Un soldat anglais fait son coming out
Ben Rakestrow a fait son coming out à son retour d'Afghanistan. Il s'assume tranquillement – et ne manque pas d'humour… Jugez vous-mêmes.

A 21 ans, le soldat Ben Rakestrow, du deuxième Régiment du «Royal Tank», régiment blindé de l'armée de Sa Majesté, est devenu le premier soldat anglais ouvertement gay. Et ce, avec un humour tout britannique… À son retour d'Afghanistan, il s'est exprimé devant la presse sur son coming out auprès de ses collègues. «Au début c'était difficile, explique-t-il, je ne savais pas comment ils allaient réagir.»

Il a fait son coming out lors d'un entraînement dans le Wiltshire (sud-ouest de l'Angleterre). Alors que Ben était arrivé tard pour l'entraînement du matin – il avait passé la nuit en boîte avec un camarade au courant de son homosexualité – il s'est fait chambrer par ses collègues, qui lui ont demandé si, au moins, il avait «eu de la chance», la veille, pour que ce retard vaille le coup. «Oui, a-t-il simplement répondu, et son nom est Ryan!» «Leurs visages se sont décomposés», poursuit Ben. «Ils m'ont demandé si j'étais sérieux. Ils ne pouvaient pas le croire.»
Un dessus-de-lit Zac Efron
Selon les récits de la presse, la seule chose qui différencie Ben Rakestrow de ses camarades militaires, c'est son dessus-de-lit à l'image de l'acteur Zac Efron dans High School Musical. «Ils me chambrent tout le temps là-dessus, mais c'est dans un bon esprit. Depuis mon coming out ils me posent plein de questions sur ma vie. Mais je ne trouve pas que ce soit pénible, au contraire.»
Jusqu'en 1999, être gay dans les forces armées de Sa Majesté était interdit. Le gouvernement a dû changer la loi sous la contrainte de la Convention européenne des droits de l'homme. L'activiste Peter Tatchell a déclaré à la presse britannique: «Il y a toujours des poches d'homophobie mais, globalement, l'acceptation des homosexuels dans l'armée a fait d'énormes progrès, bien au-delà de la fin de l'interdiction. Des militaires défilent chaque année en uniforme lors des gays pride, sans que cela n'ait créé d'incidents.» Pendant ce temps, aux États-Unis, la règle «don't ask don't tell» qui exclue de l'armée tout soldat ouvertement homosexuel est toujours valide…
Photos: DR.












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De NémoGizmo
oui, j'ai vu cela en début de semaine sur le site du "Sun": c'est fait de manière remarquable et mature, surtout pour un mec aussi jeune!
un bel exemple...
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De vpi79
C'est aussi une façon de faire qui lui permettra de ne pas retourner en Afghanistan (où l'homosexualité et interdite et les homos sont soumis à tous les dangers, et où de toute façon il serait carrément infréquentable par les autorités qui le refuserait sur son territoire), car je pense qu'il a du sérieusement cacher son état lorsqu'il y était...
Maintenant il restera en Angleterre ou ira dans des pays moins exposés. Il faut croire qu'il en a assez de l'Afghanistan et qu'il ne supporte plus ce qu'il y a vu (concernant les homos là -bas), ce qui a du lui poser un sérieux cas de conscience au plan personnel (surtout s'il a du protéger des autorités locales qui se livraient à des actes clairement homophobes).
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De vpi79
Note: les armées britanniques ou même françaises, ne sont pas en Afghanistan pour protéger les homos afghans. Elles sont là aussi pour protéger le gouvernement de transition qui a largement adopté dans ses lois locales la plupart des principes homophobes intégrés abusivement dans la shariah islamique qui fonde le droit civil local, même sans les Talibans.
Nos armées sont aussi présentes, avec des accords diplomatiques dans d'autres pays à la seule condition que les militaires sur place n'abusent pas les lois locales (cela impose aux militaires de justement cacher totalement leur état et ne pas en parler du tout quand ils sont en mission là -bas, et ne rien faire qui pourrait contrevenir aux lois locales).
Il me semble que le commandement militaire doit être très clair là -dessus : les militaires en mission dans les pays où l'homosexualité est pénalisée ou criminalisée doivent oublier totalement qu'ils sont gays et s'interdire tout rapport sexuel de cette nature (comme ils doivent aussi, pour les hétéros, s'interdire toute relation avec des femmes qui ne sont pas les leurs, et se trouver aussi privé de certains droits comme l'accès libre à la pornographie, ou la liberté d'expression dont ils jouissent chez eux).
Mais comme le coming out de ce militaire a été rendu public partout dans le monde via Internet, il ne peut plus être qualifié pour ce genre de mission: était-il sûr, en ayant agi ainsi pour le confirmer publiquement, d'avoir voulu s'exclure de ces missions qui font son métier et son plan de carrière ?
Dans certaines positions, c'est un sacrifice à faire, mais je ne suis pas sûr que ça plaise à l'armée de voir un de ses hommes payés et entrainés ne plus pouvoir être disponible à toutes les missions auxquelles il a été formé, pour des raisons qui lui sont purement personnelles et qu'il aurait pu garder non publiques (c'est-à -dire limitées à un cercle restreint de connaissances et collègues qui ont le devoir de réserve pour que cela ne soit pas rendu public hors du rang, au point de compromettre la mission de leur collègue).
Alors oui il doit être possible de faire son coming out dans l'armée, auprès de l'entourage de confiance ou de la hiérarchie, mais les militaires ne peuvent le forcer et doivent garder le secret sur ce qu'ils savent (ce que visiblement ils n'ont pas fait : ces collègues sont visiblement sanctionnables pour avoir trahi ce secret et la confiance mutuelle qu'il leur a accordée).
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De vpi79
Tout ça pour dire en résumé:
Oui à la liberté de dire ou ne pas dire.
Oui à la liberté de poser des questions personnelles. Oui à la liberté de ne pas répondre à ces questions.
Mais un NON absolu à la liberté de révéler un secret qui ne vous appartient pas: et là il y a encore du chemin à faire: presque personne ne sait "tenir sa langue" sur ce qu'il a appris (même de la part de la source sûre propriétaire de ce secret personnel).
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De vpi79
Comme la confiance entre les militaires est essentielle (et même vitale) pour l'exercice de leurs fonctions, la loi américaine (Dont Ask, Dont Tell) doit certainement partir du constat que selon le même loi, il n'existe aucun secret absolu aux USA (hormis le seul secret détenu par la personne elle-même). Tout secret détenu par un tiers peut être révélé (même les secrets professionnels et commerciaux: il suffit de les acheter puisque la loi américaine ne reconnait aucun secret dès lors qu'il a été échangé avec une autre personne...).
Je vois mal comment les USA peuvent se débarrasser de cette loi, sans revoir en profondeur sa législation et sans l'imposer à ses armées dans leur réglement intérieur, avec des sanctions à la clé pour qui trahirait un secret personnel dont il ne peut être propriétaire (faute de quoi, aucune confiance ne sera possible). Ce qu'il faut protéger absolument et sévèrement ce sont les secrets révélés à des tiers tenus strictement au secret (encore bien plus que la seule personne légitime elle-même qui doit pouvoir prendre la décision elle-même).
Mais les coming outs forcés sont légions aux USA et remplissent la presse (et pas sanctionnés chez ceux qui les commettent). La presse américaine est coupable de complicité (mais pas sanctionnée), on se demande pourquoi (alors qu'elle dispose d'une loi leur permettant de protéger leurs sources, même devant un juge ou une commission parlementaire), et même les témoins à un procès ne sont pas tenus de répondre.
(En France, un témoin qui refuse de répondre à une question posée devant une Cours de justice est coupable d’offense à la Cours : il est condamné avec application immédiate, quelle que soit la nature de la réponse qui aurait été donnée, à charge ou à décharge, par un témoin souhaitant protéger sa source: pour protéger une source en France, il faut accepter de se voir condamné mêm lourdement, pour avoir refuser de répondre ; mais c'est une véritable marque de confiance de la part de celui qui partage ce secret).