Mariage homo dans le Connecticut: "une révolution", selon le "New York Times"
L'homosexualité dans la presse, chroniquée par Tetu.com.
Dans un article au titre sobre, "Le mariage gay légalisé dans le Connecticut", The New York Times (daté du 10 octobre) revient assez longuement sur le vote de la cour suprême de cet État légalisant le mariage homo: "Cette décision est une révolution à plus d'un titre, commentent les journalistes. En plus de faire du Connecticut le troisième État à autoriser les mariages pour les couples de même sexe, c'est aussi la première fois qu'une Cour suprême soutient que les unions civiles réservées aux couples homosexuels violent le principe d'égalité des droits inscrit dans la Constitution d'un État." Mais cette décision n'est pas tombée du ciel!
Pour cela, il a fallu que des gays et des lesbiennes se mobilisent et intentent une action: ainsi, la Cour suprême se prononça suite à une demande présentée en 2004 par des couples du même sexe à qui le droit au mariage avait été refusé. Grâce à eux, "la décision du Connecticut, malgré l'opposition de trois juges (sur sept au total), ouvre aussi la porte au mariage à une grande partie des couples gays de l'État de New York, dont les lois n'autorisent pas le mariage homo ou les unions civiles, mais où le gouverneur David A. Paterson vient de décider légalement de permettre la reconnaissance des mariages de même sexe contractés dans d'autres États".
Pleins d'appréhension, certains plaignants étaient sur place pour écouter l'annonce de la décision de la cour suprême: "Un des couples, Hoanne Mock, 53 ans, et sa partenaire, Elisabeth Kerrigan, 52 ans, venues avec leurs fils jumeaux de 6 ans, ne purent retenir leurs larmes. De leur côté, Garret Stack, 59 ans, présenta son partenaire, John Anderson, 63 ans, et dit: "Ça fait 28 ans que nous sommes ensemble, et nous pouvons maintenant préparer notre mariage."
Et, d'après les journalistes du New York Times, si les groupes conservateurs et religieux ont crié au scandale, ces derniers s'attendaient finalement à cette décision. Peter Wolfgang, directeur exécutif du Family Institute of Connecticut, condamna les "rois de la philosophie" de la cour suprême. Ajoutant: "Il est question de notre droit à nous gouverner nous-même. C'est une affaire plus grave que le mariage gay." Et les opposants au mariage homo peuvent en rajouter dans la dramatisation, car l'affaire semble gagnée pour longtemps. Le gouverneur du Connecticut Jodi Rell expliqua ainsi que s'il n'était pas d'accord avec la décision, il l'appliquera, tout en expliquant: "La cour suprême a parlé, je ne crois pas que sa décision reflète la majorité de la population de notre État. Cependant, je suis aussi convaincu que les tentatives de renverser cette décision, que cela passe par la voie législative, ou en amendant la Constitution, ne réussiront pas." Autrement dit, pour ces opposants, la décision de la Cour suprême du Connecticut, c'est un peu "échec et mat".











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