Sénégal, Chine, Argentine: un tour de la planète gay sur France Inter
À ÉCOUTER. L'émission «Et pourtant elle tourne» sur la radio publique était consacrée hier à un état des lieux de la vie gaie dans trois points du globe. Un bilan pour le moins contrasté…

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Le gay and lesbian Mardi gras de Sydney, cette gigantesque célébration australienne, a lieu en ce moment, et jusqu'au 6 mars. C'est l'occasion pour l'émission Et pourtant elle tourne, sur France Inter, de se pencher sur les droits des homosexuels dans le monde, plus précisément dans trois pays de continents différents.
Sans être exhaustifs, les reportages de cette émission de Jean-Marc Four, que l'on peut écouter en ligne pendant sept jours, ont le mérite de mettre le doigt sur un certain nombre de paradoxes et d'aberrations. Au Sénégal, ce pays relativement paisible, où les homos n'avaient pas été persécutés durant des décennies, en tout cas de façon notoire, plusieurs vagues d'arrestations ont défrayé la chronique ces tous derniers mois. La journaliste Julie Vandal a même retrouvé un instituteur, témoin de cette scène terrible: les habitants d'un village qui ont déterré le cadavre d'un homosexuel afin de l'expulser du cimetière… «On ne peut pas faire ça à un être humain», souffle l'instituteur, choqué. Plus tard, deux jeunes gays qui avaient été arrêtés par la police, puis relâchés, disent être «toujours en danger» et forcés à la prostitution. «Et pourtant, il y a trente ans, les homosexuels avaient un place dans la société, et le respect de la population. Les temps changent…
Un club gay en chine, des mariés gays à Buenos Aires
En Chine, en revanche, l'évolution positive semble s'accélérer. De l'incontournable Destination (photo), le seul club gay de Pékin, à la première gay pride de Shanghaï, les homosexuels trouvent une voie pour exister et même s'exprimer dans une société chinoise très contrôlée. Dernière nouvelle en date: la création du premier magazine gay en Chine… qui devra toutefois se présenter comme un magazine de tourisme pour contourner la censure.
Enfin, l'émission s'arrête en Argentine, où pour la première fois dans l'histoire de l'Amérique latine, un couple gay a pu se marier. A Buenos Aires, Alejandro et José Maria expriment leur joie et égrènent les droits auxquels ils pourraient accéder, s'ils décidaient d'adopter un enfant… «Les manuels scolaires vont changer, se réjouissent-ils: les élèves, en apprenant l'histoire de la famille, vont apprendre qu'elle peut être homosexuelle. Et la lutte contre les discriminations doit commencer à l'école!» Mais un autre témoin pointe des lois ridicules, encore en application dans le pays: si un homme ouvertement gay est surpris avec un mineur, il risque la prison, de même que si l'on est surpris à porter des vêtements du sexe opposé! Certes, la terre tourne. Mais pourtant, parfois, il semble qu'elle tourne à l'envers…












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De Raton
"...De l'incontournable Destination (photo), le seul club gay du pays..."
FAUX, Destination n'est pas le seul club gay de Chine (heureusement!!!). Il y en a plein. Juste à Shanghai on en compte plusieurs et encore plus populaires que le Destination (sans compter les bars gay et gay friendly).
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De Paul Parant / Auteur
Le témoin interviewé dans le reportage parle du seul club de Pékin en effet. Merci, c'est corrigé.