuelle.» Terrain glissant?
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De anje
LES HOMOSEXUELS ,AURAIENT UN CERVEAUX?.Bon je plaisante,j'ai TOUJOURS aimer les garçons,et pourtant, je suis tombé amoureux d'une femme .Cela a duré 18 ans ,j'ai eu deux fils,que j'adore tout le monde est au courant de mon homosexualité .A Présent j'ai un ami,et je suis toujours homo et heureux de cette état.