Roumanie: une Lesbian & Gay pride sous surveillance policière à Bucarest
Quelques centaines de personnes ont défilé hier dans la capitale roumaine.
Quelque 200 personnes ont participé samedi dans une atmosphère bon enfant à la Gay Pride de Bucarest, entourée cependant par un impressionnant dispositif policier. Les manifestants, portant des ballons et des drapeaux arc-en-ciel, se sont rassemblés sur une place devant le gigantesque Palais de Ceausescu, dont les accès étaient bloqués par des centaines de policiers anti-émeute.
«Nous sommes ici au nom de tous ceux qui n'ont pas le courage de descendre dans la rue», a déclaré Florin Buhuceanu, le président de l'association Accept, organisatrice du défilé. Plusieurs membres du Parlement européen ainsi que les ambassadeurs de Grande-Bretagne, de Suède, de la République tchèque et des Pays-Bas ont également participé à cette manifestation, la cinquième de ce type organisée dans la capitale roumaine.
«Non à la sodomie»
«Je suis fier d'être avec vous aujourd'hui pour exprimer mon soutien à la lutte contre la discrimination», a déclaré en roumain l'ambassadeur de Grande-Bretagne, Robin Barnett, sous les ovations des manifestants. «En voyant le dispositif policier et le trajet autorisé pour ce défilé, je comprends combien il est difficile d'être gay en Roumanie», a pour sa part déclaré un eurodéputé français, Michel Teychenné.
Ce défilé avait été précédé vendredi, puis samedi matin, par deux marches organisées par des associations chrétiennes orthodoxes ou de l'extrême droite, qui ont appelé à dire «Non à la sodomie». L'Eglise orthodoxe, qui avait par le passé apporté son soutien aux marches contre l'homosexualité, s'est démarquée dans un communiqué du «tapage» fait par des «associations qui veulent se faire de la publicité» en invoquant son nom, tout en qualifiant d'«inopportunes» les manifestations qui «nient la dignité de la famille chrétienne traditionnelle».
Selon un sondage réalisé en septembre dernier par l'institut Gallup Roumanie, les homosexuels figurent parmi les premières victimes de la discrimination dans ce pays, un Roumain sur trois estimant que l'homosexualité devrait «faire l'objet de sanctions».
Avec AFP. Photo: Archives Wikimedia.












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De vanka
Tous les espoirs sont permis... L'Eglise se démarque des manifestants ultras qui défilent en son nom, avec des pancartes et des slogans haineux.
La GayPride bucarestoise a eu lieu sans heurts, apparemment !
Regardons l'impressionnant progrès fait par l'Espagne, en dépit de son Eglise et de ses assos ultra-conservatrices, et nous verrons l'importance de ce que l'on appelle 'l'Europe' qui, indépendamment de son profil libéral (capitaliste) montre quand même son rôle majeur dans l'évolution de nos mentalités.parfois archaïques.
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De faublas
"indépendamment de son profil libéral (capitaliste)"
Excusez-moi, mais je ne vois pas ce que cela veut dire. Pour l'instant, le capitalisme c'est le seul système qui fonctionne, depuis des siècles. Le communisme et son cortège d'horreurs vous paraît mieux? Allez à Cuba et vous verrez le bonheur de vivre dans un pays communiste. Si la Roumanie et les autre pays de l'Est en sont là (dans la merde), c'est bien à cause du communisme, il me semble! Les dignitaires de l'Eglise Orthodoxe Roumaine sont des anciens membres de la police secrète communiste et les leaders de la "nouvelle droite" nationaliste, xénophobe, religieuse, anti-américaine, anti-libérale, anti-européenne et anti-lgtb sont des ex-communistes notoires, poètes de cour de Ceausescu, qui lui ont léché l’arrière train pendant des siècles.
Donc, de quoi parlez vous?