Roland-Garros, Serena, Schiavone: Steffi Graf dit tout à TÊTUE
DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. À Las Vegas, il n'y a pas que des bandits manchots et des bunnies Playboy. Il y a aussi Steffi Graf. TÊTUE a bravé la chaleur du Nevada pour aller à la rencontre de la championne à la veille de Roland-Garros.
Note aux moins de... allez, 25 ans: Steffi Graf possédait les plus belles jambes du circuit. Note aux plus de 25 ans: Steffi Graf possède toujours, à bientôt 42 ans, les plus belles jambes du circuit. Même si elle est retraitée. Ne reculant devant aucun sacrifice pour mener l'enquête au plus près de l'action, à la veille de Roland Garros, TÊTUE est allée le constater de ses propres yeux à Las Vegas, la ville où est né et a grandi son mari, Andre Agassi, et où elle a donc posé ses valises il y a maintenant presque douze ans. Le constater et lui poser quelques questions, tout de même. Afin d'être en mesure de confirmer par ailleurs que son regard bleu n'a lui non plus rien perdu de son intensité.
Paris et ses paparazzi
Cette année, Stefanie Graf, puisqu'il paraît qu'il faut désormais l'appeler de son vrai prénom, que cela fait plus «femme» alors que très franchement, à la vérité vraie, elle s'en fiche royalement, laissera son Dede aller seul à Paris jouer son petit match face à Jim Courier, tandis qu'elle disputera une exhibition à Halle, en Allemagne.
Mais l'année prochaine, promis, elle reviendra dans cette ville et ce tournoi qui lui ont laissé tant de souvenirs (six titres), dont le plus beau en 1999, à l'issue d'une finale d'anthologie face à Martina Hingis. Surprenant, d'ailleurs ce que l'ancienne n°1 mondiale 377 semaines consécutives durant (record absolu) dit spontanément des Internationaux de France.
Pas tant sur le plan du jeu («D'un point de vue de la surface, c'est un peu plus dur qu'ailleurs parce que tout dépend du temps: s'il fait humide et froid ou ensoleillé et sec, cela donne deux surfaces différentes, qui passent du lent au rapide. Physiquement, c'est également une surface plus exigeante que les autres.»). Non, plutôt dans ce qu'elle retient de Paris, dont elle a toujours aimé arpenter les rues et les musées durant ses jours de repos. «La ville est géniale, confie celle qui était connue pour sa grande timidité, mais cela devient tout de suite plus compliqué en termes de paparazzi. C'est plus difficile de se promener qu'ailleurs.»
Fan de Serena, Kim et Francesca
Bon, sinon, autant ne pas tourner autour du pot: Steffi, enfin Stefanie, il n'y a plus vraiment de domination aujourd'hui dans le tennis féminin (traduire: est-ce qu'on ne s'ennuierait pas un chouïa tout de même?), pas vrai? T'en dis quoi, toi? «Je crois vraiment que Serena dominerait si elle n'avait pas eu tous ces problèmes de santé, lâche-t-elle sans hésiter. Mais elle a tellement de soucis qu'elle joue pendant un temps, domine, puis prend une pause... mais clairement, sans cela, pour moi, c'est elle qui dominerait.» Et toi qui est quand même le top du top, même si tu affirmes aujourd'hui que tes 22 titres du Grand Chelem ne sont pas un record inatteignable («Ce n'est pas une chose à laquelle je pense énormément, mais les joueuses sont de plus en plus fortes, la technologie progresse, donc je ne vois pas pourquoi cela ne serait pas possible de le refaire.»), quelles sont les joueuses qui, à part Serena, t'ont le plus impressionnée ces dernières années?
«Il y en a plusieurs et pour des raisons différentes, commente Steffi Graf. Regardez Kim Clijsters qui a eu un enfant et a pris du temps loin du tennis, puis a décidé de revenir et a gagné des titres du Grand Chelem. C'est très impressionnant! Regardez une fille comme Francesca Schiavone qui gagne Roland-Garros l'an dernier... Il y a de belles histoires. C'est plutôt ouvert en ce moment dans le tennis féminin, et c'est à la fois amusant et intéressant de voir ce qui va se passer.»
Une «Petkodance» pour Steffi?
Et si l'animatrice de ces prochains jours à Paris, puis des prochaines semaines partout ailleurs, était l'une de nos chouchoutes, allemande justement, Andrea Petkovic? «Oui, répond dans un sourire la championne. J'ai eu l'occasion de jouer avec elle au mois de mars. Elle est très, très sympa.» Au-delà, ce que la dernière femme à avoir réussi le Grand Chelem apprécie chez sa compatriote c'est qu'«elle est extrêmement athlétique et travaille dur. On voit combien elle prend du plaisir, combien elle est passionnée et combien elle en veut. J'adore ce genre de joueuses. Je pense vraiment que l'on n'a pas fini d'entendre parler d'elle.» Malheureusement, Steffi n'était pas au courant pour la «Petkodance» (dont nous vous parlions ici), qu'elle n'a découverte qu'une fois Andrea Petkovic partie de Las Vegas. Depuis, elle s'est rattrapée et espère bien la connaître par cœur lorsque sera venu le temps de, pourquoi pas, célébrer, enfin, une autre victoire allemande en Grand Chelem. Et nous donc.
Photos: DR.
Photo Steffi Graf/ Andre Agassi: Longines.











LES CHAÃŽNES 














0
De jujulo54
Vous n'êtes quand même pas allée à Las Vegas spécialement pour ça?!