Que serait le football sans les USA et Mia Hamm?
DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. Au Mondial, la France a été privée de grande finale par les Etats-Unis. C'est triste. Mais pas une raison pour bouder les Américaines, qui ont le mérite d'avoir Hope Solo, Christie Rampone et Mia Hamm comme supportrice.
C'est cruel, ça fait mal, c'est injuste que la belle histoire ne soit pas allée jusqu'au bout du bout. La France n'est pas championne du monde, mais elle n'a pas à rougir, loin de là. Une grande équipe a même pris son envol durant le Mondial allemand. Voilà, c'est dit. Mais que cela ne nous empêche pas de suivre celles qui ont privé les filles de Bruno Bini -«nos» filles- de grande finale face au Japon ce dimanche: les Américaines. Elles ont déjà Hope Solo et en soi, c'est un premier gage de qualité. Mais ce n'est pas là la seule raison de suivre ces soccer-girls, là.
On pourrait aussi parler -pour de toutes autres raisons- de Christie Rampone. La défenseure (ben oui discussion sur le terme, on sait!) est non seulement la capitaine de ce Team USA, mais elle en est aussi la «Supermom». Super-maman parce que la joueuse du MagicJack a, à 36 ans, deux enfants, Rylie, 5 ans, et Reece 1 an et que, contrairement à certaines sportives de par chez nous que nous ne citerons pas, cela lui a donné des ailes. «Je prends encore plus de plaisir à jouer, a ainsi expliqué la capitaine "Fracasse tout sur son chemin" à Yahoo! Sports USA. Faire deux choses que j'adore me facilite la tâche en tant que sportive et me rend plus forte. Après une mauvaise journée, je ne peux pas me permettre d'être saoulée parce que mes enfants sont là et, peu leur importe que j'aie perdu, ils veulent leur maman.»
Brandi Chastain en soutien-gorge
Même chose pour son équipe. Toutes les filles veulent aussi leur maman, sur le terrain comme aux vestiaires. Elle joue le rôle de mentor pour plusieurs des jeunes joueuses de l'équipe. Et c'est en cela que Christie Rampone est une aussi "Supermom". «Elle est mon héroïne et un super exemple, confirme la milieu de terrain Megan Rapinoe. C'est Supermaman, Superwoman, tout ce que vous voulez. Moi, je sais que quand je sors de l'entraînement j'ai juste envie de mourir dans mon lit, et elle, tous les jours, elle doit s'occuper de ses enfants! Je ne sais pas comment elle fait pour jongler avec tout ça.»
Toutes ces considérations maternelles nous amènent bien évidemment à parler d'elle. Limite avec un grand «E». La pionnière, la première star de l'histoire du soccer US, celle qui, quelque part, a permis à la national team d'en arriver là. Mia Hamm. La milieu de terrain la plus célèbre de la planète. Celle qui était surnommée «Jordan» à la fac est définitivement passée à la postérité, de l'imagerie homo mais pas que, lorsque -comme Brandi Chastain qui, elle, avait célébré la chose en soutien-gorge sur le terrain- elle s'était illustrée en versant de chaudes larmes sur la pelouse du Rose Bowl, en finale de la Coupe du monde 1999 -oui, celle de J-Lo! Celle qui a permis à la Women's Soccer League de voir le jour une première fois. Et dont la silhouette a été choisie comme logo du Women's Professional Soccer. Aujourd'hui retraitée mais est devenue le visage du foot féminin à l'aube des années 2000. Avant de faire la Une de Sports Illustrated en 2003.

Mia séduite par Marta
Commentatrice pour ESPN lors de la Coupe du Monde 2011, Mia Hamm (en photo ci-dessus, lorsqu'elle jouait encore) a vite mis de côté son envie de rechausser les crampons. «J'ai dit ça au premier match, a plaisanté sur fifa.com la double médaillée d'or olympique. Mais une fois que j'ai vu tout le monde courir sur le terrain pendant 90 minutes, je me suis souvenu de combien le foot pouvait être épuisant.» Elle s'est en revanche découvert une passion pour l'analyse technique. Et pour la Brésilienne Marta. «C'est toujours excitant de la regarder jouer, a-t-elle confié. Elle a encore approfondi ce qui la rend si dangereuse: elle a besoin de très peu d'espace. Elle a énormément progressé, et non seulement, elle attire l'attention, mais elle est également capable de faire jouer ses coéquipières. Une chose est que des joueuses soient bien placées, une autre est de les trouver.»
Et, last but not least, l'experte a été, elle aussi, assez bluffée par nos Bleues, et ça mérite d'être souligné. «L'équipe de France a été fantastique, poursuit la championne, et elles sont super agréables à regarder.» Mieux, Mia Hamm place les Frenchies parmi les joueuses capables de faire monter le football féminin à un niveau supérieur, «avec les Etats-Unis, l'Allemagne et l'Angleterre.» Et si elle le dit, c'est que nous-mêmes ne nous y étions pas trop trompées...











LES CHAÎNES 














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De noyau
Bravo aux suédoises pour leur 3ème place, même si l'arbitrage a été catastrophique et j'imagine la déception des françaises.... Mais mon coeur appartient à Jessica & Lotta ^^!
Je voudrais aussi juste remercier TETUE un milliard de fois pour avoir posté régulièrement des articles sur cette Coupe du Monde! Sans Têtue, je n'aurais peut-être pas connu Jessica Landström et moins apprécié la demi finale à laquelle je me suis rendue...
Pour la finale de ce soir: Good Luck USA!!! (mais espérons quand même que les japonaises aillent souvent devant leur but, juste pour admirer Hope Solo ^^).