USA: la loi «Matthew Shepard» contre les crimes de haine est votée
Après des années de travail parlementaire, la loi de prévention des crimes de haine homophobe vient enfin d'être approuvée par le Sénat. Elle n'attend plus que la signature de Barack Obama.

Enfin! Après des années de travail parlementaire, le Sénat américain a voté hier un texte souvent surnommé le «Matthew Shepard Act», du nom de cet adolescent assassiné en 1998 dans le Wyoming parce qu'il était gay. Après avoir obtenu l'accord du Congrès, la signature d'application par Barack Obama ne devrait être qu'une formalité.
Concrètement, cette loi étend la définition de «crime de haine» aux actes perpétrés contre des personnes à raison de leur genre ou de leur identité de genre, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap. Une loi qu'on peut comparer à celle du 18 mars 2003 en France, qui permet désormais de considérer comme circonstance aggravante l'homosexualité (réelle ou supposée) de la victime – mais élargie puisque celle-ci protège également les transgenres.
Un texte initié par Ted Kennedy
«Le Président est impatient de signer ce texte (pour le transformer en loi), a déclaré un porte-parole de la Maison blanche. Comme il l'a déclaré en avril, la loi contre les crimes de haine est un pas important pour protéger chacun de nos citoyens contre les violences dues à l'intolérance, tout en protégeant nos libertés de parole et d'association.»
C'est le sénateur Ted Kennedy, décédé cet été, qui avait introduit ce texte en 1997. Il a ensuite été surnommé «Matthew Shepard Act», parfois même «Matthew Shepard and James Byrd Jr. Act», du nom de deux victimes de meurtre en 1998. Matthew Shepard avait 21 ans et James Byrd Jr., un noir du Texas, 49 ans, lorsqu'il ont été assassinés.
Des enquêtes fédérales
En plus d'étendre les catégories de personnes protégées par la loi, cette législation doit procurer des ressources supplémentaires aux forces de l'ordre locales, donner au département de la Justice le pouvoir d'enquêter sur des crimes de haines que les autorités locales avaient négligé, et ordonne au FBI d'établir des statistiques sur les crimes commis envers les transgenres, ce qui n'était pas le cas jusqu'ici.
Photo: DR.
En bonus, le traitement de cette news par Anderson Cooper sur CNN:
L'activiste new-yorkais Dan Savage y décrit notamment la loi comme «importante mais surtout symbolique» et craint qu'elle serve à l'administration Obama d'excuse pour ne pas faire davantage envers les LGBT.
A noter que la commission de la défense du Sénat américain vient d'annoncer qu'elle examinerait en novembre la question de l'abrogation du «Don't Ask Don't Tell», la loi imposant aux militaires homosexuels de cacher leur orientation sexuelle.
























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De kinkin qui veut du bien
"L'activiste new-yorkais Dan Savage y décrit notamment la loi comme «importante mais surtout symbolique» et craint qu'elle serve à l'administration Obama d'excuse pour ne pas faire davantage envers les LGBT."
Langue fourchue !!!
Ben c'est bien tout ca espérons que des dérives n'arrivent pas du genre la fille du RER...