«Character»: un webzine de photos gays entre réalité et fantasme
INTERVIEW. Découverte d'un nouveau webzine plutôt gay plein de photos belle et étonnantes, à l'occasion de la sortie de son deuxième numéro.

C'est est un nouveau magayzine de photos qui débarque sur la toile. TÊTU a rencontré Eric Lanuit, l’initiateur de Character, magazine plutôt gay fait d’amour, de beauté, d’humour, d’amitié, de bonheur, de plaisir, de sexe, de joie, de rêves, de fantasmes, de réel et d’imaginaire. Tout un programme.
Pouvez-vous nous présenter Character?
C’est un webzine trimestriel d’images avec quelques lignes pour présenter les séries. Je fais de la photographie depuis toujours même si je me suis dirigé vers la communication. J’ai donc eu l’idée de réunir les clichés réalisés au Lido où je travaille et ceux rapportés de mes différents voyages. A partir du deuxième numéro, je fais appel à des photographes confirmés et des jeunes talents, des stylistes, des peintres qui peuvent s’exprimer dans leur domaine de prédilection ou dans un autre champ artistique qui les intéresse. Ils ont une liberté totale, tant pour le sujet que pour le nombre de pages. Ma seule exigence est la recherche esthétique.
Comment avez-vous choisi le nom et quel lectorat visez-vous?
Je voulais un terme anglais qui soit compris en français, Character correspondait le mieux à l’idée que j’avais en tête. Je suis gay, beaucoup de mes amis sont gays et mes références culturelles sont très queer. Mais je n’exclus ni les lecteurs ni les contributeurs hétérosexuels.

Dans la série «Icare», dans le premier numéro, vous confrontez Jonathan à un oiseau mort. Est-ce un manifeste écolo?
Je fais les choses parce que je les aime mais je n’essaye pas d’intellectualiser le propos. J’avais envie de photographier Jonathan avec des plumes et les oiseaux ont toujours été un thème de prédilection. La plume est la seule raison de juxtaposer les deux séries.
Dans le portfolio «Pride», vous ouvrez avec une citation très forte: «Homophobia is a social disease»…
C’est important de le dire. Les portraits ont été réalisés pendant la dernière Marche des Fiertés de Paris et celle de Lyon. Ils sont ponctués de natures mortes en couleurs pour permettre de respirer.

Pourquoi le Mondrian à Miami?
J’ai passé un très bon séjour dans cet hôtel magnifique où je ne pouvais pas m’arrêter de prendre des photos. J’ai pris le parti de les coloriser pour ajouter une touche pop qui correspond à l’établissement.
Qui est ce Jasper que l’on voit à l’entraînement?
Un nouveau danseur allemand arrivé au Lido il y a un mois. Il était très timide. Petit à petit, il s’est habitué à ma présence et m’a laissé faire les photos. J’ai pensé qu’une sorte de questionnaire de Proust permettrait au lecteur d’apprendre quelque chose sur lui et il en de même pour Jonathan dans «Icare».

Y a-t-il un collaborateur que vous convoitez?
Je vais à Los Angeles bientôt et j’aimerais proposer à Joe Dallessandro (l'acteur fétiche d’Andy Warhol) d’être dans le prochain Character. Soit en tant que mannequin soit en tant que photographe.
Les pubs que l'on trouve sont-elles authentiques?
Non! Les pubs sont fausses, il s’agit de photos que j’ai prises. Mon intention est de montrer aux marques comment je les imagine dans le magazine si jamais elles décident d’y être un jour.
Le volume 2 du Numéro 1 est en ligne depuis aujourd'hui.











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De Dununba
super, j'ai ajouté à mes favoris :-)