Dans TÊTU: le sport à l'école, cauchemar des homos
ENQUÊTE. A découvrir dans le nouveau magazine TÊTU, les témoignages des traumatisés des cours d'EPS. Un syndrome vécu par un nombre considérable de gays. Et vous? Quels souvenirs en gardez vous?

Tout est parti d'une discussion entre collègues dans les bureaux de Têtu : quand on était ados, la vie au collège, les cours d'EPS... EPS, trois lettres maudites pour de nombreux gays. «Mauviette» sur le terrain de foot, «pédé» dans les couloirs du gymnase, «tapette» dans les vestiaires, humiliations diverses et variées, mal-être, boule au ventre les jours de gym : les cours de sports collectifs à l'école, puis au lycée, ont à l'évidence laissé un souvenir traumatisants dans la mémoire de nombreux gays.
On a donc lancé un appel à témoins. Et les réponses ont rapidement commencer à affluer, avec le même sentiment, fondateur apparemment dans l'expérience de nombreux jeunes homos : une allergie profonde aux sports d'équipe, une terreur viscérale à l'approche du ballon ou à l'odeur d'un gymnase.
«Quatre heures infernales»
A lire donc dans le dernier numéro de TÊTU, une enquête de six pages, avce des témoignages de lecteurs, dans lesquels on pourait presque tous se reconnaître. Pour Arnaud, «rien que le fait de savoir que lundi matin c'était sport, me rendait malade». Antony a «raté» son adolescence à cause de ça. Grégory cherchait toutes les excuses pour éviter les cours de gym. Pour Eric, «les quatre heures de sport étaient infernales».
Et vous ? Faites-vous partie des traumatisés du sport? Peut-être qu'à l'inverse vous en gardez de bons souvenirs? Racontez-nous !

Un dossier à découvrir dans TÊTU, numéro 152, actuellement en vente.


















De Savonarola
il yavait le gymnase ET la piscine... c'était peut-être ça le pire cauchemard pour moi, peut-être parce qu'il était encore plus dur de se planquer... A tel point que pendant très longtemps, toute odeur de javel me rappelait celle de l'entrée de la piscine, et réveillait vaguement en moi le traumatisme...
De Numa
Pareil !
De laurent paris
c'est marrant, la piscine faisait partie des quelques activités auquelles je n'allais pas à reculons, peut être parcequ'il n'y avait pas la pression d'un sport d'équipe et que je n'etais pas mauvais.
ça a même été une sorte de revanche pour moi parcequ'au bac la natation m'a permis d'égaler la moyenne sport du fouteux hetero dont j'etais amoureux au lycée. avec son esprit de competition, autant dire qu'il etait degouté :)
bref, je n'ai jamais été trés sportif et comme pas mal d'homos j'etais nul au foot, mais rien de traumatisant comparé à l'ensemble des humiliations qu'on peut subir pendant sa scolarité.
pas d'histoires de vestaires embarrassantes non plus. Comme j'ai "grandi" assez tôt, je n'avais pas de honte à avoir dans les douches au college.
comme c'est aussi là où j'ai pris conscience de mon attirance pour les mecs je garde finalement une certaine nostalgie de ces moments.
ah, si je pouvais les revivre avec mon experience actuelle...